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et la Liberté, la Science et le Myslère; elle a les clefs du Présent, du Passé et de l'Avenir ».
« La Bible, avec toutes les allégories qu'elle contient, n'exprime que d'une manière incomplète et voilée la science religieuse des Hébreux. La doctrine de Moïse et des Prophètes, identique au fond à celle des anciens Egyptiens, avait aussi son sens extérieur et ses voiles. Les livres hébreux ne furent écrits que pour rappeler les traditions à la mémoire; et ils étaient écrits en symboles incompréhensibles aux profanes. Le Pentaleuque et les poèmes prophétiques n'étaient que de simples livres élémentaires de doctrine, de morale, de liturgie ; et la vraie philosophie secrète ou traditionnelle ne fut écrite que plus tard, sous des voiles encore moins transparents. Ainsi naquit une seconde Bible, inconnue ou plutôt incomprise des Chrétiens ; une collection d'absurdités monstrueuses, dit-o«V; un monument, dît l'adepte, dans lequel on trouve tout ce que le génie de la philosophie et celui de la religion ont pu former ou imaginer du sublime; un trésor entouré d'épines ; un diamant caché dans une pierre grossière et sombre ».
« On est rempli d'admiration en pénétrant dans le sanctuaire de la Kabbale, en voyant une doctrine si logique, si simple et en même temps si absolue. L'union nécessaire des idées et des signes, la consécration par les caractères primitifs des réalités les plus fondamentales ; la Trinité de mots, de lettres, de nombres ; une philosophie aussi simple que 1 alphabet, aussi profonde et infinie que le Verbe ; des théorèmes plus complets et plus lumineux que ceux de Pythagore ; une théologie dont les sujets se compteraient sur les doigts ; un Infini qui tiendrait dans le creux de la main d'un enfant; dix chiffres et vingt-deux lettres, un triangle, une équerre et un cercle ; voilà tous les éléments de la Kabbale. Tels sont les principes élémentaires du Verbe écrit, reflet de ce Verbe parlé qui créa le Monde » !
Nous ne savons pas, il est vrai, et nous l'avouons, quel air ont des doctrines semblables à la suivante, à la lumière du Sanctuaire de la Kabbale, car nous n'y sommes jamais entré, mais nous savons quel air elles ont en face du simple bon sens. Si nos lecteurs souhaitent avoir un assortiment plus complet, ils n'ont qu'à consulter le volume cité.
« Ceux qui savent la vérité ont écrit : Celui qui ne se lave pas les mains avant de manger, comme l'ont ordonné les Rabbis de sainte mémoire, sera transporté dans une cataracte, où il n'aura pas de repos ; il sera traité comme un assassin que l'on a jeté à l'eau- ».
1 Les iiâlioii6S sont cl6 PilcG
2. Kitzur. Sh'lh, fol 17, col. 2 ; « The Kabbala », p. 27G, Univeraul Classic Library, Hebraic Literalure.
Ayez honle de votre sort, ô vous tous qui ne vous lavez pas ! Ne prenez pa» voire place à table avec des mains qui n'ont pas été lavées,de peurque vousne subissiez le destin des assassins et ne soyez transportés dans le Niagara ou dans quelque autre cataracte semblable !
« Mander la viande après le fromage, ou le fromage après la viande, nous dit-on, est un péché très grave ; et il en est question dans leZohar, à la section Mishpalim où il est dit que celui qui est sans scrupules à cet égard sentira qu'un mauvais esprit résidera en lui pendant quarante jours ; son àme sortira de lespril qui n'a'pas de sainteté' ».
Ce qui suit est également profond et pratique : « On devra se couper les ongles tous les vendredis, ja'mais le jeudi, pour éviter que ^es ongles ne commencent à pousser le jour du prochain sabbat. On devra se couper d'abord les ongles de la main gauche, en commençant par le quatrième doigt et en finissant par le pouce i puis on devra couper les ongles de la main droite, en commençant par le pouce et en finissant par le quatrième doigt ; il ne faudra pas changer l'ordre suivant : 4^, "2®, 5", 3" , 1'% pour la main gauche et 1*% 3", 5", 2-, 4^ pour la main droite. Ne jamais couper les ongles à deux doigts consécutifs, car cela est dangereux et nuit à la mémoire. La raison et le mystère au sujet de l'ordre à suivre pour se couper les ongles sont bien connus de l'expert-)).
Si quelques-uns de mes lecteurs ont soulTert d'un trouble de mémoire, ils en connaissent à présent la cause. Quelle splendide mémoire ils auraient eue, s'ils avaient été instruits plus tôt dans la science des mystères kabbalistiques, et s'ils avaient évité de se couper le.» ongles de deux doigts consécutifs !
Le F.-. Pike n'est pas sans connaître la nature de la Bible qu'il préfère tant aux Ecritures Chrétiennes ; il nous en informe luimôme ■.
« La Maçonnerie, dit-il, e.^l une recherche de la lumière. Cette recherche nous fait directement remonter à la Kabbale. Dans cet encherèlremcnt ancien et peu compris d'ahsiinlité et de philosophie, l'initié trouvera la source d'un grand nombre de doctrines; avec le temps, il pourra parvenir à comprendre les philosophes hermétiques, les Alchimistes, tous les penseurs du Moyen âge opposés au Pape (Anti-papal), et Emmanuel Swedenborg )>.
Ici donc, cher lecteur, sur cette roule qui mène d'un enchevêtre-