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Étude sur la Floride

LA FLORIDE, CLIMAT, PRODUCTIONS, AVENIR AGRICOLE IMPRESSIONS DH S ÉCRIVAINS FRANÇAIS LES GARANTIES DES COLONS

tf'pM'ZUMo.i,

Depuis bien longtemps, la vieille Europe cherche, dans les nouveaux continents, un remède à ses crises éternelles.

L’émigration a préoccupé non seulement les penseurs, mais aussi les gouvernements. Il ne s'agissait pas, en effet, de s'embarquer le cœur plein d’espérances, bientôt déçues, de fuir le combat de la vie pour un combat plus rude encore, mais de ne pas échanger un joug pour un joug plus dur.

Celui qui veut courir les mondes à l’aventure, sans capitaux, sans autre force que le désir d’arriver, n’arrive qu’à des désillusions sans nombre, et l’émigration, telle qu’elle est comprise par une multitude de familles ou d’individus, n’aboutit, hélas ! qu’a une demande de rapatriement, par l’intermédiaire des consuls.

Ce n’est pas pour ces déshérités de la vie que nous écrivons. Il s’agit d’une affaire sérieuse, qui appelle la réflexion de tous ceux qui ont quelques atouts dans leur jeu et se sentent de f mce à gagner une partie avec quelques ressources et un peu de bonne volonté.

Un homme dont la valeur n’est plus à démontrer, des

certificats de tout ordre que nous produirons en temps et lieu l’affirmeront, M. Stewart, a pris l'initiative d'une oeuvre de colonisation qui a donné de tels résultats qu’on ne saurait l’étudier avec assez d’attention et de sollicitude.

C’est en Floride que M. Stewart a créé une colonie où il appelle des colons, non pas avec des promesses qu’on ne tient pas, avec des arguments que la réalité réfute, mais avec une mise de fonds modeste, rapidement remboursée par des garanties de premier ordre.

Voici, en quelques mots, l’économie de l’affaire.

Possesseur de terres immenses, situées à Gainesvilîe. comté d’Alachua, sur le territoire de la Floride, terres admirablement situées et d’une merveilleuse fécondité, M. Stewart, dont les succès peuvent faire école, offre aux colons les avantages suivants :

Il cédera, contre la somme de 4/250 francs payables, savoir 1,500 francs à la signature du contrat, sur le lieu de l’engagement, et le solde, soit 2,750 francs à l’arrivée en Floride, des titres de propriété de 10 acres de terre libre de toute dette ; cette cession sera faite à perpétuité, et ces 10 acres de terre déboisés sont très propices pour la culture. Ladite somme donnera droit au passage en seconde classe sur un vapeur du Havre à New-York, puis de New-York à Savarin ah ou Charlestown, et ensuite au transport par la voie la plus rapide à destination, c'est à-dire sur les terres cédées. Enfin, il offrira pendant douze mois la pension et le logement à chaque personne, à part r de l’arrivée sur les propriétés acquises. Il outillera, en outre, chaque contractant, et mettra à sa disposition une personne au courant de toutes les cultures, et c’est ainsi que chaque colon propriétaire pourra commencer immédiatement son

exploitation, à son profit personnel, avec la certitude de recueillir sans retard le produit de son travail.

Avoir pour quatre mille francs, en dehors des frais couverts d’un long voyage, la nourriture, le logement et une importante propriété, voilà des conditions qui doivent tenter toutes les personnes désireuses de réussir sans aucun risque, puisque la seule terre acquise dans un pays sans rivai représente une somme supérieure à celle qui est déboursée.

La combinaison de M. Stewart a été, en Angleterre, nation pratique par excellence, appréciée comme elle devait l’être. Elle a produit les plus féconds résultats, parce qu elle était basée sur des conditions dont le plus simple examen fera ressortir les avantages.

Pour le démontrer, il suffit d’étudier scrupuleusement 1 admirable région que AI. Stewart a ouverte à l’initiative des colons sérieux.

Pour cela, nous n’aurons qu’à présenter à nos lecteurs une courte notice sur la Floride, des renseignements spéciaux sur le comté d’Alachua, où AI. Stewart a établi sa colonie modèle, et enfin un résumé des principaux certificats qui donnent, à l’œuvre de ce civilisateur, une portée considérable et une légitime sanction.

