INTRODUCTION
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L'étude des principes acüifs de la Mtalot à préoccupé ee … RL
PNEU Pa, A es un grand nombre de chimistes. 0h. a : x
Lee “ie oi | FRAPPE Etude chimique. MARNE :
ee ie Etude pharmaceutique. x s à È = ns 4 * PET {Nous à avons “spécialement porté notre attention sur la partie | avant d aborder cette étude, qu ‘il nous ee permis de Les Nouveaux Remédes, 24 janvier 1893, page 31. 0 re x x
témoigner notre reconnaissance à nos Maitres de lEcole
supérieure de Pharmacie de Montpellier et de l'Ecole de plein exercice de Médecine et de Pharmacie de Nantes.
Que tout spécialement, M. le professeur Gay et M. le professeur L, Planchon, de l'Ecole supérieure de Pharmacie de Montpellier, veuillent bien agréer l'expression de notre grati-
tude !
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qu'à à la fin du XVII de. que ses s propriétés néticinales ont. se sérieusement étudiées. RER AT PR RSS . RD E RAS Le CP Léonard Fuchs (1549) 1és véritables caractères de Le Fa se MR a ee à | digitale: 5 il dit que de son temps elle né possédait ni NON ETÉC ANR EE nin nom Jatin et était considérée. comme un médicament violent moe Ë 1) ; il l'appelle DIGITALE (Digitalis purpurea), parce que sa E corolle offre une réssemblance marquée avec un doigt de gant.
… pee a reçu différents noms : de de Notre-Dame, ne PAR EASTRE MORE
se ee. and a march 15, 4877, p. 99. s
On la trouve inscrite à la pharmacopée de Londres en 1650, employée comme éméto-cathartique ; mais les premières recherches sur son action thérapeutique sont dues à Withering, savant botaniste et médecin. Withering et son ami Cullen signalèrent son action physiologique sur le cœur et ses effets sur la circulation: Withering, dans un ouvrage célèbre (1), l'appelle l’opium du cœur.
Clutterback la préconise contre la fièvre, et Rasori, en 1811, en fait le sujet d’un mémoire spécial. Schœnbein, étonné des effets de la digitale, s'était écrié un jour, daus une de ses cliniques : « Sans la digitale, comment saurais-je pratiquer la médecine ».
En France, on admeltait la théorie de Withering, regardant la digitale comme sédative.
À partir dé 1820, les chimistes cherchent à isoler le principe actif (2). |
C'est Paucquy d'Amiens (1820) qui prépare un produit inerte qu'il appelle digitaline (3). C'est Léroyer de Genève (1824) qui extrait de la digitale un magma informe. En 1830, ce sont Haase et Rein, qui ne sont guère plus heureux. Welding en 1833, Lancelot, pharmacien à Châtillon, 1834, Dulong d'Astafort, 1835, obliennent des produits très impurs. En 1837, Heury, pharmacien à Phalsbourg, prépare une substance mal définie, mais qui va servir de base aux recherches d'Homolle et Quevenne.
C'est à Homolle et Quevenne.(1844) qu'appartient l'honneur d'avoir isolé le principe actif, ou plutôt un mélange de principes actifs. Un de ces principes a été obtenu à l'état de pureté, en 1868, par M. Nativelle, la digitaline cristallisée.
(4) De la digitale et de ses usages médicaux, 1785. (2) Les Nouveaux Remèdes, 1890, page 306.
(3) /dem, 1892, page 7.
ES 40 Cette importante découverte lui méritait, en 1872, le prix Orfila.
Il serait trop long d'énumérer les travaux de MM. Morin, 1845 : Kosmann, 1845 à 1860 : Walz, 1846-58 ; Gorz, 1873 : Hepp, Sechmiedeberg, Flückiger, 1874 ; Adrian, Bardet, Arnaud, sur les principes actifs de la digitale. Nous nous contenterons de donner leurs appréciations au chapitre de l'étude chimique de la plante. ;
Dernièrement, un chimiste distingué, M. Houdas, a isolé un nouveau principe, un glucoside parfaitement déterminé : nous voulons dire la digitaléine.
Étude botanique
Habitat. — Va digitale est une belle plante répandue dans la plus grande partie de l'Europe. Elle aime les clairières, les taillis graniliques, glaiseux, stériles. Elle croit dans les terrains vagues, aux bords des bois. Elle est silicicole. En France, on la trouve en abondance, dans les Vosges, en Bretagne, en Anjou. D'après M. Baillon, elle croit depuis le 62° de latitude nord {1}. Elle manque complètement dans les Alpes suisses et le Jura (2). On la trouve au centre et au sud de l'Espagne, au nord de l'Italie, en Allemagne, en Angleterre, au sud de Ja Suède, ete.
C'est une plavte bisannuelle, haute de cinq à quinze décimètres. ,
Feuilles. — Les feuilles sont allernes, diversiformes : les inférieures, ovales lancéolées, brièvement pétiolées, disposées en rosette à la base de la tige. Elles sont pubescentes, crénelées, grisâtres en dessous, oblongues, pointues. Les supérieures sont sessiles, courtes, bords à crénelures très régulières, obtuses au sommet (5).
Ces feuilles sont d'un vert grisätre à la face supérieure ; elles sont remarquables par un réseau généralement plus apparent sur la face inférieure. Celle-ci est blanchâtre, couverte de poils, alors que la face supérieure est à peine pubes-
(4) Baillôn, Dictionnaire botanique.
(2) Flückiger, 4891, page 670.
(3) Gauvet. Eléments de matière médicale, tome Il, page 746.
cente. Ces poils sont simples, pluricellulaires, formés de cellules qui S'aplatissent en se desséchant. À la face supérieure, les poils sont plus courts. On peut constater, à la loupe, que la pointe de chaque crénelure de Ja feuille est munie d’une petite glande luisante, en forme de verrue. Le pétiole est pourpré, alé par décurrence du limbe. Be-nombreuses nervures enfoncées en dessus, saillantes en dessous, roses où rougeatres vers le tiers inférieur, parcourent lès feuilles.
. . Q s' % me, 1 Les feuilles vont en diminuant, à mesure que l'on s'élève sur Ja tige.
Fleurs. — Les fleurs sont pendantes, disposées en une
grappe terminale généralement unilatérale.
Le calice est à cinq sépales, libres entre cux jusqu'à la base, acuminés, trinerviés {Kirschleger) : les deux antérieurs recouvrant les latéraux, et ceux-ci le postérieur. La corolle est gamosépale. tubuleuse, très largement ouverte à son sommet ; son Himbe est à deux lèvres très courtes, la supérieure recouvrant la lèvre inférieure dans le bouton, à préfloraison imbriquée. On remarque à la face interne des aréoles noirâtres et des poils blanchâtres.
Les étamines sont au nombre de quatre, incluses, didynames et superposées. deux aux sépales latéraux, deux aux sépales antérieurs. Ces dernières sont plus grandes que les autres. Insérées sur le tube de la corolle, à anthères bi-loculaires, elles sont introrses et s'ouvrent par deux fentes longitudinales. Les deux loges de chaque anthère ne sont unies au connectif que par leur sommet et sont divariquées.
Le gynécée se compose d’un ovaire supère, surmonté d'un style terminé par deux lamelles recouvertes sur leur face interne de papilles stigmatiques. Cet ovaire, entouré à sa base d’un disque hypogyne, est bi-loculaire, à loges antérieure et