‹ Étude sur la filiaire de wuchererChapitre 14 sur 29 · VIE · texte numérisé non relu

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Ces tableaux démontrent suffisamment qu'il y a aussi une certaine périodicité dans l'apparition dans le sang des embryons de la filaria immitis; mais cette périodicité est moins marquée que pour la filaria sanguinis hominis. Les embryons ne disparaissent jamais entièrement du sang du chien; le nombre en est seulement plus grand la nuit que le jour. C’est de neuf heures du matin à une heure de l’aprèsmidi que l’on en trouve le moins. Cette périodicité est sans doute due, chez le chien comme chez l’homme, à des hôtes intermédiaires. Chez les hommes il y a une intermittence dans l'apparition des embryons dans le sang, chez les chiens il y a une simple rémission.

La périodicité de la filaria immitis est prouvée, mais que deviennent alors les embryons pendant le jour? P. Manson a fait de nombreuses expériences sur les chiens, il les a foudroyés en leur administrant ou de l’acide prussique ou de la strychnine, et il est arrivé à démontrer que les embryons de la filaria immitis se réfugient pendant le jour dans les gros vaisseaux du thorax et de l’abdomen, tandis que le ver générateur se loge dans le ventricule droit du cœur et dans les ramifications de l’artère pulmonaire. Il est permis de douter, jusqu’à plus ample informé, que quelque chose de semblable se passe chez l’homme ; du reste, les observations nécropsiques font entièrement défaut, néanmoins on peut supposer, par analogie avec ce qui se passe chez le chien, que les filaires se réfugient pendant le jour soit dans le thorax, soit dans l’abdomen.

Telle est, du moins, l’opinion du docteur Patrick-Manson. Mais, nous le répétons, il n’y a rien de précis à ce sujet.

GHAPITRE HI

Nosologie.

Telle est l’histoire de la filaire de Wucherer. Et maintenant, si nous admettons l'intervention de cet hématozoaire dans l’étiologie d’un groupe morbide relativement étendu, il nous faut montrer, d’une part, la coexistence de ces différentes affections chez le même patient, de l’autre, en faire une énumération aussi complète que possible. L’hémato-chylurie, l’éléphantiasis, le lympho-scrotum, certaines lymphangites peuvent, en effet, coexister chez le même individu. Les cas cités par Araujo (1), ceux recueillis par P. Manson viennent à l'appui de ce fait.

Nous citerons ici six observations de P. Manson que nous avons relevées et traduites dans Zperial maritime customs, et nous ajouterons les quatre cas qu'il nous a été permis d'observer à la Réunion. ,

(1) 4rch. méd. nav., mars 1878, p. 202.

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