Quoiqu’il n y ait que trois cents ans que la Floride ait été habitée par des hommes civilisés, il n’y a pas d'exemple, soit en Amérique, soit ailleurs, d’un aussi rapide progrès.

Cet Etat est le plus vaste de ceux qui ont été établis dans lest du Alississipi : il occupe 59,208 milles carrés.

Le Times Démocrate de la Nouvelle-Orléans, constate, après le recensement de 1886, que l’État de la Floride a gagné sur tous les États. 28 pour cent, pour la population, 127 pour cent pour les chemins de fer, 44 pour

cent pour les Écoles privées, et 54 pour cent pour les Ecoles publiques.

Nous allons donner, pour l'édification de nos lecteurs, un aperçu économique de la Floride, en l’examinant sous tous les aspects qui peuvent préoccuper un colon.

Nulle partie du territoire de l'Union, soit à l’est, soit à l’ouest, n’offre un accès plus facile que la Floride.

De forme péninsulaire, presque entièrement entourée par l’Océan et le golfe du Mexique, avec une surface à peu près égale à celle du Missouri, la Floride a une côte de plus de 1,200 milles d’étendue, et, par conséquent, elle offre une grande facilité à l’immigration par mer. Ensuite, par l’Apalachicola, la Suwance, la rivière Sainte-Mary, la rivière Saint-Iolik, l’Oclockonee, l’Indian-River, on peut se rendre dans une grande partie de l’intérieur de l’Etat avec une aisance que l’on trouve rarement ailleurs, à un degré supérieur.

Il n’y a pas, dans tous les États-Unis, et peut être dans le monde entier, de climat plus beau que celui de la Floride. Placée aux confins de la zone torride, on pourrait croire qu’elle mérite d'être mise au rang des régions les plus chaudes du continent occidental, il n’en est rien : elle est située de telle sorte, entre le golfe du Mexique et l’Atlantique, que, grâce à sa forme particu* lière, elle jouit alternativement des brises de mer de l’est et de l’ouest, qui la préservent des chaleurs brûlantes auxquelles elle serait exposée sans cela. Ainsi, par la combinaison de sa latitude et de sa situation particulière, elle est exempte à la fois des rigueurs de l’hiver des États du nord et de la région moyenne, et de l’extrême chaleur qui se fait sentir non seulement dans les autres États du sud, mais même dans les Etats du nord, pendant l’été.

Dans le nord, il faut que tout travail régulier de la ferme se fasse dans moins de la moitié de l’année, tandis qu’en Floride, il y a peu de jours dans toute l’année, qui ne puissent être consacrés à un travail purement agricole.

Sous le rapport de la salubrité, la Floride est au premier rang dans les Etats de l’Union. C’est un fait qui est mis d’une manière frappante en évidence par les chiffres que donne le recensement sur les décès causés par les maladies de poitrine dans les divers Etats ; et ce résultat parait remarquable, surtout quand on sait que la Floride a été depuis un grand nombre d’années le pays où l’on envoyait les personnes atteintes de n’importe quelle maladie de poitrine.

D’après un recensement récent, les décès causés par la phthisie dans les différents Etats de l’Union pendant l’année finissant le 31 mai 1886 étaient dans les proportions suivantes : Massachusetts, 1 sur 254 ; Maine, 1 sur 289 ; Vermont, 1 sur 404; New-York, 1 sur 473; Pensylvanie, 1 sur 580 ; Ohio, 1 sur 679 ; Californie, 1 sur 727 ; Virginie, 1 sur 757 ; Indiana, 1 sur 792 ; Illinois, 1 sur 878 ; Floride, 1 sur 1,447 !

Le chirurgien général Lawsen, dans un rapport officiel, s’exprime ainsi :

« La salubrité générale de beaucoup de parties de la Floride est proverbiale. La mortalité moyenne est incontestablement inférieure à celle des Etats de l’Union les plus favorisés. »

Nous avons parlé de la facilité de l’accès, qui est une des richesses d’un pays, de l’extraordinaire salubrité de son climat ; nous allons maintenant donner quelques renseignements précis sur la grande multiplicité des récoltes que l’on fait en Floride.

