I. - SECTIONS EN ZONES
A. — ZONE PERPENDICULAIRE A g 1 (010)
La zone, de beaucoup la plus utile, est celle dont les sections sont perpendiculaires à g 1 (010), c'est-à-dire au plan d'aplatissement des microlites feldspathiques.
On la reconnaît facilement à plusieurs caractères précis que nous allons d'abord énumérer : 1° c'est la zone de symétrie de la macle de l'albite. Les lamelles (1) et (1') s'y éteignent donc symétriquement de part et d'autre de la ligne de macle et, si l'on lient compte du signe optique de la direction d'extinction, cette condition nécessaire est aussi suffisante.
2° Les sections de cette zgne sont perpendiculaires à g 1 (010) qui
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est, en môme temps, la face d'association des macles de l'albite et de Carlsbad et un plan d'aplatissement favori des plagioclases. De ces propriétés découlent deux conséquences importantes : la ligne de jonction des macles de l'albite doit être extrêmement fine et rectiligne sans parties floues. En outre, les microlites feldspathiques, si petits qu'ils soient, traversent alors normalement la plaque mince ; ils semblent allongés suivant cette trace ; leurs contours sont nets, leur biréfringence est celle que comporte l'épaisseur totale de la plaque mince, pour l'orientation optique considérée dans chaque cas.
3° Les méthodes iï éclairement commun (positions d'égale intensité lumineuse) que j'ai décrites i, donnent un moyen délicat et tout à fait pratique de déterminer si Ton a affaire à une section appartenant à la zone de symétrie perpendiculaire à g x (010) : dans ce cas, les huit positions d'égale intensité lumineuse des individus (1) et (1') macles suivant la loi de l'albite, se distribuent de la façon suivante : quatre d'entre elles, comportant l'égal éclairement de (1), de (1') et de leurs recouvrements, sont à 45° de part et d'autre de la ligne de macle; les quatre autres, comportant l'égal éclairement de (1) et de (1') seulement et la compensation des parties de recouvrement, se produisent quand un des plans principaux des Niçois croisés et par conséquent un des fils du réticule coïncident avec la ligne de macle. Dès lors le procédé consiste à placer la section dans une de ces quatre positions ; si elle appartient à la zone de symétrie en question, l'éclairement commun des deux séries de lamelles (1) et (1') se produit; elles paraissent appartenir à un même cristal et ne sont séparées les unes des autres que par de très fines petites lignes noires. La méthode est extrêmement délicate et, à la moindre obliquité, l'éclairement commun ne se produit plus.
Si le microscope est muni d'une platine mobile autour d'un axe horizontal, telle que les dispositifs récemment préconisés par M. de Fédoroff, on peut amener la trace g x (010) à coïncider avec cet axe, puis par une rotation convenable, on établit l'éclairenienl commun. Pour arriver commodément à ce résultat, il est néces-
t Voir Minéraux des Hoches, chap. îv, p. 73, et 81, cas des ellipses E' identiques.
saire que Taxe de rotation horizontal soit parallèle à un des fils du réticule. Au moment précis où l'éclaircment commun se produit, le pinceau de rayons parallèles qui sort suivant l'axe du microscope a traversé la plaque mince parallèlement à g x (010). Il est facile de calculer la déviation qu'il a subie dans l'air et par conséquent de déduire de la rotation effectuée l'inclinaison réelle de la face primitive sur g i (010).
4° Ainsi, en choisissant les sections à étudier, ou même en modifiant légèrement leur orientation au moyen d'une platine convenablement agencée, on peut étudier de nombreuses sections de la zone de symétrie perpendiculaire à g* (010); parmi les microlites de petite taille, ce sont elles qui sautent aux yeux. Il est même possible d'explorer leur voisinage, soit en considérant les sections légèrement dissymétriques, soit en utilisant une platine spéciale.
Les épures jointes à ce mémoire permettent de lire d'un seul coup d'oeil la nature et le sens des modifications que comportent une série de sections dont les pôles seraient situés à 80° ou 70° des pôles g 1 (010) ; il suffit de suivre les extinctions inscrites le long des parallèles immédiatement voisins de la trace de g 1 (010) (diamètre vertical).
5° Le tracé relativement rigoureux des courbes des extinctions dans la zone de symétrie en question a été reproduit figure 2. 11 fixe de la façon suivante les maxima afférents aux principaux feldspaths :
Albite A6 — 10"
Oligoclase A6 4 An, ' + 1°
Oligoclase A6 3 An, -H ^î°
Andésine A6 S An 3 -f- i i»°
Labrador A6, An, 4- 27"
Labrador basique Aô 3 An x + tf8"
Anorthite A6 lt An M0 + 33°
Ces maxima, à eux seuls, suffisent, comme on le voit, h caractériser les oligoclases (0 à 5°), les andésines basiques (plus de 16°, moins de 22°), les labradors (de 22 à 35°), les bytownites (de 35 à 45°), enfin les anorthites (au-dessus de 45°). On verra plus loin, au paragraphe consacré à la fréquence de certaines extinctions,
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