‹ Étude sur la variole-vaccinChapitre 24 sur 36 · SAC 1 HR MIRE · texte numérisé non relu

SAC 1 HR MIRE

Les malades auxquels étaient empruntées les semences varioliques inoculées aux 8 premières génisses avaient été, pour la plupart, traités par le xylol. Nous nous étions demandé si cette médication, dont on connaît l'efficacité, n'avait pas pu exercer quelque atténuation de la semence variolique. Aussi avons-nous eu soin, pour cette

deuxième série d'expériences, de recueillir le virusavant tout traitement. Seul le sujet dont la lymphe fut inoculée à la génisse 16, avait pris, le matin même, X gouttes de xylol.

La pulpe utilisée pour la génisse 18 provenait de la pustule primaire d’un singe variolisé.

Chaque imoculation fut précédée d’un examen bactériologique de la semence variolique. L’ensemencement sur gélose et sur bouillon révéla, le plus souvent, pour le virus récent, du staphylocoque doré ou blanc ; le plus habituellement, les Jlymphes ou croûtes anciennes glycérinées, étaient stériles.

Voici le résumé de ces expériences f.

GÉNisse N° !, inoculée à l’étable le 19 février 1908, avec du pus et de la pulpe varioliques, prélevés la veille et le matin même de l’inoculation, au 9° jour d’une variole confluente. Dans la zone ino culée avec la pulpe variolique apparait, au 7° jour, une ébauche de papulation qui disparut rapidement.

L'inoculation vaccinale d'épreuve produisit une éruption précoce avortée et hâtive.

A l'inoculation de contrôle au lapin, cette Iymphe vaccinale montre peu de virulence.

1 Le protocole complet de ces expériences ayant déjà été publié dans le Journal de Physiologie el de Palhologie générale (loc. cil.), nous en donnons seulement le résumé.

DUVOIR. 7

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Le sérum de la génisse est nettement virulicide vis-à-vis du vaccin. à En résumé : Ebauche de papulation. Immunisation partielle.

GéNISSE N° 2, inoculée à l’étable le 4 mars 1908, avec dé la sérosité purulente et de la pulpe varioliques recueillies depuis 8 et 45 jours. On n'observe pas la moindre trace d’éruption.

Cependant l'éruption vaccinale d'épreuves est précoce et hâtive et le contrôle du vaccin recueilli sur cette génisse témoigne de sa faible virulence.

Quant au sérum de la génisse, il se montre virulicide.

En résumé : Pas d’éruption. Immunisation partielle.

GÉNISSE N° 3, inoculée à l'étable le 18 mars 1908, avec du pus et ‘ des croûtes varioliques conservées à la glacière depuis À mois environ. La génisse présente une éruption de vésicules miliaires rapidement desséchées, éparses entre les scarifications qui restent exemptes de toute apparence morbide.

La contre-épreuve vaccinale donne une éruption assez belle, dont la Ilymphe montre au contrôle une activité normale.

Le sérum de cet animal n'est que très légèrement virulicide.

En résumé : Eruption miliaire vraisemblablement non spécifique ; réceptivité vaccinale sensiblement normale.

GÉNISSE N° 4, inoculée à l’étable le 15 avril 1908, avec du pus recueilli depuis 8 jours et des croûtes varioliques conservées à la glacière depuis 41 jours. Aucune trace d’éruption.

Eruption vaccinale d'épreuve franchement avortée, et dont la lymphe inoculée au lapin se montre peu active.

Le séram de cet animal est légèrement virulicide.

En résumé : Pas d'éruption. Réceptivité vaccinale très sensiblement diminuée.

GENISSE N° 5, inoculée à l’étable le 6 mai 1908, avec des croûtes varioliques recueillies et conservées à la glacière depuis une vingtaine de jours. Aucune apparence morbide sur le champ d'inoculation.

Eruption vaceinale d’épreuve précoce et avortée dont la ]ymphe accuse cependant une activité presque normale.

Aptitude virulicide légère du sérum.

En résumé : Pas d'éruption. Légère immunisation.

