CONCLUSIONS
I. Le paludéen, retiré de la zone endémique, n'offre plus, en général, de signes cliniques et hématologiques de son affection parasitaire après un laps de temps qui varie avec le plasmodium en cause :
1° Le plasmodium falciparum, aura une longévité assez faible. Il disparaîtra spontanément du sang en 13 mois environ.
29 Le plasmodium vivax a une longévité plus grande chez des individus soustraits à des réinfections. Il n’est pas rare, de le retrouver après trois ans. c’est lui qu’on rencontre le plus souvent dans les réapparitions tardives.
39 Le plasmodium malariae, a pu montrer une longévité plus longue dans certains cas. Il faut expliquer sa rareté dans les cas de réveils lointains, parce qu’on le rencontre moins fréquemment dans les zônes endémiques.
II. La longévité des parasites est aussi sous la dépendance de facteurs individuels multiples et de l'intensité
des infestations antérieures. Les conditions meilleures de vie, d'hygiène générale et de soins font diminuer cette longévité.
III. Nous pensons, que ces porteurs de parasites, paludéens latents, ne forment qu'un faible pourcentage.
Cependant, si le clinicien peut considérer comme guéris ces porteurs de plasmodium, certaines causes favorables, montrent encore l’existence de ces hématozoaires dans l’organisme humain : de là, cette notion de paludisme latent, dont on ne doit jamais se départir dans le choix d’un donneur de sang.
IV. Les constatations de paludisme latent, dues à des causes fortuites, pose le problème de savoir, si cette forme de paludisme n’est pas plus fréquente qu'on le pense chez nos paludéens rapatriés.
V. La pathologie expérimentale et comparée, semble nous apporter des preuves en faveur de cette notion.
VI. Des méthodes dites provocatrices, doivent être le moyen de dépister les cas de guérison apparente.
VII. La splénocontraction par l’action de l’adrénaline nous fait mieux comprendre ce que nous savons de l’évolution du paludisme.
Elle nous permettra d'établir plus solidement un dianostic complexe,
Elle contribuera à traiter plus activement et plus longtemps cette affection.
Elle nous enseignera aussi à respecter plus souvent la rate des paludéens.