‹ Étude sur la désinfection chimique du crachat tuberculeuxChapitre 9 sur 21 · NES · texte numérisé non relu

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Au foie, un seul tubercule.

Rate, deux ou trois nodules caséeux.

Cobaye numéro 1 (b). — Pas de péritonite pariétale. Epiploon tuberculeux.

Ganglions prévertébraux tuméfiés.

Rien au foie.

Rate, quelques gros tubercules caséeux.

Crachoir numéro II. — Crésylol et eau. — Les

crachats ne sont pas dissous ; ils flottent comme dans le crachoir numéro I ; ils dégagent une légère odeur (ex œ| (æ)

d'acide phénique. Ils sont lavés à trois reprises différentes et à la même dose que précédemment inoculés dans le péritoine de deux cobayes (IE à) (I 6).

Les deux cobayes sont sacrifiés et autopsiés deux mois après l’inoculation.

On ne constate aucune lésion tuberculeuse, pas

même un ganglion.

Crachoir numéro III. — Crésylol sodique + eau. — Crachats dissous. Le liquide centrilugé ne donne pas de culot ; il est repris et deux centimètres cubes sont inoculés dans le péritoine de deux cobayes.

Quarante-cinq jours après l’inoculation, un cobaye (TIT à) est trouvé mort dans sa cage. A l’autopsie, tuberculose granulique et caséeuse de tous les viscères, le foie et les poumons eux-mêmes sont farcis de tubercules

caséeux.

L'autre cobaye (III b) est sacrifié quelques jours plus tard et autopsié :

Tuberculose massive de tous les viscères.

On fait des frottis : nombreux bacilles de Koch bien

colorés.

Crachoir numéro IV. Soude caustique et eau (50 pour rmille).— Crachats complètement dissous ; le liquide est très fluide ; on obtient à la centrilugation un culot de un centimètre cube ; on reprend le culot par l’eau, on fait plusieurs lavages et on inocule deux

cobayes (inoculation intrapéritonéale).

Un cobaye (IV b) meurt dans sa cage quarante Jours

après l'inoculation. A l’autopsie :

Nombreux ganglions.

Péritoine, foie, rate tuberculeux.

Les poumons présentent de nombreux tubercules.

Le deuxième cobaye (IV à), sacrifié quelque temps après, montre à l’autopsie une tuberculose granulique de tous les viscères. Nombreux tubercules au foie et aux poumons. On fait des préparations avec les tubercules caséeux des viscères, on y trouve des bacilles en

grande abondance.

Crachoir numéro V. — Soude caustique + eau.

{100 pour 1000).— Les crachats présentent les mêmes caractères que précédemment ; même manuel opératoire.

Un des cobayes (V a) est tué et autopsié trente-huit jours après l’inoculation.

Tuberculose péritonéale et viscérale.

Péritonite pariétale : granulie et points caséeux.

Ganglions abdominaux. Epiploon caséeux.

Foie gros et granulique.

Rate grosse et granulique.

Granulie du diaphragme.

Ganglions trachéo-bronchiques. Les pièces ont été conservées au Kayserling.

L'autre cobaye (V D), autopsié trois semaines plus tard, présente : une péritonite pariétale avec tubercules caséeux.

Le foie, la rate et les poumons sont tuberculeux.

Crachoir numéro VI. — Crésylol + soude. — Mêmes caractères des crachats, même technique es 1 SulvIe.

Autopsie d'un cobaye (VI a) quarante jours après l'inoculation :

Péritonite pariétale

généralisée avec granulie et gros

amas caséeux.

Granulie du diaphragme.

Foie gros, granulique.

Rate énorme avec tubercules.

Ganglions trachéo-bronchiques.

Rate adhérente au rein. Granulie du rein.

Ganglions prévertébraux.

Ces pièces ont été conservées au Kayserling.

Le cobaye VI à, sacrifié et autopsié deux semaines plus tard, présente Les mêmes lésions que le précédent, avec

plus de massivité.

De cette deuxième série de recherches, 1l semble résulter que la solution de crésylol à 20 pour 1000 ait donné des résultats très encourageants, puisque les deux cobayes inoculés avec des crachats ayant subi pendant vingt-quatre heures l’action de cet antiseptique sont restés absolument sains, ne présentant même pas un ganglion. Le crésylol ou plutôt les crésylols ou crésols sont des homologues du phénol, où méthylphénols. Ils accompagnent le phénol ordinaire dans le goudron de houille. Le mélange des trois isomères est extrait du goudron, il ne se laisse pas facilement scinder en ses constituants. Comme désinfectant on emploie surtout le tricrésol. Les crésylols ont des propriétés antiseptiques au moins égales à celles du phénol, mais sont beaucoup moins toxiques. D'autre part ils ne sont pas onéreux, ils présentent seulement une légère odeur d'acide phénique assez supportable. Ils sont aussi à la base d’un grand nombre de liquides antiseptiques parmi lesquels la créoline — le Iysol. — Cependant, si dans un cas, la solution de crésylol a eu un pouvoir bactéricide absolu, peut-on affirmer qu’elle aura toujours la même eflicacité? Le gros reproche que l’on peut faire au crésylol, c’est qu'il ne liquéfie pas les crachats ; il ne détruit pas suffisamment cette coque muco-albumineuse qui protège le bacille. Comment remédier à cet inconvénient ? En ajoutant au crésylol une solution de soude ? Mais alors, comme il résulte de nos recherches, l'addition de lessive de soude, semble diminuer l’action bactéricide de l’antiseptique et les inoculations au cobaye sont toujours suivies de tubereulisation de l'animal La solution du

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problème de la désinfection chimique est complexe ; il y a, sans doute, de nombreux tâtonnements à faire au point de vue de l’antiseptique à employer (pouvoirs liquéfiant et bactéricide existant à la fois chez le même agent) ou de la solution liquéfiante à lui adjoindre sans toutefois diminuer sa puissance désinfectante. Le

tableau précédent résume cette série de recherches.

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