GÉNISSE N° 6, inoculée à l’étable le 20 mai 1908, avec les mêmes produits que la génisse n° 5. Aucune trace de réaction.

Eruption vaccinale d'épreuve précoce, à évolution accélérée et à apparence fruste.

Aptitude très nettement virulicide du sérum.

En résumé : Aucune éruption. [mmunisation partielle.

GÉnisses N°5 7 er 8, inoculées à l’étable le 12 Juin 41909, avec de la lymphe et des croûtes varioliques anciennes (une zone est inoculée avec du liquide purulent provenant de l'épidémie de variole de 1905). Aucune apparence morbide sur les surfaces ensemencées.

La contre-épreuve vaccinale avorte partiellement sur les deux génisses.

En résumé : Aucune éruption. Immunisation partielle.

GÉNISSE N° 9, inoculée à l’étable le 26 janvier 4910, avec de la Ivymphe fraiche hyaline provenant d’une variole grave terminée par la mort,survenue chez un enfant qui n’avait jamais été vacciné. Sur le flanc du côté opposé, on pratique des inoculations à blane. II se produit sur les scarifications variolisées, une réaction inflammatoire légère et fugace.

L'éruption vaccinale d’épreuve avorte partiellement.

Le sérum de cette génisse se montre virulicide.

En résumé : Réaction inflammatoire fugace. Immunisation partielle.

Génisse N° 10, inoculée à l’étable le 24 janvier 1910, avec des croûtes épaisses et grattées jusqu’au sang, recueillies sur le singe nemestrinus n° 3, le 7° jour après Ja variolisation. Sur le flanc opposé, scarifications aseptiques.

Du côté variolisé, réaction phlegmasique banale.

L'inoculation vaccinale détermine, le long de certaines incisions, une vague ébauche de pustulation et le long des autres une réaction purement phlegmasique.

En résumé : Réaction inflammatoire banale; immunisation presque complète.

Génisse N° 11, inoculée à l’étable le 18 février 1910, avec du virus un peu grumeleux qui venait d’être recueilli sur une fillette de 2 ans 1/2 non vaccinée, atteinte de variole confluente à la période présuppurative. Aucune réaction appréciable.

Eruption vaccinale d’épreuve d'assez belle venue.

En résumé : Aucune éruption. Immunisation insignifiante.

GÉNIssE N° 192, inoculée à l’étable le 20 février 4910, avec de la

lymphe en partie pure, en partie glycérinée, recueillie avant l’achè-

vement de la vésiculation, dans un cas de variole confluente. Scarification d’épreuve.

On remarque le 9 mars, sur le parcours d’une scarification inoculée, un petit nodule ferme sans réaction inflammatoire ambiante, dont l’incision, le 14 mars, montre un magma caséeux amicrobien.

Eruption vaccinale un peu élective.

En résumé : Pas de réaction spécifique. Immunisation légère.

Génisse N° 13, inoculée au lit même du malade le 20 mars 1910, avec du virus provenant de papulo-vésicules et de quelques éléments hémorrhagiques, le 4° de l’éruption dans un cas de variole terminé par la mort. — Scarifications aseptiques sur le flanc opposé.

Aucune réaction spécifique.

Très belle éruption vaccinale d’épreuve.

En résumé : N1 éruption, ni immunisation.

GÉNISSE N° 14, inoculée au lit même du malade le 25 mars 1910, avec du pus recueilli sur un cas de variole confluente. Scarifications aseptiques sur le flanc opposé.

Aucune réaction spécifique.

Eruption vaccinale d'épreuve un peu maigre.

En résumé : Pas de réaction spécifique, immunisation minime (?)

GÉNISsE N° 15, inoculée le 6 avril 1910, avec da virus recueilli sur un enfant de 2 ans non vacciné, atteint de variole confluente. 2 champs d’inoculation : sur le segment antérieur séro-pus non glycériné inoculé au lit même du malade; sur le segment postérieur

séro-pus glycériné recueilli la veille. Searifications aseptiques sur le flanc opposé.

Le ?° jour, éruption légère de sudamnia sur les flancs rasés de la génisse Dans les 2 segments inoculés, les scarifications sont légèrement surélevées, un peu indurées et encadrées d’un liseré inflammatoire.

