‹ Étude sur l'office de Girone et l'honneur de saint CharlemagneChapitre 74 sur 88 · Cf. supra, p · texte numérisé non relu

Cf. supra, p

6. Cf. Turpini historia Karoli Magni et Rctlwlaudi, Chap. i, édition Castets, pp. 2-3.

LES SOURCES DE l'oI-FICE LITURGIQUE I ^57

tion du saint, mais riniportancc, attribuée par l'Office à la tripleapparition de la \'ierge et des saints Jacques et André, semble bien provenir de l'imitation d'un modèle, où figurait une scène de ce

Toutefois, si cet épisode de l'Office a été inspiré par le récit d'une apparition de saint Jacques, le modèle peut avoir été tout autre que le Titrpiu et il existe, en eflet, un autre office de saint Charlemagne, celui que lui avait consacré l'église d'Haiberstadt ' dont la deuxième leçon raconte, que saint Jacques apparut un jour à l'empereur endormi pour lui reprocher de n'avoir pas encore délivré son pays, et lui annoncer que Dieu l'avait choisi pour en chasser les Sarrasins. Tout cet office est un abrégé du Tiirpin et il en reproduit souvent les termes '. Comme, selon toute vraisemblance, le rédacteur de l'Office de Girone a connu et comparé diHérents offices consacrés à Charlemagne, on peut se demander, s'il n'aurait pas connu en particulier celui d'Haiberstadt et si ce n'est pas à lui, qu'il aurait emprunté directement l'idée du patronage de saint Jacques et celle de l'apparition, qui fixe à l'empereur la tâche à accomplir. Il se serait borné, dans rai)parition même, à réserver le premier rôle à la Vierge, en raison du fait que la cathédrale de Girone était sous son invention et à adjoindre à saint Jacques, saint André. Si, au contraire, on préfère retrouver là un souvenir du Tiirpin, ce qu'il faut bien retenir, c'est que c'est le seul trait que celui-ci aurait frurni à l'Office. Il n'intéresse, à vrai dire, en rien ni la légende de Girone, ni celle des événements, auxquels l'auteur de l'Office a voulu rattacher la prise de cette viile.

Il y avait, au contraire, un récit, ayant sensiblement le même caractère, conçu peut-être même à l'imitation du Psciido-Tuipin, qui pouvait fournir à l'auteur de l'Office liturgique, ce que précisément celui-ci recherchait. Nous avons déjà vu, que ce Psciido-Philonu-nn,

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