‹ Étude sur l'histoire des sarcophages chrétiensChapitre 47 sur 69 · Autre · texte numérisé non relu

Autre

Buste resté fruste se détachant sur une draperie. Puis l'adoration des mages selon les formules habituelles. Après les trois mages , un quatrième personnage drapé.

127 {Musée Kircher). — Fragment cfc coufoercle,

A gauche , masque imberbe. Puis vient un arbre et une scène de repas se détachant sur le parapetasma. Un serviteur en exorais est penché sur une corbeille où sont deux pains. Autour de la table en sigma où sont posés trois pains, figurent trois personnages; le premier, imberbe, vêtu de l'exomis ; le deuxième également imberbe ; le troisième barbu et vêtu d'une tunique. Tous trois étendent la main vers les pains placés sur la table. Les deux premiers sont accoudés ; le troisième tient un verre. Puis vient un pasteur vêtu de l'exomis, tenant les pipeaux d'une main , un bâton de l'autre. Il est debout , tourné vers la droite , et retourne la tête vers la gauche. On voit ensuite le bras droit d'un orante qui occupait sans doute le centre du couvercle. Trépané. Le travail, assez lourd, indique la première moitié du quatrième siècle.

[M. Marucchi qui , après le père Garrucci , a publié ce fragment , y voit le repas d'Emmaûs, à cause de l'attitude des deux premiers personnages, tournés vers le dernier, et de celui-ci, qui étend la main vers les pains comme pour les bénir. Mais ce geste est habituel dans ces scènes de repas; et ici, en particulier, les deux premiers personnages l'ont également. En outre, le type delà figure de droite n'est nullement celui du

Christ au quatrième siècle. M. Marucchi l'a comparé au Christ des portes de Sainte-Sabine, sur TAventin. Mais les portes sont du courant du cinquième siècle , et le fragment dont nous parlons est bien antérieur à cette époque. Nous ne sommes pas bien convaincus qu'il y ait des raisons suffisantes pour voir dans ce bas-relief autre chose qu'une de ces scènes de repas que les chrétiens avaient empruntées aux païens et qu'ils ont si souvent répétées , en leur donnant sans doute une portée symbolique.

Y. Garrucci, tav. 400. n° 13, et, pour ropinion de M. Marucchi, le BydMin d'archéologie chrétienne, 1881. tav. IX, et le texte correspondant.

^ 28 (Basilique de Saint- Laurent- hors -les -Murs). — Sarcophage

ébauché.

A gauche, Jésus ressuscite Lazare, dont la sœur est prosternée devant lui ; Jésus multiplie les pains que lui présentent deux apôtres. A terre, les six corbeilles. Daniel empoisonne le dragon à la tête d'oiseau qui se dresse devant lui. De chaque côté du clypeus, deux représentations qui figurent souvent à cette place, à laquelle elles s'adaptent bien ( V . Le Blant, Sarcophages d'Arles , introduction , page xv). Moïse recevant de la main divine les tables de la Loi , et Abraham sacrifiant (Abraham et Isaac sont en exomis ; Isaac est agenouillé devant l'autel embrasé). Dans le clypeus, ébauche d'un buste d'orante. Au dessous du clypeus, en plus petites dimensions, Jésus guérissant le paralytique et un apôtre assistant. Après le sacrifice d'Abraham, on trouve la scène de l'arrestation de Moïse ou de Pierre ; Jésus et l'hémorroïsse; Jésus guérissant l'aveugle avec un apôtre assistant.

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