‹ Étude sur la variole-vaccinChapitre 20 sur 36 · DO · texte numérisé non relu

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sur le dos rasé. L'effet fut médiocre ; seul le champ inoculé aveclalymphe, présenta quelques papules isolées. On procéda cependant à la récolte. Les produits de graltage furent émulsionnés el inoculés séparément à un veau, qui reçut en outre, sur deux autres champs, d'une part les croûtes, d'autre part la lymphe qu'on avait prélevées sur les deux varioleux. Le champ ensemencé avec Ja lymphe humaine présenta seulement un nodule qui s'effaça rapidement ; par contre, les champs ensemencés avec la lapino-variole se couvrivent de croûtes épaisses qui ne tombèrent qu'à la fin de la 4° semaine. La vaccination d'épreuve pratiquée le 20° jour, ne donna aucun résultat. L'inoculation des croûtes qui s'étaient formées surle dos du lapin, n’offrait pas une certitude de réussite suffisante pour qu’on continuât cette souche. Il n'en résulte pas moins, »our M. Voigt, que le lapin se présente comme un intermédiaire de choix entre la variole humaine et la variole bovine.

Au Congrès vaccinal de Hambourg (1908) (21 )les discussions sur la variolo-vaccine occupent une place prépondérante.

M. Stumpf cherche tout d’abord à dégager de l’ensemble des recherches sur la variolo-vaccine, quelques notions sur les qualités de la nouvelle Iymphe. Il est aujourd'hui hors de doute que la semence variolique subit, par la culture sur l'organisme des bovidés, une atténuation si marquée et si rapide que le nouveau virus peut, sans crainte de causer une infection générale, être porté sur l'homme à la deuxième, ou au plus tard, d’après Kischer, à la quatrième génération. On peut le cultiver à

travers un nombre plus ou moins considérable de géné-

= 100 rations et en cas d'affaiblissement, le régénérer par la transmission à des espèces intermédiaires parmi lesquelles l’homme tient le premier rang. Cet affaiblissement est ordinairement indiqué par une maturation précoce. D'ailleurs les souches variolo-vaccinales de bonne qualité se caractérisent par une longue persistance de leur virulence. |

Par ailleurs, M. Stumpf rappelle la rareté du succès dans les tentatives de réalisation de la variolo-vaccine et reconnait que les conditions de la réussite sont encore en grande partieignorées. Personnellement il n’a aucune confiance dans l'emploi des croûtes de variole. C’est la lvmphe transparente prélevée de bonne heure qui donne les plus grandes chances de réussite. La lymphe purulente, à la condition de l’émulsionner le plus tôt possible, est susceptible de donner aussi quelques succès. La gravité de la variole dont est issu le produit, n'est pas indifférente : la varioloïde est impropre à la culture de la variolo-vaccine.

À Munich, où, depuis 1902, il cherche à créer des souches variolo-vaccinales, M. Stum pf vient encore d’enregistrer un succès. À ce propos, M. Groth{33),son assistant, apporte la liste des différentes tentatives faites depuis 7 ans. Bien que quelques-unes de ces expériences aient été rapportées précédemment, ce tableau donne une vue d'ensemble qui mérite d’être reproduite :

1. Variole de Büumenheim. — Sérum légèrement trouble provenant d'un cas grave terminé par la guérison.

12-4-1902. — [noculation sur le veau n° 42 : 6 pustules. 14-4-1902. — — n° 43: 6 grandes et belles pustules

Culture purement animale jusqu’à la 4° génération.

Due ne

IL Variole de Simbach. — Lymphe purulente provenant d’un Cas grave terminé par la mort.

24-4-1905. — [noculation au veau n° 49 : 17 pustules confluentes.

27-4-1905. — — 51 : 1 pust. detaille moyenne. 1-5-1905. — — 57 : 10 belles pustules.

on — 58 : 9 grandes pustules.

Culture purement animale Jusqu'en 5° génération.

IL, Variole de Saint-Jean. — Semence purulente provenant d’un Cas suivi de mort.

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