‹ Etude sur la franc-maçonnerie américaineChapitre 132 sur 221 · LA FRANC-MAÇONNERIE DANS SES RAPPORTS · texte numérisé non relu

LA FRANC-MAÇONNERIE DANS SES RAPPORTS

de l'Ame el parce que cela favoriî^e la santé du corps ; la verlu est la santé de l'àine. tout comme le péché el le vice en sont la maladie elle dérangement ; puis, il y a l'onclion, ou action d oindre avec l'huile, parce que cela a pour ellel de nous mettre à part et de nous consacrer au service et au sacerdoce du Beau, du Vrai el du Bien ; quant aux i-obes blanches, elles sont les emltlèmes de la candeur, de la pureté et de la vérité >^.

'< Uuel est pour nous, reprend-il. le symbole principal de la rédemption et de la régénération définitives de l'homme ?

« C'est, répond-il, le souper fraternel avec le pain qui nourrit, avec le vin qui rafraîchit et réconforte ; symbole du tenips à venir où toute l'humanité sera une grande et harmonieuse fraternité ; enseignement qui nous apprend les grandes leçons que voici : c'est que la matière changeant sans cesse sans qu'aucun atome soit anéanti, il n'est pas rationnel d'admettre que l'âme, étant d'une nature bien plus noble, ne prolonge pas son existence au-delà du tombeau ; c'est que les myriades il'hommes qui sont morts avant nous, pourraient revendiquer un droit de propriété sur les particules qui composent nos corps mortels, la matière ne cessant de former des combinaisons nouvelles ; les corps des antiques morts, des patriarches qui ont précédé et suivi le Déluge, des rois el du menu peuple de tous les siècles, s'élant dissous en leurs éléments constitutifs, sont transportés par le vent à travers tous les continents ; ils entrent incessamment comme parties intégrantes dans les demeures des âmes nouvelles, ce qui crée de nouveaux liens de sympathie et de fraternité entre tout homme vivant el sa race tout entière. Dès lors, dans le pain que nous mangeons, dans le vin que nous buvons ce soir, W peut ' se trouver, toutes prêtes à entier en nous, les particules mêmes qui ont concouru à former les corps matériels appelés Mo'ise, Confucius, Platon, Socrale ou Jésus de Nazareth. Dans le sens le plus rigoureux des teimes, nous mangeons el buvons les corps des morls, el il nous est impossible d'aHirmer qu'il y ail un seul atome de notre sang, de notre corps, dont une àme ou une autre ne puisse nous disputer la propriété ».

Ouand nos lecteurs auront été informés que c'est cela qu'on nomme la « Communion des Frères )-. ils comprendront aisément le sens de loul ce (pie dit le F.". PiUe.

' Le Pain el le rin consacrés, dit le V .• . Mackcy- , c'est-à-dire le pain et le vin employés, non pas simidement comme aliments, mais rendus sacrés par la volonté de symboliser un lien de fraternité, ce

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