Ibid., p
<lié la Maçonnerie et qui la connaissait le mieux. Je ne sais sur quelle base repose l'opinion qu'il visita l'Angleterre et y fut instruit par Preston lui-même: le fait n'a pour moi rien d'invraisemblable. 11 est évidenl qu'un tel homme n'aurait pas fait un tel voyage sans étudier le système qui, à ce moment, dominait en Angleterre, et la direction qu'il donna à ses travaux dans la suite montre qu'il poussa sesinyeiiig-AiionsJusqu à la science continentale de la Maçonnerie, telle quelle est développée dans les hauts grades. Lorsqu'il revint en Amérique, il se servit de tous les documents variés recueillis par lui, pour compiler et arranger ce système et y introduire non seulement des « lectures», mais des degrés qui ont toujours subsisté depuis cette époque ».
Le Rite écossais ancien et accepté, système essentiellement français, et qui nous est venu de France en 1783 sous le nom de Rite de Perfection, ne contenait, à l'origine, que vingt-cinq degrés. « En 1801, nous dit cependant notre auteur, ^ un Suprême Conseil fut inauguré à Charleston par John Mitchell et Frederick Dalcho. On trouve dans les Archives du Suprême Conseil d'abondantes preuves que, jusqu'à cette époque, les vingt-cinq degrés du Rite écossais étaient seuls reconnus. Mais tout à coup, lorsque fut faite l'organisation du Suprême Conseil, un nouveau Rite surgit : il naquit de l'adoption de huit nouveaux hauts grades continentaux, ce qui fit, du trente-troisième, au lieu du vingt-cinquième degré, le point culminant du Rite. A propos de ce Rite, le Dr. Mackey nous a dit un peu plus haut, dans la môme page : « Bien qu'il soit un des plus récents parmi les Rites Maçonniques, puisqu'il n'a été établi qu'en 1801, il est, à l'heure actuelle, le plus populaire et le plus largement répandu. On trouve dans presque tous les pays civilisés du monde des Suprêmes Conseils ou des Corps gouvernants de ce Rite, et dans beaucoup de contrées, il est la seule Obédience maçonnique. C'est le cas de presque tous les pays lalins ».
Il est de notoriété commune (ju'un Maçon peut appartenir à des Loges de rite difTérenl. Le Dr. Mackey- faisait partie à la fois du Rite .Vméricain et du Rite Kcossais Ancien et Accepté ; de même le Dr. Dalcho, un des fondateurs du Rite Ecossais Ancien et Accepté, était membre du Rite d'York, ^ etc., etc.
La pralitpie de Riles différents par la même Loge s'appelle >< Cumul de Rites >•. ■ (^est, dit le Fr.*. Me Clenachan*, la pratique par la même Loge de deux ou plusieurs Rites, comme ceux d'Amérique, ou d'York, oudel'Ecossais Ancien et Accepté, ou des Rites Ecossais