‹ Étude Sur L'Office De Girone En L'Honneur De Saint CharlemagneChapitre 17 sur 68 · DR H · texte numérisé non relu

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nous fut-il répondu, était aux mains de l’évêque lui-même, qui en avait assumé la garde. Mais, ayant voulu le chercher là, où on nous disait qu’il était, nous n’avons plus pu en retrouver la trace. Une des personnes de l’entourage immédiat de l’évêque, qui avait bien voulu lui transmettre notre désir, nous répondit, en son nom, qu'on ne se souvenait pas d’avoir vu le précieux Bréviaire et qu'on ne savait pas ce qu’il était devenu. Ce sont là tous les renseignements que nous avons pu recueillir.

Le désordre, qui règne dans les archives de Girone, et la négligence de ceux qui en ont la garde, ne suffit pas à expliquer la disparition de ce manuscrit. Il ne s’agit pas, en effet, d’un document quelconque, mais du plus ancien bréviaire de l'église de Girone, signalé, dès longtemps, à la sollicitude de ses gardiens, par l'intérêt considérable qu’il présentait pour l’histoir: de cette église. On le connaissait bien, et à Girone même, puisque, d’après les renseignements qui nous étaient fournis, nous avons pu le suivre jusqu’au moment, où il passe aux mains de l’évêque. Et, pourquoi,\celui-ci, lui-même, aurait-il revendique le soin de le garder, sinon parce qu'il le tenait pour très important et pour très précieux ?

Dès lors, une supposition se présente à notre esprit, qui pourrait bien être la vérité même. Une des particularités du Bréviaire de 1339 était la présence de lOffice liturgique de Charlemagne, qu’il était le seul à nous conserver. C'était ce qui le signalait surtout à la curiosité de l’historien, et ce que n'avaient pas manqué de relever Villanueva et Florez. Il était le témoin, — presque le seul —, du culte singulier, voué par cette église de Girone, au saint empereur. Sa présence devenait gênante du jour, où celle-ci se décidait à renier la dévotion qu’elle avait eue pour lui. Or, l’on sait que linitiative d’un de ses évêques la poussa un jour à le faire *. Nous avons cité plus haut le « decreto », par lequel, le 2 mars 1883, l’évêque don Thomas Sevilla y Gener bannit de la cathédrale la statue de Charlemagne, qui, en dépit des vicissitudes subies par le culte du saint, était toujours restée dans la chapelle des Saints Martyrs. Les motifs

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