‹ Étude sur la détermination des feldspaths dans les plaques minces au point de vue de laChapitre 11 sur 31 · Q -OO · texte numérisé non relu

Q -OO

ir g' (010), rnpiifirlées i Tai-ar /"/■ (OOI)(OIO) et posiliTes dans l'angle olHu» p/i'(O0I)(IO0).

de 0""",3, on aura ("'v idem ment, en appelant a la plaque mince :

equefaity' avec

iga

»est inférieur à 4". Nous veri-oiis plus loin l'erreur qui sérail commise, de ce chef, sur les exlinetions,

b. La macle de Carisbad a aussi, comme face d'association, la face j' (010) ; elle devrait donc disparaître dans les sections parallèles à g ' (010) ou plutôt ne plus agir que par superposition de deux individus opti(fucmentdiirérents ; carlVilipse des indices

DETERMINATION DES FELDSPATHS

est alors retournée autour de h^g^ (100) (010) et celle de la macle vient prendre dans y* (010) une position symétrique par rapport à la direction A* (100). En réalité, dans la macle de Carlsbad, à rinverse de celle de Talbite, la jonction n*est pas plane; il y a pénétration réciproque souvent très irrégulière et les sections, même rigoureusement parallèles ày*(010), montrent très souvent deux individus juxtaposés et en partie superposés, en un mot se pénétrant suivant une ligne plus ou moins sinueuse et irrégulière. I^orsque la trace des clivages faciles /> (010) est bien visible, il est nécessaire qu'ils fassent entre eux un angle d'environ 128"; mais c'est la une condition qui n'est pas suffisante et qui n'acquiert tme véritable valeur que si les extinctions de même signe des deux individus maclés se font symétriquement par rapporta la bissectrice de l'angle de 128'*; il n'y a plus alors qu'une seule autre section de la zone Ay (100) (010) qui jouisse de la même propriété.

c. Souvent on peut distinguer, soit au moyen des zones

d'accroissement, soit par des contours extérieurs nets, les faces qui limitent la section supposée parallèle à g^ (010). Ces faces sont, par ordre de fréquence, p (010), a^/^(201),a»(101), m (110),/ (110), 0^/^201), a^i' (203). Le profil de leurs angles constitue une assez bonne vérification (fig. 7 pour l'albite).

d. Assez souvent le clivage /?(001) est jalonné par de fines cassures rectilignes, surtout visibles aux forts grossissements et en abaissant le polariseur. Parfois on tire une excellente vérification de cassures plus grossières, mais plus visibles, parallèles aux clivages m (110) ou /(llO).

La rechercbe des fines cassures p (001) est facilitée par deux circonstances ; elles sont toujours assez voisines de la direction négative n\ d'extinction, puisque cette dernière oscille entre -t- 20"* et — SG'^. Elles sont souvent jalonnées par de fines lamelles hémitropes suivant la loi du péricline.

e. Nous n'avons pas parlé jusqu'à présent de cette macle parce

FiR. 7.

qu au point do vue optique, elle se confond presque rigoureusement avec les individus (!') niacles suivant la loi de Talbite; mais il plane une certaine incertitude sur la face d'association qui lui est propre ; en tout cas, pour les oligoclases et les andésines, cette face se confond presque avec p (001),. et il ne m'a pas semblé qu'elle s'en éloignât sensiblement dans le labrador. Par contre, l'abondance des lamelles, maclées suivant la loi du péricline, gc>ne le diagnostic tiré de reffacement de la macle suivant la loi de l'albite, surtout dans l'anorthite où la macle du péricline prédomine parfois sur celle de l'albite. Dans l'anorthite de Saint-Clément, la face d'association est à environ — lo« de p (001), dans la zone pA* (001) (100) et dans Tangle aigu py«(001)(010).

/. — Il nous reste à recourir aux images en lumière convergente : la bissectrice n^ est visible dans la face (jr* (010) pour l'albite, loligoclase et l'andésine. L'oligoclase anormal de deuxième classe (pi. Ill) donne une image presque centrée, avec une extinction à + 6** dans g^ (010).

Comme les zones concentriques d'accroissement des plagioclases atteignent le plus souvent, à la périphérie, suivant un mince liséré, une acidité qui implique le centrage de l'image (»n lumière convergente, il est utile de procéder à cette vérification.

