Ne pas suspendre le malade par les pieds
4. Ne pas faire une tentative quelconque sans radiographie préalable à moins d’urgence ou d’impossibilité.
5. Ne jamais introduire à l’aveugle, sonde, bougie ou instrument quelconque.
6. Ne pas se hâter de dire qu'il n’y a pas de corps étranger sans en être certain.
Un objet glisse de la main de l'opérateur dans la bouche grande ouverte du patient.
Que va faire l’objet ?
Il va rester sur la langue ou le plancher buccal, L'opé-
rateur pourra le saisir avec ses doigts ou une précelle : ou bien le patient va le cracher brusquement, ou bien encore,
NS
par un mouvement de déglutition volontaire ou réflexe, il va l’avaler ou l’aspirer.
I n’y a pas de temps à perdre.
Garder son sang-froid. Recommander au malade le calme et l'immobilité, chose facile s’il ne s’est rendu compte de rien, bien plus difficile s'il a senti quelque chose glisser dans sa gorge, s'il s’affole ou s’il voit que l'opérateur est inquiet. Abaisser immédiatement le fauteuil et mettre le malade en position horizontale, empêchant ainsi le corps étranger de descendre dans l’œsophage ou le larynx. Essayer d'enlever le corps avec les doigts ou des précelles sans brusquerie ; sans hâte fébrile et sans provoquer l'effet contraire à celui cherché, c’est-à-dire l’enfoncement du corps étranger.
Appeler quelqu'un pour avoir une aide et pour dégager sa responsabilité.
Surveiller le malade s’il se cyanose, s’il s’asphyxie, si toute aide médicale est loin, faire une trachéotomie, opération que le chirurgien-dentiste n’a pas qualité de faire, mais qu'il doit savoir faire, car l’urgence prime tout.
Un palient ayant la trachée ouverte vaul mieux qu'un patient mort!!! (Owen).
Dans ce’cas faire appeler immédiatement un médecin si on n’est pas soi-même médecin.
Si aucun symptôme alarmant ne se produit, rassurer le malade, l’aider à garder son calme par des paroles sensées, prononcées d’un £on calme.
L'objet disparu est dans l’æsophage ou dans les voies aériennes, nous savons ce qui peut se passer — ou bien il a été craché (s’en assurer).
I ne faut pas abandonner le malade ou le renvoyer chez lui purement et simplement, le confier à un confrère s’occupant de la médecine générale, le conduire immédiatement ou le faire conduire à un radiographe, assister si possible soi-même à la radioscopie et à la radiographie. Agir selon le résultat de l'examen (broncho-œæsophagoscopie) le plus rapidement possible.
Faire surveiller le malade pour être prêt à toute inter-