Étude Sur La Lèpre Tuberculeuse Ou Éléphantiasis Des Grecs
Il est peu de maladies qui aient donné lieu à autant de dissertations que la lèpre. Cela se comprend, carsa gravité et les ravages qu’elles a causés depuis l'antiquité jusqu’à nos jours, expliquent parfaitement les louables efforts que les observateurs de tous les temps ont faits pour la connaître jusque dans ses dernières limites, afin d’en saisir le mode et les conditions de développement et, si c’est possible, trouver le moyen d’entraver sa marche fatale.
Malgré ces nombreux écrits, il reste encore de grandes lacunes à combler dans sa physiologie pathologique.
Nous nous proposons, dans ce travail, d'apporter le fruit de nos recherches sur quelques cas de lèpre tuberculeuse, observés pendant notre internat à l'hôpital Saint-Louis, dans le service du D’ Hillairet, qui, de notre maître, a bien voulu devenirnotre amiet qui nous a inspiré l'idée première de cette étude. C’est grâce à ses conseils et aux observations qu’il nous a communiquées que nous avons puentreprendre
et terminer ce travail.
Que notre ami Grancher, qui nous a guidé dans nos observations micrographiques, reçoive ici nos sincères remerciments pour la bienveillance tout amicale avec laquelle il s’est mis à notre disposition.
N'ayant pas l'intention de faire un exposé didactique de
la lèpre, nous chercherons à expliquer les symptômes que l’on observe pendant la vie du malade, par les lésions que subirent les différents tissus et appareils.
Nous avons pensé qu'il serait inutile de faire l’historique de la lèpre, dont l'exposition si complète se trouve dans le bel ouvrage de Danielsen et Boeck sur la Spedalsked des peuples du Nord; c’est pourquoi nous ne mentionnons que les travaux récents dont cette maladie a été l’objet.
Nous avons l'espoir que les difficultés réelles du sujet que nous allons aborder contribueront à nous faire par donner les imperfections de notre travail.
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