Hncyctopœdta, p. G
plus en vue dans la Loge et sauter aux yeux dès l'entrée. Et, en effet, à la page 95 du Masonic Riiualisl, nous avons une gravure de la Loge, et nous y voyons la lettre G dans un halo resplendissant, suspendue au-dessus de la tête du Maître. Ce G, sans aucun doute, signifie Goo (Dieu). Ayant découvert le symbole cherché dans la Loge, nous sommes sur le point d'en sortir quand nos regards sont attirés par les instructions qui précèdent et suivent le symbole. Préoccupés que nous étions de découvrir le Dieu de la Maçonnerie, nous allions oublier un instant que son Dieu n'est pas noire Dieu.
Le paragraphe dans lequel se trouve la gravure de la Loge qu'illumine la lettre G est intitulé : « Les Avantages moraux de la Géométrie », et débute par cette assertion remarquable : « La Géométrie, la première et la plus noble des sciences, est la base sur laquelle est érigé tout l'édifice de la Maçonnerie ».
Gomment ! nous écrions-nous, nous pensions que c'était la théologie, science de Dieu et des choses divines, qui était la première et la plus noble des sciences. La géométrie, comme son nom même l'exprime (puisqu'il signifie littéralement mesure de la terre), est une science toute terrestre, qui traite des points, des lignes, des surfaces, des solides, toutes choses, en un mot, qui supposent la matière ; comment la science qui traite essentiellement de la matière peut-elle être la première et la plus noble des sciences ? Le G dans le halo n'exprimerait-il pas plutôt la Géométrie que God (Dieu) ? Ou encore exprimerait-il à lafoislaGéométrieetGod(Dieu),ensorte que, pour le Maçon, le bâtisseur, la Géométrie serait sa théologie, sa science de Dieu ? Est-ce là le fil conducteur qui va nous aider à sortir de cet inextricable labyrinthe maçonnique? C'est lui, en vérité. Notre dernière supposition est juste : le G dans la gloire représente la théologie maçonnique et Dieu, ou la Divinité maçonnique; — nous remarquerons que les Maçons n'aiment pas le mot Dieu — . car la Géométrie est le symbole maçonnique de la Vérité Divine.
'< De même que, dans toute église catholique romaine, dit le Dr. Mackey, et dans un grand nombre d'églises protestantes, on trouve, en quelque place d'honneur, une croix gravée ou sculptée, comme symbole du Christianisme, on peut voir dans toutes les Loges maçonniques du côté de l'Orient, un G peint sur le mur ou sculpté sur bois ou sur métal, suspendu au-dessus du siège du Maître. Ceci est, en fait, sinon le plus important, du moins le plus familier des symboles de la Franc-Maçonnerie, celui auquel le poète Burns fait allusion dans ses vers si connus et si souvent cités en parlant de « cette clarté hiéroglyphique que nul ne vit jamais sauf