2<* Une fois la section convenable • ment choisie, il est nécessaire de l'orienter, c'est-à-dire d'y découvrir la trace de;D(001) et celle de l'arête du prisme. On sait en effet que l'extinction sera positive, au sens de Max Schuster, quand elle se fera dans l'angle obtus pA*(001) (100), et inversement.

a. L'existence de la macle de Carlsbad, combinée avec la trace des clivages faciles p (OOIJ, donne la solution complète du problème ; il suffit de mesurer l'angle compris entre deux extinctions de môme signe ; afin d'éviter toute erreur, il convient de choisir, parmi les deux angles supplémentaires, celui w qui a la même bissectrice que Tangle à 128'* des clivages />(001).

Fipr. 8.

FELDSPATHS.

50 DETERMINATION DES FELDSPATHS

Pour VAlbite ta =• lôS», extinction à + 20'» dans 9* (UlOj.

— Oligoclase 128o O*»

— Andésine 112o — 8»

— Labrador 96o — 16^

— Anorthite 54° — 37o

b. Quand on peut déchiffrer un des profils p (001), a* (101), a^'^ (201), ou seulement repérer le clivage/? et les cassures gros" sières m (110) ou t (flO), on connaît l'angle aigu ph^ (001) (100) : la trace A* (100) se trouve en effet dans Tangle obtus pœ (001) (101) ou /?a''* (001) (201). Mais le plus souvent, on sait a priori où est la direction négative d'extinction ; tel est le cas quand elle dépasse 20" et atteint les nombres du labrador ou de la bytownite ; tel encore celui où la bordure est en oligoclase.

3'' La recherche des sections 9' (010) est souvent assez longue ; la platine préconisée par M. de Fédoroff donne un moyen utile de rectifier la position des sections voisines de g^ (010). Il a indiqué un procédé pour déterminer le sens de l'extinction ; il consiste dans la recherche du sens des rotations nécessaires pour amener, dans le champ, Taxe optique le plus voisin ; mais il ne s'applique ni à lalbitc, ni à l'oligoclase n*" 2, ni à lanorthite.

C'est dans les sections^* (010) qu'il est le plus facile d'étudier les zones d'accroissement des feldspaths et leurs changements de nature au fur et à mesure des consolidation'5 successives. II n'est pas rare de voir ainsi se succéder les labradors, les andésines et jusqu'aux oligoclases acides. Mais le type dominant est relativement très stable dans chaque stade de consolidation, et il est très facile en général de caractériser sans amphibologie la nature du plagioclase qui domine de beaucoup. Toutes les fois que les feldspaths en grands cristaux se prêtent à la recherche de la face g^ (010) (et le cas est très fréquent), cette recherche est à conseiller.

4*^ Dans quelle mesure les erreurs d'orientation influent-elles sur les lectures ? Les épures générales peuvent répondre avec précision à celte question : supposons une erreur de 10** ccmmise sur l'orientation de la section à l'étude : en d'autres termes, promenons le pôle de la section sur le parallèle à 10** de celui de g^ (010). Les épures nous donnent, pour chaque position de

ce pôle, l'extinction rapportée îi la trace g\OiO) et l'angle de la trace du clivage/) (001) rapportée à cette môme trace (pi. Vlll)».

Pour Talbite, cette erreur de 10" dans lorientation des sections choisies donne lieu à des extinctions variant de 15'' h 25''.

L'erreur moyenne dans roligoclase est également de :± 5° ; elle s'abaisse dans Tandésine à rb 4°, pour se relever légèrement dans le labrador et dans Tanorthite.

En moyenne un degré d'erreur sur l'orientation de y* (010) ne correspond pas à Vi° d'erreur sur l'extinction rapportée à la trace du clivage;? (001). La raison théorique d'un tel résultat tient à ce que, dans la plupart des plagioclases, les zones parallèles aux droites contenues dans g^ (010) atteignent leur angle maximum d'extinction au voisinage de cette section qui sert approximativement de plan principal dV^lasticité, sauf pour l'anorthite. De môme, pour les traces/? (010) rapportées à la trace y* (001) dans les mêmes zones, les angles passent par un minimum au voisinage de y* (010) ; leur somme ou leur différence doivent donc varier lentement, et g^ (010) se trouve bien choisi à tous les points de vue.

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