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en dehors même de toute instruclion maçonnique;, à s'adonner à un tel culte. Et ce culte étant élevé à la dignité de culte religieux, son intelligence maçonnique purifiée en tirera les conclusions naturelles, car « pour les purs, tout est pur ». Les anciens, qui adoraient les passions de la nature humaine étaient irréprochables dans leur morale ; il le sera comme eux. Horace était un initié. Sa sensualité, si effrontément exposée dans ses Odes, n'était que des écarts de jeunesse bien naturels. Alcibiade était un initié, mais nous ne voudrions pas faire un tableau de sa morale. Tibère en était un également; qui n'a pas entendu parler de Caprée ?
N'importe : dans chaque loge bien administrée, on voit, pour l'instruction des frères et pour leur édification, le symbole phallique, le point dans le cercle. Bien mieux, la Loge elle-même, les colonnes de la Loge, les officiers de la Loge, les symboles les plus ordinaires employés par la Loge, tout exprime la même signification à l'initié. Voulez-vous entendre ces affirmations dans des termes explicites appliqués au Temple de Salomon ?
La Loge, comme nous l'avons vu, est un type du Temple de Salomon, qui est lui même une copie des Temples phalliques égyptiens.
« La description suivante du Temple de Salomon, faite par J.-G.-R. Forlong, dans son admirable ouvrage intitulé Rivers of Life (Les Rivières de la vie) ne peut pas être négligée dans une encyclopédie maçonnique, nous dit le F.". McClenachan dans son Addendum à VEncijclopédie de la Franc-Maçonnerie du Dr. Mackey, (pp. 1004, 1005 1 ». Apprenez-nous, je vous prie quelles sont ces idées sur le Temple de Salomon si' admirables et si instructives pour la Fraternité ?
« Que la boîte de l'arche d'alliance, avec sa tour phallique, est semblable à tout un sanctuaire sivaïque, que la tovu' tlentrée n'est autre chose qu'un obélisque égyptien, ou bien la copie des piliers bouddhistes ou des colonnes d'Hercule placées près du temple phénicien Qu'un autel est une arche avec un « siège de miséricorde » ou lieu du feu et du sacrifice ».
Voici ce qu'il nous dit un peu plus loin : « Ces temples sont communs surtout chez les adorateurs du phallus de l'Inde méridionale. Un portique élevé orne généralement la façade ; on trouve dès l'entrée, les piliers phalliques, avec des autels pour le sacrifice , etc., et, dans le coin le plus reculé, le sanctuaire ou oracle du culte ». Ou encore : « Celte [section] donne les détails de la pointe et de la position des phalli, Jachin et Boaz ».
La même théorie est reprise à la page 1015, et plus complètement encore à la page 1016. « L'arbre et son extrémité de lotus, dit Kitlo
prit la place de la colonne égyptienne sur les deux fameux phalli de Salomon, Jachin et Boaz ». (p. 1017).
Ces deux piliers étaient sous le portique du temple de Salomon, et leurs représentants, portant les mêmes noms, Jachin et Boaz ornent la loii-e maçonnique. Le temple de Salomon était un temple l>halliqne, la loge est sa représentation fidèle, comme le sont le monde, l'humanité, comme l'est encore l'individu — tout devant être construit sur le même plan — voilà toute la Maçonnerie. Voilà où nous a conduits la Maçonnerie avec son paganisme el ses symboles païens ; elle l'a fait lentement, pas à pas, mais infailliblement.
D'abord. elle nous a montré son respect et son amour pour les cérémonies païennes qu'elle présente comme sacrées et comme le modèle des siennes propres. Puis elle oblige son candidat à faire le tour de la Loge. en parlant de l'est pour y revenir par le sud et l'ouest, afin d'imiler le cours journalier du soleil. Elle présente doncson candidat au soleil, objet du culte des anciens, purificateur] el régénérateur de toutes choses. Puis, on lui fait voir la communauté d'origine, la différence de formes mais l'identité de fond qui existent entre la Maçonnerie américaine et les mystères païens. Elle fait remonter son histoire aux mystères mithriaques ou culte phallique, modification du culte du soleil, en passant par les Gnostiques.
Elle renvoie son disciple studieux aux mystères païens pour y trouver la vraie signification de ses propres symboles, l'assurant que c'est là qu'il l'y découvrira. Elle reconnaît pour ses frères les anciens iiomains idolâtres, el elle fait remonter le nom môme de Maçon, bâtisseur de temple, jusqu'aux autels phalliques des temples païens, dont le Temple de Salomon n'était que la copie. C'est donc au culte d'Isis ou de la nature que nous aboutissons; c'est amsi (pi'il <^st appelé — le culte de noire nature sensuelle. Voilà pourquoi nous avons l)esoin qu'un chaagemcMil s'opère dans noire inlelligence, car la conscience el la raison chréliennes nous dirigent autrement. C'est pour enseigner ce culte que la Loge, est construite el ornée : ses olficiers représentenl le malin, le midi et le soir de riiiimanité ; ses piliers se nomment Jachin et Boaz ; ses colonnes : Sagesse, Force et Beauté soutiennent la Loge et une colonne n'est autre chose qu'un pilier bouddhique ; elle en a le même sens phallique ; et, pour résumer tout en un mot, on trouve dans chaque Loge bien administrée le point dans le cercle, ce qui figure les lins sacrées et religieuses que se propose la Loge, et ce point dans le cercle est le symbole phallique des païens.
« L'une des premières leçons enseignées au Maçon au début de son initiation, nous dit le Masonic Ritualist, p. 14, est qu'il ne devra jamais entreprendre quoi que ce soit d'important sans invoquer d'abord la bénédiction de la Divinité. C'est pourquoi, dès le début des cérémonies d'ouverture, on adresse une prière au Suprême Architecte de l'Univers. Bien que cette prière soit faite par le Maître, tous les Frères doivent y participer et tous, lorsqu'elle est terminée, doivent répondre : « Qu'il en soit ainsi : Amen ».
^( On déclare alors, continue le Ritualist, qu'au nom de Dieu et des deux saints Jean, la Loge est régulièrement ouverte, pour le premier, le deuxième ou le troisième degré, suivant le cas ».
Le Ritualist ajoute: « La formule: la Loge est ouverte au nom de Dieu et des deux saints Jean'^ est comme une déclaration des motifs religieux et sacrés de notre réunion, de notre profonde révérence pour cet Etre divin dont le nom et les attributs devront faire l'unique objet de notre contemplation, et de notre respect pour ces anciens patrons que les traditions de la Maçonnerie ont si étroitement liés à l'histoire de l'Institution ».
Nous avons vu ce qu'étaient ces patrons si vénérés de la Maçonnerie, « les signes saints et sacrés du Cancer et du Capricorne ». C'est en leur nom et en celui du Dieu de la Maçonnerie que la Loge est ouverte pour des motifs « religieux et sacrés »,et que le candidat est conduit au culte phallique. Que peut donc bien être ce Dieu maçonnique? Telle est la nouvelle question qui s'impose, et^quoique l'élude de cette question doive nécessiter quelque effort de pensée à nos lecteurs, nous sommes certain qu'ils ne s'y refuseront pas, étant donné les difficultés avec lesquelles ils nous voient aux prises; car c'est précisément alors que, dans l'intention avouée de nous éloigner, nous profanes, de la science maçonnique, on complique les choses à plaisir, il est plus difficile de les débrouiller, et de dévoiler aux non-initiés ce que, d'après le F.-. Pike, « l'on n'énonoe