‹ Étude sur la détermination des feldspaths dans les plaques nuncesChapitre 28 sur 41 · ÉPURE · texte numérisé non relu

ÉPURE

Perpendiculairem. àn p

MICROCLINE DE OUI (Oural)

Recouvrements bien centrés.

Lamelles mal centrées.

La comparaison avec les données fournies par 1 observation

directe, est très difficile, parce que la structure complexe du microcline fausse entièrement, en général, les données de la lumière convergente ; il faut opérer en plaque très mince et ne s'adresser qu'à des types exceptionnels, à lamelles aussi larges que possible. Un microcline de Oui (Oural) dont M. Fouqué a bien voulu me confier l'étude, m'a seul fourni, parmi de nombreuses plaques, quelques données un peu nettes dans les sections perpendiculaires aux bissectrices. Ce sont ces données, relevées au microscope, qui figurent, comme termes de comparaison, à côté de celles de l'épure. En outre, au point de vue des éclairements communs, on est près du pôle d'indétermination.

Pour n g , les correspondances sont satisfaisantes. Les plaques sont d'ailleurs bien centrées en lumière convergente et présentent des plages d'apparence homogène, assez étendues.

Pour 7? p , la taille n'est pas perpendiculaire à la bissectrice des lamelles (1), mais bien à celle d'un mélange de (1) et (1'). On peut môme, au moyen des extinctions des lamelles d'albite, se rendre un compte approximatif des pôles des lamelles (1) et (4') de microcline ; ces pôles seraient à l'intersection des coordonnées sphériques X = -f- 68°, ® = ±: 5. Les données de la deuxième colonne du tableau ont été relevées, pour ces pôles, sur les épures de l'albite et du microcline. Elles procurent une vérification satisfaisante de l'hypothèse ainsi faite, d'ailleurs corroborée par la position excentrée de n p dans les lamelles (1) pures du microcline.

Ces diverses constatations permettent de vérifier l'extrême exactitude des données optiques dues à M. Des Cloizeaux et de considérer l'épure planche XVII comme représentant convenablement les propriétés du microcline.

Perpendiculairement à ?i m , l'extinction se fait à + 15°.

Perpendiculairement aux axes optiques, on relève les données suivantes :

PLAN des axes.

FELD<PATHS.

La zone de symétrie perpendiculaire à g 1 (010) passe à 0° pour X = h- 80° ; elle se relève rapidement et atteint le maximum de -+- 19° pour X = + 30°. Le diagramme ci-joint (fig. 13) montre avec évidence que la lamelle (1) présente de très nombreuses extinctions entre 15 et 19°. Quanta la lamelle (2) de la macle de Carlsbad on voit qu'entre a = — 65° et -h 65° elle s'éteint simultanément

ta

ifl

BO

so

so

to

SO

SO

Fip. 13.

avec la lamelle (1) à 2° près. C'est une propriété analogue à celle de l'albitc et que M. Lacroix a eu l'occasion de vérifier pratiquement. Comme (!') s'éteint aussi avec (2'), elle peut masquer l'existence de la macle de Carlsbad .

L'égal éclairement total de la macle de l'albitc s'applique rigoureusement aussi à la macle perpendiculaire à g 1 (010), analogue à celle de la péricline des plagioclascs. Le cristal entier de microcline paraît uniforme et ne laisse plus distinguer que les lilonnets dalbite, à la condition que la plaque soit très mince.

Nous avons représenté (pi. XVIII) les données principales de cet éclairement commun ; toutes les courbes E convergent vers les pôles de g x (010) et vers un pôle situé sur la trace de g x (010) pour <p = et ),= -+- 80", à 7° seulement de celui de la macle analogue au péricline.

Il est facile de voir que, grâce à cette coïncidence, les courbes qui figurent les angles que fait cette macle avec la trace de g 1 (010), suivent de près les courbes E mais avec des valeurs doubles de l'angle : ainsi les courbes 0° coïncident à 5° près, les courbes E = 45° suivent à 2 U près les grands cercles suivant lesquels la macle analogue à la péricline est à 90° de g i (010) ; etc. En d'autres termes, l'égal éclairement total se fait toujours à peu

près suivant les bissectrices du réseau quadrillé du microeline, quel que soit son angle. C'est une propriété intéressante et qui se vérifie facilement dans les granulites à microeline dont les sections se présentent dans toutes les orientations possibles. Citons aussi comme commodes pour cette vérification les leptynites du Plateau Central.

L'éclaircment commun passe par un maximum d'intensité lumineuse pour © = et ). = — 20°, au voisinage et à environ 5° du pôle de p (001). Les formules précédemment données (p. 77) permettent de calculer que ce maximum est égal aux 82 centièmes de la biréfringence totale du microeline ; en supposant cette dernière égale à 0,007, on arrive à 0,0057, contre 0,003 sur y 1 (010), et 0,0024 au pôle d'indétermination pour X = -*- 80°.

La courbe b = des extinctions simultanées passe par les axes optiques et les pôles tf (010) ; elle n'est pas éloignée du méridien à -+■ 80°.

Les photographies planche XXI, figures 3 et 4, représentent une section p (001) du microeline de Permacouil près Chandernagor ; dans la figure 3, le polariseur est parallèle à g 1 (010), il en est à 45° dans la figure 4. Nous avons déjà fait remarquer que cette propriété démontre que, abstraction faite des filonnets d'albite, il n'y a que deux corps optiquement différents en présence, qui sont ici le microeline (1) et son retournement (l'j suivant la loi de l'albite.

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