PÔLES NÉGATIFS
POLES
EXTINCTIONS (1) POLES POSITIFS; VALEURS z' pour les extinctions (1) à
Nous voici maintenant en mesure de grouper les quatre valeurs, pôles, extinctions (1), extinctions (2) et z 1 p. 100 d'anorthite, de façon qu'un point du plan représente sans amphibologie leur association. Nous pouvons faire choix de deux quelconques de ces valeurs pour abscisses et pour ordonnées. Les deux autres séries donneront des courbes plus ou moins heureusement distribuées.
Dans la pratique, ce sont les extinctions (1) et (2), sans signe connu, que nous relevons au microscope, entre les niçois exactement croisés. Nous prenons, bien entendu, la précaution de choisir des sections très voisines de la zone de symétrie, dont les positions d'éclairement commun de la macle de Talbite coïncident très sensiblement avec la trace de g 1 (010), et les angles à 45° de cette trace pour Téclairement commun propre aux parties superposées. Si les deux séries 1 et 1', 2 et 2' sont bien nettes, nous prenons leurs moyennes; sinon il est nécessaire de choisir des sections encore plus voisines de la zone de symétrie. Enfin dans les feldspaths zones, il convient de faire les lectures 1 et 2 sur des zones similaires, ce qui exige une grande attention, dans certains cas de zones complexes.
Une bonne disposition consiste à prendre pour abscisses les z' p. 100 d'anorthite et pour ordonnées les extinctions (2). Les courbes des pôles convergent vers l'abscisse z 1 = 16 ; celles des extinctions (1) s'emboîtent l'une dans l'autre, en présentant leur convexité vers l'origine des coordonnées; chacune d'elles est tangente à une verticale, correspondant à une abscisse minimum, marquée en caractères gras dans le tableau des extinctions (1)
44 DETERMINATION DES FELDSPATHS
(p. 12). On voit que ces abscisses et les valeurs correspondantes des extinctions représentent la courbe des maximum dans la zone de symétrie.
La façon même, dont les calculs ont été faits, rend commode le tracé de cette abaque (pi. XXII). On remarquera cependant que la distribution de l'espace entre les divers pôles est loin d'être proportionnelle à la réalité : du pôle 0° au pôle 10°, l'épure est démesurément étalée; c'est cependant la partie la moins utilisable.
Nous avons encore essayé de conserver pour abscisses les s'p. 100 d'anorthite, mais d'attribuer les ordonnées aux pôles également répartis. On voit, planche XXIII, que les courbes (i) et (2) se coupent parfois à angles aigus ; mais c'est l'épure la plus pratique au point de vue de la distribution dans l'espace des sections utilisables. C'est sur cette planche qu'il convient de superposer les données relatives aux biréfringences, que les épures sphériques des fascicules I et II nous permettent de délimiter approximativement. Nous les avons tracées, en dixièmes de la biréfringence maximum afférente à chaque feldspath, sur deux papiers transparents qu'il convient de superposer à la planche XXIII.
La pelure (pi. XXIII a), donne la biréfringence maximum des . lamelles (1) et des lamelles (2) pour chaque pôle et pour chaque teneur en anorthite ; on remarquera que le coin inférieur à droite de l'épure, qui comprend toutes les extinctions (2) à 5° et au-dessus, afférentes à des pôles situés entre le pôle 10° et le pôle 0°, ont une biréfringence inférieure à 0,3 ; leur extinction est donc difficile à mesurer avec précision; elles doivent être délaissées; or ce sont les seules qui auraient pu prêter à confusion.
La pelure (pi. XXIII b) 9 représente la biréfringence de la lamelle (2) l j au moment de l'éclairement commun de la mâcle de Talbitequi se fait à 45° de la trace g 1 (010). Cette biréfringence se constate facilement, précisément parce que chacun des cristaux (1) et (2) paraît unique ; nous avons en outre tracé des courbes qui donnent, en dixièmes, la différence (3) des biréfringences (1) et (2) à ce moment d'éclairement commun ; c'est toujours en effet la
1 Si l'on appelle 8 l'angle d'extinction d'une des lamelles rapporté à la trace g* (010) et B la biréfringence maximum de cette lamelle, la biréfringence B/ do l'éclairement commun de la macle de l'albite est donnée par la formule B' = B cos 20.
lamelle (2) qui est la plus éclairée, puisque son extinction se fait plus loin de la ligne à 43° de g 1 (010). La lamelle (1) est même toujours éteinte le long de la courbe (1) à 45°, ce qui donne une vérification de Fépure. Cette dernière montre avec évidence que la différence 3 est nulle aux environs de l'albite et quels que soient les pôles considérés ; c'est un des meilleurs moyens de diagnostic de l'albite.
Cette différence 3 est encore nulle pour les plagioclases, le long des pôles 0° et 90° et faible à leurs abords. Elle est très grande, des àndésines aux bytownites, au voisinage des pôles d'extinction maximum des lamelles (1). On remarquera que la différence de biréfringence à l'éclairement commun, entre (1) et (2), est déjà grande et atteint jusqu'à 0,3 dans la zone de symétrie de l'oligoclase à 16 p. 100 d'anorthite.
L'application pratique de ces divers diagrammes à la détermination optique rapide des plagioclases se fait, pour ainsi dire, d'elle-même et ne comporte pas de longues explications. On recherche, au moyen des éclairements communs de la macle de l'albite, les sections voisines de la zone de symétrie et Ton se rend compte du maximum approximatif des extinctions dans cette zone ; si ce maximum est voisin de 0°, on est dans les oligoclases; approche-t-il de 16° et la macle de Carlsbad se refuse-t-elle obstinément à donner, à l'éclairement commun suivant la macle de l'albite, une biréfringence des lamelles (1) nettement inférieure à celle des lamelles (2), on est au voisinage de Palbite.
Si la macle de Carlsbad est au contraire nettement visible dans beaucoup de sections, les lamelles (1) et (2) donnent des extinctions différentes, à condition d'éliminer les sections dont l'éclairement commun ou même la biréfringence ont une valeur faible, c'est-à-dire celles qui se trouvent échelonnées entre le pôle 0°, perpendiculaire à h l g l (100) (010) et les pôles ± 7° environ» En réalité, l'œil élimine de lui-même la plupart de ces sections dont l'extinction est difficile à bien déterminer et elles ne représentent pas le dixième des sections de la zone de symétrie.
Ces réserves une fois spécifiées, la détermination des extinctions (1) et (2) donne la solution immédiate du problème : position dans l'espace des sections, z' p. 100 d'anorthite. En outre quand le