Chapitre V. — Tyché et l'idée de Hasard
Dèveloppemenl de Tyché reprenant va forme concrète et personnelle pour représenter L'idée de hasard. — La Fortune dans Déinosthène. — La Fortune générale de l'humanité, la Fortune des cités, les Fortunes individuelles. — Ces différentes Fortunes ne sont pas des abstractions, mais sont réellement des êtres divins distincts les uns des autres. — Conséquences poliques et morales de la croyance à la Fortune. — Restrictions apportées par les Grecs, dans la vie pratique, à la théorie de la Fortune. — Pour eux, elle n'est pas incompatible avec la responsabilité morale et l'action. Elle a favorisé le développement des sentiments d'humanité, d'égalité, de résignation dans le malheur; elle semble parfois confondue avec la Providence personnelle 71
Platon n'admet pas le hasard. — Le hasard dans Etnpédocle. — Dans Démocrite et les atomistes. — La théorie du bavard dans Aristote. Elle se fonde principalement sur l'idée de cause finale; le hasard dans la nature et dans l'activité humaine, to 9cÙto««tov et ~Jyj,. Le hasard est ce qui n'est pas conforme à la marche naturelle des êtres vers leur fin. La théorie d'Ai'istote est une théorie objective du hasard. — Influence de la philosophie sur la croyance à la Fortune après Alexandre. La philosophie épicurienne et le stoïcisme. — La Fortune au 11e siècle avant notre ère : Polybe 101
Chapitre VU. — Rapprochement ou identification de Tyché avec d'autres divinités.
Facilité avec laquelle Tyché se prête aux idées syncrétiques. — Rapports de Tyché avec différentes divinités exprimant la richesse champêtre et l'abondance qui vient du sol; avec Agatkos Démon, Pan, les Heures, Ploutos. Son identification avec Demeter, Persephone, Hécate. Caractère de divinité infernale que Tyché revêt par suite de son assimilation avec ces déesses. — Tyché rapprochée à'Eros, d' Aphrodite ; — de Cybele; — dedivinités présidant plus particulièrement à la destinée humaine; de Nemesis. — d'autres dieux de l'Olympe... 13-1
Conclusion de la première partie. 157