Ordinairement, au moins dans les limites de l’Union, quels que soient les avantages offerts par un État ou une certaine section, l’immigrant est renfermé dans le cercle assez étroit des récoltes habituelles à cette région. A un habitant du Canada ou des États du Nord, il paraît à peine possible qu’une localité, sans la variation de température que procure souvent le voisinage des hautes montagnes, permette de cultiver avec succès dans un enclos de dix acres l’avoine, le seigle et le froment du Canada, la pêche, le coing et la patate des États du Milieu, le maïs, le coton et le tabac des Etats du Sud, le café, l’indigo et le gingembre des Antilles, l'orange, le cédrat et le citron de l’Amérique centrale, l’olive, le raisin, le café et les épices de l’Orient, la datte et le palmier du désert, la canne à sucre, le poivre et le thé de l’Asie ; mais les citoyens des comtés d’Orange, d’Alachua, de Sumter, de Hernando et de Manatoe, en Floride, savent qu’ils peuvent le faire ; et si aux productions précédentes on ajoute le riz, les bananes, les plantains, les goyaves, les noix de coco et les ananas, la merveilleuse multiplicité des productions de la Floride est mise en pleine évidence.

L’État, — et il faut qu’il en soit ainsi pour expliquer la superbe fécondité du sol, — est abondamment pourvu d’eau de la meilleure qualité, dans toutes ses parties. Les lacs, les étangs, les sources et les rivières sont singulièrement nombreux, et il n’y a pas une seule partie où l'on ne puisse obtenir de l’eau en abondance au moyen de puits peu profonds et creusés à peu de frais. Il y a beaucoup de sources d’eau minérale et d'eau salée, quelques-unes d’une rare puissance. Dans le comté de Wakulla, la rivière Wakulla, cours d’eau fort considérable, sort tout entière d’une seule source. La rivière

Cftipola a une origine semblable dans le comté de Jackson. La source connue sous le nom de Silver Spring forme en sortant de terre un bassin spacieux dans lequel les bateaux à vapeur de l'Ocloekonoe entrent facilement.

Au point de vue des habitations, il est intéressant de dire que le climat de la Floride étant d’une incomparable douceur, il dispense les colons des maisons bien closes et par conséquent dispendieuses du Nord et de l'Ouest.

La facilité avec laquelle la plus grande partie des terres arables de la Floride peut être travaillée, est encore une raison engageante pour ceux qui ont l’intention de s’y livrer à l’agriculture. On peut travailler, et par le fait, on travaille les terres de la Floride avec une force beaucoup moindre qu’il n’en faut dans le Nord. Sablonneuses, argileuses ou franches, elles sont beaucoup plus friables et plus aisément cultivables.

Au point de vue de la pêche, la Floride dépasse tout ce que peut rêver l'imagination. Le long de la côte ouest et sud-ouest, il y a des bancs de 300 milles d’étendue, sur lesquels on peut prendre du poisson égal en quantité et en qualité à celui des rivages de Terre-Neuve et du Labrador. Ces pêcheries ont aussi l’avantage de n’être jamais interrompues par les rigueurs d’aucune saison. On trouve enfin des huîtres excellentes et d’une taille incroyable sur les bords des nombreuses baies et des estuaires.

Quant à la chasse, nous recommandons à nos lecteurs la curieuse monographie de M. Antoine Poussielgue, dont nous reparlons plus loin.

La Floride est encore un pays rêvé pour les industries forestières. Il est surprenant que l’abondance et la variété des bois les plus précieux et les plus faciles à

travailler qui soient connus et employés clans la fabrique des ustensiles et de tous les objets dont le bois fournit la matière première, n’aient pas, depuis longtemps, attiré davantage l’attention des artisans, et même des fabricants du pays.

Personne, en effet, ne peut évaluer facilement l’immensité des matériaux que 40,000 acres des meilleures pinières de l’Etat fournissent aux scieries. On reconnaît bien en partie ce fait, mais on ne sait pas que ce même pin, convenablement préparé et choisi avec soin, est aussi bon et aussi beau que n’importe quel bois de luxe. Le cèdre rouge et le cèdre blanc croissent en grand nombre, et le cyprès, qui vaut presque le cèdre pour faire les seaux, les baquets et les tonneaux, et qui sert aussi pour les portes, les châssis et les persiennes, se trouve partout, dans une incroyable abondance. Le palétuvier, égal au bois de rose et au buis, et qui peut servir pour les mêmes objets, croît dans le Sud de la Floride, où l’on rencontre fréquemment le palmier royal, un des plus beaux bois Imaginables. Le frêne, les chênes de toute espèce et le hic kory, de la meilleure essence, abondent partout, et il est certain que les merveilleuses richesses de la Floride en ce genre ne tarderont pas à désigner ce pays si prodigieusement doué à l’attention de tous.

