‹ Étude sur la désinfection chimique du crachat tuberculeuxChapitre 11 sur 21 · I. — Hermophényl · texte numérisé non relu

I. — Hermophényl

C’est en étudiant l’action de l’oxyde de mercure sur les phénols que MM. Lumière et Perrin ont réussi à préparer de nouveaux composés organo-métalliques de mereure, en tête desquels se place l’hermophénylou mercure phénol disulfonate de sodium. Ce corps n'est pas très toxique ; infiniment moins que le sublimé,

EN

ainsi qu'il ressort des expériences faites par MM. Lumière et Chevrotier sur ce sujet. De plus il ne précipite pas les albumines à froid, c’est pourquoi ce corps nous avait paru particulièrement indiqué pour nos recherches.

a) Dans un premier cas, nous avons employé une solution d'hermophényl à 1! pour 500 (solution faible). Les crachats sont restés au contact de l’antiseptique pendant 6-12-24 heures. Avec cette substance désinfectante, il y à un commencement de dissolution : le liquide est visqueux, tenant encore à sa surface des particules plus solides qui flottent. On fait passer ce liquide à travers les mailles d’une toile métallique très fine que l’on a préalablement flamblée ; les particules les plus épaisses se déposent à la surface de la toile ; elles sont reprises et lavées, puis de nouveau filtrées et lavées et ainsi plusieurs fois de suite. On prend 2 centimètres cubes 5 du magma qui reste et on inocule le même volume à chacun des cobayes numérotés 5-1-9.

Le cobaye numéro 5 est trouvé mort dans sa cage vingtcinq jours après l’inoculation. À l’autopsie, on trouve une petite quantité de liquide citrin dans la cavité péritonéale, les anses intestinales sont agglutinées ; péritonite pariétale, ganglions abdominaux. Il y a aussi une granulie intense du foie et de la rate. Quelques granulations aux poumons.

Le cobaye numéro 1 est sacrifié au bout de trente-huit

jours ; à l’autopsie :

Au point d'inoculation, ganglion caséeux.

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