PENSION DE RETRAITE
Quand les professeurs ne peuvent plus faire leurs cours à cause de leur âge trop avancé ou par suite d’infirmités incurables, on leur laisse leurs appointements fixes en entier qui forment ainsi leur pension de retraite. Il n’y a pas de loi à ce sujet, mais c’est la coutume observée au moins en Prusse. Les veuves des professeurs reçoivent, dans ce pays, une pension viagère de 200 thalers (750 fr.) qui leur est fournie par une caisse ad hoc à laquelle contribuent tous les professeurs d’une université ;• si cette caisse ne peut pas payer les sommes voulues, l’Etat comble les lacunes. Dans le Grand-Duché de Bade, les veuves de professeurs d’université reçoivent également une pension viagère, comme toutes les veuves de fonctionnaires publics. A Goellingue, il y a une caisse particulière pour les veuves des professeurs, caisse alimentée par les cotisations volontaires des professeurs.
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La bibliothèque de l’université, les collections, les cabinets de physique, d’anatomie, etc., les cliniques, en un mot, tous les établissements et tous les appareils qu’on comprend sous le nom collectif d'institutions universitaires, sont confiés à la surveillance de professeurs que le sénat charge de et; soin. Les tableaux, qui se trouvent dans les renseignements annexés, montrent en détail quelles sont ces différentes institutions dans les universités de Berlin, de Heidelberg et de Fribourg. et quelles sont les sommes affectées à leur entretien et à leur agrandissement
'Voici quelques détails sur les institutions et les collections scientifiques de l'université de Berlin.
t" Le séminaire théologique est consacré aux éludes pratiques Je l'exégèse de l'Ancien et du Nouveau-Testament, de même qu'à la révision de l’histoire ecclésiastique. Les séances auxquelles assistent les membres «le ce séminaire sont, à proprement parler, îles conférences dirigées par trois professeurs ordinaires qui interrogent les membres, cl qui examinent avec eux les compositions et les travaux faits sur des sujets donnés d’avance.
î° Le séminaire philologique, dirigé actuellement par M. Boeckli. se livre à des exercices semblables sur des sujets de philologie.
Il y a, dans chaque université de Prusse, de ees pépinières où se forment les futurs professeurs lie Gymnase ; elles sont dirigées par un directeur et par un autre professeur de l’université, dont l’un préside aux exercices latins et l’autre aux exercices grecs. Chacun de ces liminaire» est composé de dix membres ordinaires qui tous reçoivent, par semestre, une bourse de 20 limiers, accordée par le Ministre de l'Instruction Publique. Chaque membre est obligé d’éerirc, une fois par semestre, une dissertation en langue latine, et delà soumettre à la correction du président de sa section, lin autre membre du séminaire donne un résuniédu travail de son camarade, et il en attaque les points donteux ; l’auteur se défend et le professeur dirige ces débats auxquels peuvent prendre part, non-seulement tous les mem-
L’organisation des cliniques, etc., est fort différente dans les diverses universités : voici ce qui se pratique, à ce sujet, à Heidelberg. Pour faire partie de la clinique, les jeunes médecins qui font leur dernière (5 e ) année d’études s’inscrivent chez le professeur de pathologie et chez le directeur de l'hôpital; ils accompagnent le professeur à ses visites dans les différentes salles où, suivant les circonstances, il leur permet, tour à tour, d’examiner et de soigner les malades, d’indiquer la méthode curative à suivre et les remèdes à employer ; le professeur a soin de corriger les erreurs des élèves et de leur donner ses conseils. On agit de même pour la chirurgie. — Dans les amphithéâtres d’anatomie, les commençants écoutent les leçons du
tires, mais encore tous les auditeurs. Ces dissertations écrites sont ensuite envoyées au Ministère de l’Instruction Publique, l es membres du séminaire expliquent, en outre, sous la direction du professeur, un auteur grec et un auteur laliu ; de plus, ils posent des thèses et les défendent de vive voix. Pour être reçus dans ces séminaires, les aspirants sont obligés de présenter nu directeur des dissertations dont la valeur décide de l'admission du candidat. La durée du temps, pendant lequel un étudiant peut faite partie d’un séminaire, n’est pas lixée ; cependant, on ne reçoit que ceux qui ont déjà, depuis plusieurs semestres, suivi les coins de la faculté.
