INTRODUCTION
Quand la lumière frappe une substance elle est partiellement diffusée, partiellement transmise et partiellement absorbée ; à la partie absorbée répond un effet mécanique, c’est-à-dire soit une production de chaleur, soit un changement moléculaire, soit une action chimique proprement dite, On connaît depuis longtemps un nombre considérable d’effets de ce genre; mais on doit reconnaître qu’on n’a point réussi à relier entre eux ces différents résultats. Les recherches chimiques que j’expose sont loin de répondre à eë désidératum ; je m’estimerai cependant heureux si elles jettent un peu de jour sur cette importante question.
Le choix de ce aujet m’a été dicté par une étude antérieure publiée aux cAnnales de Chimie et de Physique y 5 ° série, tome XI, juin 1877^ et le travail actuel est la suite de ce premier mémoire. Cette étude a été commencée en 1873, à la Sorbonne, au laboratoire de M. Jamin, et en présence
de mes premiers résultats, j’ai considéré comme un devoir de la continuer.
En juin 1877 j’avais divisé la première partie de ces recherches en trois sous chapitres (1), l’un comprenant l'action de la lumière sur les corps métalloïdiques et métalliques ; le second sur les corps organiques -, le troisième sur le mélange dés premiers et des seconds. Aujourd’hui à ce mot vague de corps organiques je substitue celui de corps carbonés.
La première courbe que j’ai admise pour les corps métalloïdiques et métalliques (2), courbe qui indique du côté du jaune et du rouge des propriétés chimiques inverses de celles constatées du côté du violet, est confirmée par mes nouvelles expériences; la seconde courbe ( 3 ), qui indique dans le plus grand nombre de cas une oxydation dans toutes les radiations reste applicable aux corps carbonés. Je ferai remarquer que les carbonates en général ne sont point à ranger dans cette série; les actions photochimiques produites sur eux étant de celles qui s’exercent uniquement sur la base,
Je conserverai donc la division à laquelle, je m’étais arrêté dans le premier travail, en me contentant de substituer aux mots corps organiques les mots corps carbonés:
Dans la seconde partie de mon c ?Mémoire de juin 1877, j’ a i étudié certaines actions chimiques qui accompagnent la fluorescence, j’apporte aujourd’hui
-•:{!) An. dech. et de phy, 5 "* série T. XI, Introduction p. 145.
(2) An. de ch. et de phy. Loc, cit. p. 177.
(îj An. de ch. et de phy. Loc. cit. p. 198.-
un nouvel exemple qui concorde avec ce que j’avais déjà constaté.
Je terminerai par l’application à la Pharmacie de ces données générales acquises sur des composés chimiques quelconques.