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Radiographie du thorax (vue postérieure).
avec toux quinteuse, se rend compte qu'elle a avalé son bridge ; absorbe le lendemain de l'huile de ricin, est prise dans la journée de frissons ; claquements de dents ; température 40°; cet accès se renouvelle tous les soirs. Radioscopie trois jours après, on croit voir le corps dans l’œsophage.
Entre le lendemain à l'Antiquaille au service d’oto-rhino-laryngologie ; examen radioscopique après ingestion de bismuth.
On aperçoit le corps étranger à deux travers de doigts à droite de la ligne médiane à la hauteur de la huitième côte ; ombre nette, il est éloigné de l’œsophage dont la perméabilité est normale ; une radiographie confirme.
Intervention le 7 juillet ; anesthésie par infiltration ; cocaïne inter-trachéenne par voie intercrico-thyroïdienne ; trachéotomie haute-fils-tube de Brunning de 8 millimètres ; bronche droite remplie de pus et caillots, nettoyage à 6 centimètres en dessous de l’éperon trachéal, on voit le corps étranger. On l’enlève à la pince en même temps que le bronchoscope ; pus verdâtre dans la bronche, suture de la trachée en catgut; mèches ; seules opérations normales ; fièvre diminue dès le soir, oscille pendant quatre jours autour de 38, quatre jours après est normale ; pas de complications respiratoires, bien que la malade, du fait de sa paraplégie dut rester en décubitus dorsal.
Le bridge mesurait 28 millimètres de long, 9 millimètres de large, pesait 10 grammes 70.
Bridge de deux dents dans une bronche. — Bronchoscopie. — Enlèvement. — Owen, « Dental Summay », 1922. — Homme de 50 ans, convient avec son dentiste d'un bridge du bas de deux dents ; après les travaux préliminaires habituels, le bridge était prêt à être posé. Pendant que le dentiste l’essayait, le bridge glissa de ses doigts et fila dans la gorge du patient. L'impression immédiate fut désagréable, puis quelques minutes après, le patient ne sentit plus rien, il avait une sensation de pesanteur au creux épigastrique.
Le dentiste pensant que son client avait avalé le bridge, le pria de surveiller ses selles ; après trois semaines d'observation, rien. Le client alla à ce moment consulter son médecin habituel, se plaignant d’une gêne dans la poitrine. Le médecin, au cours de l’auscultation constata des bruits anormaux, le malade interrogé raconta l'accident survenu trois semaines auparavant.
Un examen radiographique fit voir que le bridge se trouvait dans le poumon droit.
Intervention sous bronchoscopie supérieure. Enlèvement difficile du bridge logé dans la bronthe droite et fortement ancré (longueur : 3 em., épaisseur 1 cm. 1). Pas de suites notables.
Couronne dans bronche gauche. — Bronchoscopie (D Guisez, cas 42, 1919). — Homme de 53 ans. Couronne de molaire en or, glissant des doigts, séjour 1 jour dans bronche gauche. Enlèvement par bronchoscopie supérieure.
Bridge dans les voies digestives. -— Evacuation sans incident. — Au cours d’une intervention pour enlever un bridge défectueux, le bridge céda brusquement, échappa des mains du dentiste, fut projeté avec violence dans le pharynx et avalé. ES
Le praticien recommanda au malade de s’alimenter avec de la purée de pomme de terre dans laquelle on effilocha du coton, afin d’enrober le bridge. Evacuation sans incident par les voies naturelles quelques jours après.
(Communiqué par M. Brossol).
Couronne dans les voies digestives. — Voulant procéder à la mise en place d’une couronne, M. L. P. essaya la couronne comme il est d'usage sur la racine de la dent. Au moment de retirer la couronne pour y placer du ciment et la fixer définitivement, la couronne glissa et fut déglutie. Elle fut évacuée quelques jours après sans incident. (M. L. C., Paris).
Dent à pivot déglutie. — A la suite d’un faux mouvement au moment de l’essayage d’une dent à pivot, M. F., 40 an:, avale la dent. Elle est expulsée quelques jours après sans incident.
(Paris, 1923).
Le 6 Novembre 1926, C..., chirurgien-dentiste à Paris, essa yait une dent à pivot pour sa fixation sur une racine de prémolaire Supérieure, lorsque la dent s’échappant des mors de la pince qui la tenait, fut avalée par le patient. L’expulsion eut lieu quelques jours après par les voies naturelles sans incident.