‹ Étude sur la pénétration dans l'Organisme de certains corps étrangersChapitre 45 sur 67 · JE · texte numérisé non relu

JE

Sur un ensemble de 150 cas de dentiers nous trouvons :

39 cas dans les voies aériennes.

ITR — digestives.

Les cas de dentiers dans les voies aériennes se répartis- Séntient:

25 cas dans les voies supérieures (larynx ou trachée). [4 — — - inférieures (bronches), dont 7 cas dans les bronches droites.

D — bronches gauches:

? ___ bronches non spécifiées.

A propos de 30 cas de mort rapportés pour les corps étrangers des voies aériennes, il nous faut signaler que les observations s'étendent sur une période assez longue, bien antérieure à la vulgarisation des méthodes actuelles de traitement par trachéo-bronchoscopie. En effet, ces cas de mort se répartissent ainsi : 9 cas pour aspiration de dents dans les voies aériennes sans qu'aucune tentative de traitement ait été faite, 1 cas dans lequel la thoracotomie a été pratiquée.

Dans les 20 cas de mort à la suite de pénétration de dentiers dans les voies aériennes, la mort a été, ou immédiate par asphyxie, ou tardive par infection. Dans 18 cas, aucune intervention n’a été faite. Dans 2? cas la mort a suivi l'intervention chirurgicale.

Quant aux cas de mort pour corps étrangers des voies digestives (17 cas pour des dentiers), ils ont eu lieu dans les circonstances suivantes :

2? cas de mort sans qu'aucune intervention ait pu être faite.

2 — après œsophagoscopie.

12 — après œsophagotomie, pharyngotomie (ou tenlatives au panier de Graefe).

| ou ‘après intervention sur l'intestin.

Depuis lintroduction de la broncho-æsophagoscopie le pronostic est meilleur. Les observations signalées, surtout en cas d'intervention précoce, ont presque toujours eu des suites favorables.

Sur 39 observations se rapportant à des bronchoscopies, nous trouvons 37 guérisons et 2 morts (les corps étrangers, dans ces 2 cas, n'ayant pu être localisés ni retirés).

Sur 70 cas de corps étrangers enlevés sous æsophagos- Copie, nous trouvons 68 guérisons et 2 cas dans lesquels l'intervention à été suivie de mort, non du fait même de l'intervention, mais par perforation de l’æsophage, causée vraisemblablement par des crochets de dentiers.

Rappelons que les statistiques de MM. Chevalier-Jackson et Guisez donnent 97 à 98 % de guérisons pour les interventions sous broncho-æsophagoscopie, les échecs étant dus à ce que les patients ont été vus trop tardivement. Les Statistiques des cliniques oto-1hino-laryngologiques hospitalières sont certainement plus mauvaises, car les malades sont souvent amenés à l'hôpital lorsque la situalion est presque désespérée ou que les patients ont déjà subi ailleurs des interventions multiples et malheureuses.

Les cas de long séjour de corps étrangers dans les voies aériennes et digestives sans que des accidents graves se soient produits et sans que le diagnostic ait été fait, sont particulièrement intéressants. Dans nos observations nous trouvons plusieurs cas de séjour de dents ou dentiers dans les bronches pendant plusieurs années.

Pour les corps étrangers des voies digestives, nous trouvons plusieurs cas de séjour de deux années (Hecht), un cas de séjour de 2 ans 1/2 (Saint-Clair Thompson, Professeur Moure), un cas de séjour de 12 années (Chiari), un cas de séjour de 10 ans (Tapia), et de 18 ans (Braden Kyle).

À notre connaissance, le plus long cas de tolérance d’un corps étranger est le cas d’une pièce de monnaie, rapporté par Chevalier-Jackson, qui séjourna dans l’œsophage pendant 30 ans.

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