‹ Étude Sur La Longévité Des Parasites Du PaludismeChapitre 28 sur 39 · ARTE · texte numérisé non relu

ARTE

Si l'examen du sang a pour les médecins, toute sa valeur, dans ces formes de paludisme aigu — où il est permis de suivre exactement l’évolution de la maladie, par des examens successifs — dans les formes latentes, à évolution, torpide, nous avons vu que cette recherche restera négative alors que l’organisme héberge quelque part des parasites — et nous verrons aussi la nécessité absolue de les sortir de ces gîtes quand on voudra les retrouver — et là est l’intérêt des méthodes dites provocatrices.

H. C. CLARK, a fait des recherches sur le sang périphérique et sur le sang placentaire chez 19 accouchées, dans la zone du canal du Panama

Toutes avaient des parasites, dans leur placenta alors que 8 seulement en contenaient dans le sang périphérique — ce qui nous prouve donc que si le placenta est aussi favorable à la conservation de l'espèce parasitaire que le foie et la rate — comme ces organes il peut donc héberger des parasites alors que le frottis de sang ne permet pas de ces décéler.

Des recherches récentes, faites par COULON et SAUTET en Corse, sont venues affirmer également que le diagnostic microscopique du paludisme demande des examens de sang répetés et souvent pendant un temps très long, même chez des individus présentant des signes d’affection chronique — et que ce n’est souvent qu'au cours d'une affection intercurrente qu'on a le plus de chances de retourver ces plasmodium, chez ces paludéens.

Page 1