‹ Étude sur la hernie musculaireChapitre 24 sur 28 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

Dans un excellent mémoire (de la cure radicale des hernies musculaires, récompensé par la Société de chirurgie, du prix Laborie 1892), M. le docteur Choux a traité de main de maître la question du traitement des hernies musculaires ; le point de vue historique ne laisse rien à désirer, il divise le sujet en deux parties : A. Traitement palliatif. B. Traitement curatif.

Pendant la période comprise entre 1803 et 1881, la méthode dite palliative fut presque exclusivement appliquée au traitement des tumeurs musculaires. Ce traitement avait l’unique prétention d’obvier dans la mesure du possible à la gène apportée aux fonctions du membre par le déplacement du muscle et de faire que la lésion existante ne s’exagérât par l’exercice et par l'effort.

Les moyens de contention, n’ont êté généralement

suivis que de médiocres résultats, sauf peut-être

ceux appliqués à la jambe où les bas élastiques ou lacés, exempts de tout danger au point de vue du développement des varices ont été à la fois efficaces et passablement supportés (thèse de Prat).

La compression, pratiquée avec les compresses oraduées était rationnelle, mais son emploi restait aussi incertain qu'incommode (Larger-Farabœuf).

Les cuissards lacés, les cuissards spéciaux de M. Baudin, le bandage herniaire à large pelote, calecon de caoutchouc de Trélat, etc., tous ces procédés, ces appareils si ingénieux qu’ils fussent restaient passibles des mêmes reproches.

Or linsuffisance de ce traitement dit palliatif n'avait point échappé aux observations de cette première période. Mourlon songea à l’incision, se basant sur les cas de Warren et de Rouillois. Comme Mourlon et après lui Follin dans l’article « Hernie musculaire » de son Traité de Pathologie externe (t. Il, p. 182) disait : « Pour guérir radicalement la hernie musculaire, il faudrait faire sur le point lésé une incision jusqu’à l’aponévrose, et panser la plaie avec de la charpie sèche de façon à la faire suppurer et à y développer un tissu cicatriciel assez solide pour boucher le trou de l’aponévrose. »

Dans le tome VIT du même ouvrage M. S. Duplay

M Era

ajoutait p. 954 : «il serait plus rationnel encore de pratiquer l’excision du tissu hernié et de réunir par suture les lèvres de la solution de continuité aponévrotique. » Bref il y eut une série de réussites relativement complètes des opérations tentées par Warren et Rouillois, Dupuytren, Sédillot, qui associait à Pincision longitudinale de la peau la destruction du reste avec la pâte de Canquoin et obtenait un réel succès. Nimier en 1881 imita Sédillot, mais son intervention fut test vrai moins heureuse, la tumeur ayant pérsisté quoique à un degré moindre.

C'était à la chirurgie nouvelle, mise à même, depuis la pratique de l’antisepsie, de réaliser, à volonté, la réunion par première intention, qu’il était réservé d'apporter au traitement dit Radical de Mourlon, les modifications opératoires susceptibles de le faire aboutir à une cure réellement digne de

ce nor.

Voici jusqu’à ce jour les tentatives et les résultats

obtenus.

1° Première relation de cure radicale tentée depuis l'emploi de la méthode antiseptique, Giess 1886, 2° Deux observations : un succès un insuccès. 3° Sellerbeck 1891, succès incomplet.

4° Gazin 1862, succès incomplet.

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