Voilà, dans le cadre restreint de notre travail, toute une série de renseignements, puisés dans les meilleurs ouvrages américains, écrits sur la Floride, dans ces dernières années.

Nous aurions tenu à recourir aux auteurs français, et, dans ce but, nous avons fouillé la Bibliothèque nationale. Nous devons, à la suite de nos efforts infructueux, exprimer un regret.

Trois auteurs, nos concitoyens, ont parcouru la Floride : MM. Antoine Poussielgue, attaché à la légation des Etats-Unis, le marquis de Compiègne, l’explorateur connu, et Edmond Johanet, chargé par la maison Marne d’étudier l’Etat qui nous occupe.

Quel a été le résultat des observations de ces trois écrivains ? Nous ne dirons pas négatif, mais bien insuffisant.

Le marquis de Compiègne ne songeait qu'à faire du chemin, insatiable qu’il était d’émotions et d’aventures nouvelles. Il voulait avoir été partout, et son livre n’est qu’un voyage à vol d’oiseau, celui d’une hirondelle qui camperait.

M. Poussielgue, quoique diplomate, a considéré la Floride comme un pays de chasse. Ah ! sous ce rapport, il a été magnifiquement servi ; et en lisant ses belles expéditions dans les forêts giboyeuses qu’il parcourait, un fusil à la main, on croirait lire les pages les plus intéressantes, les plus imaginées du Robinson suisse . Quand il ne nous conte pas ses exploits cynégétiques, quand il n’est pas Nemrod, il est Chateaubriand. Il ne se demande pas si la terre qu’il foule porte la fortune d’un monde dans ses flancs privilégiés. Tl ne songe pas aux plaines fantastiquement riches sur lesquelles peut flotter l'or de toutes les moissons, aux vallées fécondes où gît la future richesse des audacieux : non, mais dans les forêts magiques où le magnolia porte à cent pieds du sol ses fleurs d’albâtre aux veines bleues, il se laisse griser par les parfums de giroflée qui s’en dégagent et qui montent vers les cieux d’azur comme le plus capiteux des encens. Il s’arrête aussi, sous le charme religieux de la contemplation devant un étang fameux, l'étang des Eaux claires, divinement dessiné par de Neuville dans le

Tour du monde cle 1869, et devant le sublime spectacle offert à ses jeux éblouis, il se surprend à évoquer le Paradis terrestre.

Le troisième écrivain que nous avons cité, M. Edmond Johanet, reste encore Français par la frivolité des impressions. Il fait de l’esprit, non pas sans succès, mais celui-là a le remords de sa légèreté native. Après avoir parlé des plus belles sources de T univers où se mirent les étoiles qui veillent sur la Floride, des enchantements des forêts tropicales, il ne craint pas de descendre jusqu’aux appréciations agricoles. Encore est-ce le fruit poétique par excellence qui le séduit.

« La maison que j’habite, dit il quelque part, est située au milieu d’une plantation d’orangers. Sur certains arbres âgés de quinze ans je compte jusqu'à 2,500 oranges. Comme je m’émerveille qu’un seul arbre puisse supporter un pareil poids, on met le comble à mon admiration en m’apprenant que certains orangers supportent 10,000 oranges. »

Voilà le témoignage d’un Français en Floride .

Il est suivi d’un aveu que nous retenons, car il résume la pensée qui a présidé à cet humble travail.

a Beaucoup de terres, dit M. Edmond Johanet, à la page 111 de son ouvrage, achetées et plantées en orangers ont acquis, en un an, une plus-value de cent dollars. »

Un géomètre ajouterait : c’est ce qu’il fallait démontrer .

