CHAPITRE I
dront les chansons postérieures, il fait partie de la grande famille, qui a pour père ou pour aïeul Aimeri de Narbonne, et dont le membre le plus illustre est Guillaume d'Orange.
Les poèmes de la geste nous le montrent dans les deux rôles, qui sont, en général, ceux de tous les « Narbonnais ». Il prend part aux luttes contre les Sarrasins et il est pour le roi de France le vassal fidèle, qui s'acquittera envers lui du service féodal et l'aidera contre ses ennemis. Conmient, ensuite, est-il devenu le personnage comique, que nous font connaître certaines scènes du poème des Narbonnais 'et les allusions souvent citées deV Aimeri de Narbonne -? Comment, surtout, a-t-il renié son origine pour devenir, lui, le vassal fidèle, un des fils de Doon, le chef de la race traîtresse des
« Mayençais » ' ?
Quelles que soient les raisons de ces transformations, elles sont sans doute récentes, et ne peuvent nous masquer la physionomie primitive et véritable du héros. Il est, en eflet, et avant tout.
connu sous le nom tic Guibert d'Andrenas, et fils en eftet du comte Aimeri, mais bien Guielin, fils du nièm^ Bernart et frère, par conséquent, du « Palazin ».
Cf. Langlois, Table des noms propres compris dans les chansons </<'.«,w/<', p. 305.
:. Cf. Les Xarhonnais, édition Suchier. v. 950, sq.