Le 3° jour, la réaction phlegmasique semble plus marquée dans le segment inoculé avec le virus glycériné.

Le 5e jour, sur le segment inoculé avec le virus glycériné, on découvre 2 ou 3 petites élevures grosses comme des têtes d’épingles, de nature certainement traumatique, car elles furent très fugaces.

Eruption vaccinale d'épreuve très belle avec le vaccin de lapin ; moins marquée avec le vaccin de génisse.

En résumé : Pas d’éruption. Immunisation minime (?)

GÉNISsE N° 16, inoculée le 12 avril 4910 au lit du malade, avec de la lymphe opalescente recueillie au 5° jour de l’éruption d’une variole hémorragique terminée cependant par la guérison. La malade avait absorbé X gouttes de xylol. En plus du flanc gauche, du virus est également inoculé aux tétines et au mufle. Scarifications aseptiques sur le flanc droit.

Légère réaction phlegmasique au niveau des scarifieations virulentes et glycérinées.

Eruption vaccinale d’épreuve chétive, croûtelleuse, mal venue et fruste.

En résumé : Aucune réaction spécifique. Immunisation partielle.

Génisse n° 17, inoculée au lit même du malade le 22 avril 1910, avec du virus elair provenant d’une variole confluente, un peu ecchymotique, terminée par la guérison, malgré ses allures sévères. Au moment de l’inoculation, au 8° jour de la maladie, la température de la malade était à 39°2. [noculations sur le flane gauche, le pis et la narine droite. Scarifications aseptiques d’épreuve.

Aucune réaction. Les incisions sont représentées par des croùtelles linéaires, légèrement saillantes; 8 ou 10 d'entre elles portent quelques élevures plates, indépendantes ou fusionnées par leurs bords contigus (apparence moniliforme). Quelques élevures

MR on

apparentes semblables sont éparses sur le champ d’ensemencement. Le grattage de tous ces éléments fournit une pulpe absolument sèche où le microscope ne fait découvrir que des produits épidermiques et des fragments de tissu cellulaire.

Cette pulpe est additionnée du 1/3 de son poids de glycérine, puis broyée à la molette. Une partie en est inoculée séance tenante à un lapin (dos, bords inférieur et supérieur de la narine gauche, cornée droite). L'autre, la plus considérable, est conservée à la glacière pour être inoculée ultérieurement à une génisse. Ces deux ‘ inoculations furent stériles.

Eruption vaccinale d’épreuve d’apparence médiocre. En résumé : Eruption papuleuse ; immunisation partielle.

TAURILLON N° 18, inoculé au lit du malade, le 9 mai 1910, avec - du virus purulent et sanguinolent prélevé le 5° jour de l’éruption sur une variole confluente et ecchymotique en certains points. Scarifications aseptiques sur le flanc opposé. Réaction phlegmasique légère au niveau de scarifications virulentes.

Vaccination d’épreuve sur le flanc et les bourses : éruption fruste sur le flanc ; très bien venue sur les bourses ; mais desséchée, recouverte de croûtes jaunes et parcheminées au-dessous desquelles le tissu apparaît sec sans la moindre trace de lymphe.

En résumé : Aucune réaction. Immunisation partielle.

Géisse N° 19, inoculée à l’étable le 25 mai 1940, avec du virus recueilli sur un nègre non vacciné atteint de variole confluente grave, terminée cependant par la guérison. Le virus prélevé dans des vésico-pustules était conservé depuis 10 jours dans de l’eau glycérinée. Scarifications aseptiques sur le flane opposé.

Réaction traumatique très légère sur les deux espèces de searifications. Éruption vaceinale d’épreuve fruste, tout en eroûtes, sans relief, sans liseré lÿmphogène, et presque sans rougeur ambiante.

En résumé : Aucune réaction spécifique. Immunisation partielle.

Ainsi nos lentatives sont restées stériles. Malgré la diversité et la qualité du virus employé, les effets, le plus souvent, furent nuls, ou d'apparence inflammatoire

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