Aprè s ce rapide aperçu de la valeur agricole de la Floride, nous voulons jeter un coup d’œil sur le comté d Alachua où M. Stewart a fondé sa colonie si prospère*

Sa population était, en 1885, de 26,255 habitants, soit une augmentation de 9,793 sur le recensement de 1880. La grande fertilité et la beauté de cette partie de 1 Etat sont légendaires. Dans ce pays, il n y a pas de pauvres, mais avec un peu de courage, la fortune est accessible à tous. C’est véritablement une terre promise, et tout particulièrement dans les propriétés cédées, où toutes les cultures sont d’une prodigieuse facilité.

Tout ce que nous avons dit de la Floride peut s'appliquer au comté d’Alachua qui est à l’Etat ce que 'la Touraine est à la France.

La première exploitation qui a voulu faire grand, la maison Dutton et C i0 , de Gainesville, qui sera la métropole des nouveaux colons de M. Stewart, a remporté une première médaille à l’Exposition universelle de Paris en 1889.

Dans ce pays, la terre n’a pas seulement une splendeur de fécondité incomparable, mais la civilisation a apporté tous les éléments nécessaires à la vie raffinée intellectuelle, religieuse : c’est dire que l’art, l’instruction publique et les cultes ont partout leurs temples et que le plus exigeant des Européens peut y trouver, avec les plus fécondes moissons, tous les avantages de l’existence que peuvent réver les esprits les plus éclairés et les plus délicats.

Le comté d’Alachua est admirablement desservi au

double point de vue commercial et industriel. Il a profité de tous les progrès dont l’Amérique est si friande, et sa richesse principale, l’agriculture, a de tous côtés des débouchés, sources de profits que des rendements dix fois supérieurs ne sauraient tarir.

Nous n’insisterons pas davantage sur la région bénie où M. Stewart a établi sa colonie, dont l’importance grandit tous les jours. Nous sortirions du ca ire de cette brochure si nous voulions pousser plus loin la description des avantages offerts. Du reste, chaque futur colon a ses objections particulières et ses desiderata . Ce n’est pas trop s'engager que de leur dire qu’à Paris, à l’agence de M. Stewart, 7, rue Saint-Marc, on répondra à toutes leurs questions, sans parti pris, avec d’irréfutables arguments, avec des chiffres officiels.

Cependant, avant de terminer, nous tenons à résumer les certificats dont M. Stewart a voulu se munir, pour donner à son œuvre l'appui de toutes les autorités officielles et <ie tous les personnages compétents.

Le 24 septembre 1889, M. James Bell, agent spécial des États-Unis, bureau général des territoires, constate que les terres où M. Stewart a établi sa colonie, sont les meilleures de la Floride.

Le 11 mars 1890, le maire et les membres du conseil municipal de Gainesville , après avoir reconnu que M. Stewart est hautement estimé et respecté par tous ses concitoyens, le félicitent de ses idées et de ses actes et constatent qu'ils tiendront à honneur de le soutenir dans l’accomplissement de si mission.

Le 11 mars 1890, une pétition signée des habitants les plus honorables de Gainesville insiste sur la manière de procéder de M. Stewart, sur ses offres irréprochables, sur la bonne foi de ses relations et sur l’excellence de

sa conduite. Cette pétition est légalisée, avec commentaires flatteurs, par M. P. Fleming, gouverneur de la Floride.

Le 9 décembre 1890, le colonel I. Philips, de l’étatmajor de Bombay, un des colons de M. Stewart, tient à lui exprimer l’entière satisfaction qu’il a eue, relativement à l’exécution de son contrat.

Nous pourrions continuer nos citations : nous n'insisterons pas. Ce que nous tenions à montrer à nos lecteurs, dans toute la franchise d’un exposé dont on ne saurait contester une seule assertion, c’est une affaire sans précédents, si 1 on veut bien en considérer les principaux facteurs, la merveilleuse fécondité de la Floride, la situation prépondérante du comté d Alachua dans cet Etat déjà si florissant, les avantages offerts pour une somme qui doit être remboursée par le travail d’une seule année, la première de l’exploitation, et enfin l’intelligence et la haute honorabilité de M. Stewart que les documents que nous avons sous les yeux, et que nous tenons à la disposition de tous, considèrent non pas comme un homme d’affaires, impatient de réaliser des bénéfices sans assumer des charges, mais comme un philanthrope, heureux de contribuer à la prospérité matérielle et morale d’un grand pays.

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