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Cross. Là, le chirurgien fil de son mieux pour retrouver l’objet perdu, mais ses recherches furent vaines,.
« Etes-vous certaine d’avoir avalé votre appareil ? » demanda le chirurgien.
La malade répondit qu'avant été l'après-midi chez son dentiste, elle pensait avoir mis son dentier en bouche. Le chirurgien téléphona alors au dentiste pour savoir si la pièce n'avait pas été oubliée dans son cabinet par mégarde. Le praticien donna une réponse affirmative.
«€ Tout va bien, dit alors le chirurgien, vous avez oublié votre appareil chez le Dentiste ! »
— J'étais pourtant convaincue de l'avoir mis dans ma bouche et comme je fus prise d’un violent mal dans la poitrine, je ne doutai pas un seul instant d’avoir avalé l'appareil», répondit la patien- Le, heureuse de s’en Lirer ainsi.
« Dental Surgeon », 24 mars 1923.
Corps étranger de l’œsophage faussement diagnostiqué par les rayons. —— Une femme se plaint d’avoir avalé un os en mangeant de la soupe. L'œsophagoscopie fait voir dans l’œsophage un os lone de deux centimètres ; mais l’ablation échoue. On recommence après avoir retiré puis réintroduit le tube ; on ne voit plus rien. La radioscopie faite alors montre à la hauteur de la bifurcation une ombre assez épaisse de la dimension de l’os avalé. Nouvelle æsophagoscopie négative. Il s'agissait done de la concomittance d’un ganelion calcifié.
(Suchanek).
Erreurs de diagnostic. — M. Thibonneau a rapporté un cas d'erreur de diagnostic radiographique :
L'image des cartilages du larynx avait été interprétée comme étant celle d’un dentier, la malade ayant l’obsession d’un corps étranger, éprouvait une gêne de la déglutition.
Sociélé d'Odontologie, 30 décembre 1924.
Une femme, dans un état d’agitation extrême, se précipita à l'Hôpital général de Northampton, déclarant qu'elle venait d’avaler son dentier et qu’elle souffrait terriblement de douleurs internes. Elle avait une température de 380 et on se préparait à la radiographier, mais avant: de commencer, on retrouva les dents manquantes dans le manteau que portait cette femme.
« Dental Surgeon », 13 août 1921.
Dent artificielle avalée. — Obsession de la présence d’un corps étranger. —— Observalion recueillie dans le Service de M. le Professeur Sebileau. — Mme R. L..., 42 ans, porteuse d’une pièce dentaire du haut, de 12 dents, en mangeant, casse une dent de son appareil et avale cette dent.
A presque aussitôt sensation douloureuse rétro-sternale, con-
sulte son médecin qui fait faire une radiographie sur laquelle on voit (d’après les dires de Ia femme) que la dent est restée dans l’œs0phage ; malade s’alimente mal pendant trois semaines et a crainte d’une complication, surveille ses selles d’une façon irrégulière. La douleur persistant, vient à l'Hôpital Lariboisière le 3 janvier 1926. Un examen radioscopique et radiographique de l’œsophage et de l'estomac ne permet pas de retrouver le corps étranger. La malade est gardée en observation quelques jours ; on la convainc que la dent est évacuée et qu'il n’y a aucun accident à redouter.
Nous demandons à cette femme si elle garde son dentier la nuit ; sur sa réponse affirmative, nous la mettons en garde contre cette pratique, en lui disant qu’un jour ou l’autre, c’est le dentier tout entier qui s’en ira faire un voyage dans son tube digestif ; elle ne paraît pas attacher d'importance à ce conseil, car, dit-elle, « il y a vingt ans que j’ai un dentier, et je dors chaque nuit avec, sans qu’il soit jamais tombé » ; la crainte de déglutir une dent était pour elle plus grande que celle d’avaler l'appareil complet.
GEHNPITRESVII