Outre’ ces léminaiiee de philologie classique, il y a encore, à Berlin, un séminaire particulièrement consacré aux professeurs de langues vivantes et dirigé par M. Ilerrig, l'éminent professeur au t’riedrtc/in-G yinntuium .
Il existe de plus, à Ilot lin , un Paedagogium pour des philologues qui ont été reçus docteurs cl qui ont fait leur examen final ( Sluait ptüfuny) ; le nombre des membres est limité à dix; ils reçoivent dos bourses de la valeur do 10 à 15 llialers par mois. Les jeunes professeurs s'exercent à l’enseignement (quatorze heures par semaine) : ils travaillent à leur instruction scientifique, et cherchent a se préparer d'une manièic pratique à leurs fonctions fuîmes.
professeur qui, devant eux, dissèque les cadavres et joint ainsi la pratique aux leçons théoriques. Les étudiants qui sont plus avancés, peuvent s’exercer euxmêmes sur différentes parties du corps humain qu’on leur donne à préparer, en leur laissant une grande liberté dans le choix des orgaues et dans la manière de s’occuper. Le professeur d’anatomie se procure les cadavres, par des voies très-différentes. Tous les malades qui meurent dans les hôpitaux publics, sont remis à l’amphithéâtre anatomique, si les corps ne sont pas réclamés par les parents ou si l’on n’a pas demandé expressément la sépulture immédiate. Les personnes qui se sont suicidées reviennent de droit
.1° Le séminaire de mathématiques poursuit des éludes du même genre pour les sciences mathématiques.
Le musée d'archéologie et d’art chrétien,
5° La collection d'art profane
(> El la collection de cartes géographiques sont confiées à des professeurs qui se mettent à la disjiosition des étudiants désireux de se sert ir de ces collections pour leurs éludes spéciales.
"J* C/iniquet — A la Charité se trouvent: la clinique de médecine proprement dite, la clinique des maladies d’enfants, la clinique de chirurgie, la clinique doplilhalmologie, la clinique pour les maladies des femmes, la clinique d'accouchement, la clinique des maladies vénériennes, la clinique pour les aliénations mentales. Les cliniques indépendantes d’un hôpital sont :1a clinique de chirurgie et d'oplitlialmnlogie, la policlinique, la clinique d'accouchement, l'enseignement pratique de la médecine légale.
8“ La collection d’anatomie et de zootomie comptait, en 1860, 50,041 préparations d’objets anatomiques.
K® Le théâtre anatomique était, dans l’origine, particulièrement consacré A l’instruction des médecins militaires.
10* L'institution pour l'anatomie pathologique est confiée à un directeur et à trois assistants.
4 1» l,e musée zoologique comprend 100,961 différentes espèces de mammifères, d’oiseaux, d’irufs. d’amphibies, do poissons, de ciuslacés, d'insectes, de zoophyles, etc.
à l’amphithéâtre d'anatomie. Comme ces règlements s’appliquent à tout le Grautl-Ducliê de Bade, les universités de Heidelberg et de Fribourg ne manquent pas de cadavres pour leurs amphithéâtres. Il arrive même que des personnes excentriques vendent leur corps, de leur vivant, à l’université.
Dans le laboratoire chimique, il y a, à Heidelberg, vingt-quatre places pour lesquelles tous ceux qui le désirent peuvent se présenter. Le directeur et ses aides s’occupent en particulier de chaque étudiant reçu, en donnant à chacun une tâche différente, des analyses et des expériences à faire, etc.