‹ Étude sur la détermination des feldspaths dans les plaques minces au point de vue de laChapitre 22 sur 31 · SECTIONS DÉTERMINÉES · texte numérisé non relu

SECTIONS DÉTERMINÉES

1** Sections parallèles a g^ (010)

L'égal éclairement total, rapporté à la trace de p (001), peut se déduire directement des données suivantes : extinction n\^ pour l'anorthite, — 42** ; pour l'albite, + 20° ; biréfringence de l'anorthite égale aux 5/10 de sa biréfringence totale 0,012, soit 0,006 ; même donnée pour l'albite égale aux 44/100 de 0,009, soit 0,004 ; on a donc :

tg 2s = 5 X tg 62" £ = 42«

d'oîi E (rapporté à la trace ;?) = -f 3^^

Le signe + est pris ici dans le sens de Max Schuster, c'est-àdire dans l'angle obtus ;?A* (001) (100), du même côté que l'extinction de l'albite.

C'est aussi à ce signe et très approximativement à cette valeur

80 DÉTERMINATION DES FELDSPATHS

que conduit Tépure rapportée à la trace g^ (010). On remarquera en effet qu'il n y a pas indétermination quant à la trace de g^ (010) sur </* (010), lorsqu'on suit une des zones parallèles à une droite contenue dans ce plan, c'est-à-dire un des méridiens de 1 épure. Ceux de ces méridiens qui sont tangents aux courbes E = 0, par exemple, font des angles X de -(- 11" et — ^9^ Gomme la trace de p (001) sur y» (010) correspond sensiblement au pôle X = — 26*", on retombe sur la valeur 3T* dans Tangle obtus ph (001) (100).

Ainsi Téclaircment commun permet d'orienter une face y* (010), lorsqu'on y connaît seulement la trace du clivage facile;? (001); il se produit du côté de cette trace où s'éteignent les feldspaths compris entre l'albite et l'oligoclase III à 28 p. 100 d'An, du côté opposé à l'extinction des feldspaths compris entre cet oligoclase et l'anorthite.

La valeur b de l'éclairement commun, dans la face g^ (010), est d'environ 0,0022.

2** Sections perpendiculaires a la bissectrice négative n^

On sait que la trace des bissectrices négatives des plagioclases suit sensiblement celle du plan y» (010), de Talbite à Tandésine; puis elle s en écarte vers la gauche et atteint, pour l'anorthite, les coordonnées X = + IS*", <f = — 32°. En même temps, l'angle E décroît de — 41** à — 24** sans changer de signe. D'autre part, M. Fouqué a fixé avec une extrême précision les angles d'extinction des diverses sections perpendiculaires à n^\ d'après ses dernières recherches, cet angle varie de — 16** (albite) à -|- 35** (anorthite), quand on le rapporte à la direction négative, perpendiculaire au plan des axes optiques. L'extinction passe par 0"* pour un oligoclase à 18 p. 100 d'An (planche X). Les éclairements communs permettent donc, ici encore, de supprimer toute amphibologie entre les feldspaths plus ou moins acides que cet oligoclase. Par exemple, l'albite et l'andésine à 34 p. 100 d'An, donnent, perpendiculairement à Tip, une extinction à 16"* de la trace y* (010); comme on n'a, en général, aucun moyen d'orienter la section considérée, le doute subsistera si l'on ne recourt à l'éclairement commun : celui-ci se produit du côté de l'extinction

de Talbite, du côté opposé à rextinction de landésine. En outre, sa valeur absolue diminue en même temps que lacidité des plagioclases. 11 suffit d'un zonage à peine indiqué pour obtenir cette orientation,

La valeur b des éclairements communs des sections perpendiculaires à /ip reste sensiblement constante pour tous les plagioclases et voisine de 0,0044.

3® Sections perpendiculaires a la bissectrice positive n^

De Talbite à Toligoclase III (à 28 p. 100 d'An), les sections perpendiculaires à ng sont trop voisines dey* (010) pour que la trace de ce plan puisse être utilisée ; c'est à celle du clivage facile p (001) qu'il faut rapporter tout à la fois l'extinction négative (trace du plan des axes), et l'éclairement commun (voir pi. XI) ; pour les feldspaths acides voisins de Talbite, il se produit en sens inverse de l'extinction, au voisinage de 45° ; pour Toligoclase II (à 18 p. 100 d'An), la section est perpendiculaire à g^ (010) en même temps qu'à n^ ; nous avons vu que l'éclairement commun doit être à 37° de la trace/» (001) du côté de l'extinction de Talbite.

Pour l'oligoclase III et jusqu'au labrador VI (à 60 p. 100 d'An), les traces/? (001) et y* (010) sont sensiblement parallèles; l'éclairement commun se fait de nouveau en sens inverse de l'extinction, mais plus près de g^ (010) ; les angles E doivent, en effet, rester compris entre 30 et 25'*.

Les valeurs b varient entre 0,003 et 0,0022.

4° Sections perpendiculaires a l'axe d'élasticité moyenne n„

L'angle d'éclairement commun (pi. XIII) croit lentement de 4 à 20° pour les feldspaths acides jusqu'à l'oligoclase III ; puis la courbe s'élève brusquement à des valeurs voisines de 45"^; de l'andésine à l'anorthite elle oscille entre 45 et 35°. Les valeurs b subissent également de grandes variations : on trouve 0,0012 pour l'albite; b passe par un maximum de 0,006 pour l'andésine;

82 DETERMINATION DES FELDSPATHS

lanorthite donne, pour ces sections, un éclairement équivalent à une biréfringence de 0,0026.

5** Sections d'extinction simultanée A

Ici réclaircment commun coïncide avec Textinction simultanée ; A = : il peut donc exister une zone toujours éteinte perpendiculaire à un des axes optiques A ; alors la nature de ce plagioclase toujours éteint est déterminée par Tangle d'extinction simultanée des zones accompagnatrices : cet angle est de 4* 32° pour lalbite et les feldspaths acides (pi. XIV) ; il passe à 0** pour la bytownite à 67 p. 100 d'anorthite et atteint — SO*" pour Tanorthite. La biréfringence maxima des zones successives ne peut dépasser 0,002, ce qui permet de différencier ces sections des suivantes.

6*^ Sections d'extinction simultanée B

La courbe des extinctions simultanées (pi. XV) part de + 30° pour lalbite, passe à 43° pour un oligoclase encore très acide à 12 p. 100 d'anorthite et décroît ensuite de — 45° à 0® pour une bytownite à 80 p. 100 d'anorthite; à partir de ce plagioclase, l'extinction reste positive jusqu'à l'anorthite, mais ne dépasse pas 1 à 2°. La biréfringence des zones peut varier de à 0,010.

Dans le cas examiné aux paragraphes 5 et 6, lorsqu'on possède une zone toujours éteinte, c'est-à-dire perpendiculaire à un axe optique, elle jalonne un changement de signe dans le sens de l'extinction simultanée la plus voisine de la trace y* (010) : supposons par exemple un plagioclase zone, allant de l'oligoclase à la bytownite et présentant une zone de labrador à 55 p. 100 d'anorthite, toujours éteinte, perpendiculaire à un axe optique B; l'extinction simultanée de toutes les zones se fera à — 8° ; elle s'appliquera à la direction négative n\ de tous les feldspaths plus acides que le labrador, à la direction positive n\ de tous les feldspaths plus basiques.

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