Elien, Var. liât., IX
on a coutume de la regarder comme identique à celle dont il est question dans IMine sous le nom de Bona Fortuna '. Le même type se retrouve sur quelques monnaies d'Athènes-, dans des terres-cuites 3 et sur une foule de monuments. Parmi les plus remarquables, nous citerons les deux vases trouvés en Cyrénaïque, ({ni ont été décrits dans le chapitre précédent ' et qui représentent en Agathe Tyché l'un la reine Bérénice et l'autre la reine Cléopâtre 5. Quelquefois la patère est supprimée, et la* déesse tient la corne d'abondance avec les deux mains, comme sur un bas-relief du musée de l'Acropole à Athènes 6.
Agathe Tyché était parfois représentée assise. C'est ainsi que l'avait peinte Apelle, qui remarquait en plaisantant que le bonheur n'était pas cependant une chose bien stable 7. Il semblerait, d'après cette anecdote, qu'on l'ait le plus ordinairement représentée debout avant le ive siècle. On la trouve également assise, sur un bas-relief votif trouvé au Pirée. Elle porte la robe et le manteau, et elle a pour attributs une corne d'abondance qui s'appuie sur le bras gauche et une phiale qu'elle tend de la main droite à un adorant debout devant elle ; le modius est absent, ainsi que le voile. La déesse a les traits d'une jeune femme et son attitude ne manque ni de noblesse ni de grâce. Le travail soigné de ce bas-relief, l'arrangement des draperies serrées autour du corps de l'adorant, enfin, le caractère de sobriété élégante de la, composition lui donnent tout l'aspect d'un bas-relief