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A sa sortie, amélioration très sensible. Le malade porte la main à la bouche, élève le bras à l’horizontale ; pas d’atrophie de l’épaule.
OBSERVATION VI (PoLaILLon)
Publiée dans la Thèse de Bardon-Lacroze.
Vieillard de 76 ans, arrivé à un degré de sénilité avancé, ayant une impotence fonctionnelle à peu près absolue des membres inférieurs. Luxation sous-claviculaire datant de sept semaines, mars 1882. Section sous-cutanée sans tractions antérieures ; le lendemain, tractions sans chloroforme (potion de chloral) ; réduction très facile avec tractions de 70 à 80 kilog.
Amélioration notable, malgré l’état du malade, qui lui fait garder le lit presque toute la journée.
OBSERVATION VII (MoLLiÈRE)
Joseph J..., originaire de la Drôme, âgé de 53 ans, entre le 197 mars 1882, à l’Hôtel-Dieu de Lyon, service de M. D. Mollière. C’est un homme robuste, qui exerce la profession de cultivateur. Cet homme à fait une chüûte à la suite de laquelle il est resté au repos pendant un mois, sans qu'aucune tentative soit faite pour réduire sa luxation. Au bout de ce temps, il s’est soumis aux manœuvres de deux médecins, qui ont fait des eftorts considérables pour arriver à la réduction sans l’obtenir. Des ecchymoses récentes témoignent de la force considérable qui a été épuisée.
À son entrée à l’hôpital, le malade présente tous les signes d’une luxation sous-coracoïdienne. Mais la tête est très solidement fixée sous l’apophyse coracoïde. Il n’y a aucune espèce de mouvement dans la jointure, mais en pratiquant la palpation avec soin, on peut s’assurer qu’il n’y a aucune déformation articulaire.
Dès le lendemain de son arrivée, le malade est éthérisé. M. Mollière
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pratique, aidé de ses internes, de très vigoureuses tractions, des mouvements de rotation en dehors, des tractions directes en haut, en bas, etc. On applique même l’appareil de Jarvis modifié jusqu’à 150 kilog. On n’obtient aucun résultat. M. Mollière introduit alors par ponction à travers le deltoïde, vers sa partie moyenne, un ténotome très petit (celui dont on se sert pour la section des péroniers latéraux). Toutes les brides cicatricielles qui remplissent la cavité glénoïde, ainsi que celles qui retiennent la tête, sont sectionnées.
Après cette opération, un léger mouvement de rotation en dehors suffit pour faire rentrer la tête dans la cavité.
Le malade quitta l’Hôtel-Dieu, le 21 mars, absolument guéri. Il est très difficile de retrouver les traces de la ponction du ténotome. Les mouvements sont complètement rétablis.
OBSERVATION VIII (MoLLiÈRE)
Antoine Ch... né à Die, 52 ans. Le malade, d’abord soigné par un charlatan, est soumis à des manœuvres de réduction au bout de près de trois mois. Elles échouent. Il entre à l’Hôtel-Dieu. Après de nombreuses tentatives pratiquées à l’Hôtel-Dieu, suivant tous les procédés, nous échouons.
Sections sous-cutanées des brides cicatricielles avec un ténotome très mince, traversant le deltoïde. Tractions et propulsion, réduction facile. Le malade, entré le 6 janvier 1883, sort le 6 mars 1883. Nous avons eu de ses nouvelles au mois de mai. — La guérison est parfaite.
OBSERVATION IX (MoLLièRe)
Cyrille M..., âgé de 20 ans, né à Châteauneuf (Drôme), entre le 3 mars 1884. Accident Le 19 janvier 1884.
Chûte d’une poutre sur le bras du malade, amenant une fracture compliquée de plaie de l’humérus au 1/4 inférieur, et une luxation souscoracoïdienne. Au moment de l'accident, la fracture seule est traitée par un appareil inamovible, et une consolidation régulière est obtenue.
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Quand le malade se présente à nous, il est guéri de sa fracture. On ne saurait songer à des manœuvres de force ayant pour point d’application l’humérus consolidé depuis si peu de temps. Aussi, le 7 mars, le malade étant anesthésié par l’éther, on pratique quelques manœuvres de réduction. Ces dernières restant infructueuses, on fait la section souscutanée des brides cicatricielles profondes. Elles sont extrêmement dures et offrent une grande résistance au ténotome. La réduction est achevée par un mouvement de rotation en dehors. Après la réduction, on sent manifestement sous l’apophyse coracoïde des stalactites osseuses de néoformation qui constituaient la cavité glénoïde anormale. — Résultat fonctionnel très bon. Mouvements presque normaux.
OBSERVATION X (MoLLièRE)
Jean-Baptiste D.…., 45 ans. Accident le 26 novembre 1883. Luxation sous-coracoïdienne de l’épaule. Au début, traitement dirigé par des charlatans.
Le 11 janvier 1884, le malade entre à l’Hôtel-Dieu.
Le 13 janvier, anesthésie. On constate l’irréductibilité de la lésion après de puissantes et nombreuses manœuvres. Sections sous-cutanées avec le ténotome. Réduction facile par un mouvement d’abduction et de rotation en dehors. Guérison rapide. Le malade quitte l’hôpital le 28 janvier ; mouvements étendus, non douloureux ; peu de raideur.
OBSERVATION XI (MoLLiÈRE)
Francois C..., 25 ans. Luxation intra-coracoïdienne datant de trois mois. Entré le 5 juin 4884. Tentatives inutiles de réduction. Sections souscutanées. Réduction parfaite. Départ prématuré du malade, qui présente encore beaucoup de raideur articulaire, le 19 août. Néanmoins, le pronostic semble absolument favorable.
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OBSERVATION XII (MoLLiÈre)
Fleurie R.…., 67 ans. Obésité. Lésion organique du cœur avec œdème des membres inférieurs. Intertrigo de l’aisselle. OEdème du membre luxé (luxation sous-coracoïdienne datant de 40 jours.) Anesthésie légère ; sections sous - cutanées ; réduction très facile. Résultat fonctionnel excellent.