Enfin pour des signes de diabète constitue
polyphagie, polyurie, polydypsie. Ou plus souvent à la suite de la découverte de glycosurie à l’occasion d'un examen d’urine.
De cet ensemble de symptômes :
— Les uns sont plus ou moins directement en rapport avec la lithiase, ce sont :
la douleur, les calculs dans les selles, l’ictère.
— Les autres sont le fait de la pancréatite scléreuse associée et de l'insuffisance pancréatique résultante :
la diarrhée graisseuse, les troubles de l’état général et la glycosurie.
LA DouLEUR
C'est le symptôme le plus important, le plus conslant, retrouvé dans les trois quarts des observations.
Siège : Le plus habituellement au creux épigastrique sur la ligne médiane, entre l’ombilic et l’appendice xyphoïde, parfois un peu plus à droite, dans la région pancréatico-duodénale; les irradiations, quand
Lie
elles existent, se font à gauche le long du rebord costal gauche, ou dans le dos entre les deux omoplates. Dans certains cas on décrit des irradiations le long du trajet de l’uretère évoquant la colique néphrétique; plus rarement, douleur transfixiante « en broche ».
Caractère : Elle s'installe plus ou moins brusquement, soit d'emblée très intense, soit par une simple sensation de pesanteur, s’accentuant progressivement: elle s'accompagne de paroxysmes plus ou moins irréguliers à type de crampes, de broiements, de coliques.
Horaire : La douleur est continue, avec des paroxysmes qui ont un horaire plus ou moins en rapport avec les repas : soit immédiatement après l’ingestion des aliments, soit deux heures après. Dans d’autres cas la douleur se résume essentiellement en une sensation de pesanteur pémible.
Elle est rarement calmée par les gastralgiques habituels, la malade de Dupérié n'était soulagée que par le pantopon, celle de Chiray et Bolgert par les applications chaudes.
Evolution : Les douleurs évoluent par crises, mais ce ne sont pas les crises bien tranchées, à périodicité fixe, des ulcères gastro-duodénaux. Elles peuvent durer de Z et 3 jours jusqu'à 10 à 15 jours et parfois plus, à début et à terminaison plus ou moins brusques. L’intervalle entre les crises est variable, selon les malades et chez un même malade : tous les mois, tous les Ceux mois ou même tous les quatre et six mois. Un caractère assez commun est que leur fréquence devieni plus grande avec l'ancienneté de la lithiase,
ei
Les douleurs sont accompagnées de vomissements, soit à l’ingestion d’aliments, soit deux à trois heures après les repas, à l’acmé de la douleur. Elle calme cette douleur mais souvent sont redoutés, pénibles par les efforts d'expulsion. Entre les repas, tendance nauséeuse. Un autre signe, assez typique retrouvé dans l’observation de Minnich Holzern rapportée par Lazarus, est une salivation exagérée (un litre par heure dans cetie observation).
Enfin la douleur peut s'accompagner d’une réaction solaire : anxiété, hypotension, pouls rapide, tendance au collapsus; et quelquefois même de température à 38-39° avec même, frisson.
En résumé : ce sont des douleurs épigastriques, survenant par crises à type de douleurs épigastriques avec irradiations à gauche, accompagnées de vomissements et d’un certain degré de collapsus.