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lanoline. Des expériences de diffusion ont amené aux mêmes conclusions.
M. Luff (1) renfermait dans des vessies de mouton maintenues dans l’eau à 36° des pommades aux trois excipients et à l’iodure äe potassium. Avec la vaseline, l’iodure se retrouve dans l’eausau bout d’une heure, avec l’axonge après neuf heures ; avec la lanoline on n'’observait rien, même après 24 heures.
Il restait à déterminer si la propriété osmotique des médicaments solubles, mis sous forme de pommade, est la même sur une surface absorbante imprégnée d’eau ou dans un milieu aqueux que sur une surface imprégnée de liquides organiques ou dans un milieu albumineux.
A cet effet, MM. Guinard et Boutet (2) ont préparé sur 3 cobayes un godet sous-cutané, par incision de la peau et dilacération du tissu conjonctif, et ils ont introduit, dans chacun, des quantités égales de pommades à la strychnine, avec les trois excipients.
Ces essais répétés G fois, la vaseline strychninée s’est montrée rapidement mortelle, la lanoline estvenue ensuite, et l’'empoisonnement a été très tardif avec la pommade à l’'axonge.
On a vérifié ces résultats par une variante du procédé de M. Luff en se servant de vessies natatoires de poisson, dans lesquelles on introduisait une pommade au ferrocyanure defer, préparée avec les 3 excipients. |
Les vessies étaient tenues plongées dans du sérum de cheval.
(1) Pharmaceutical Journal, septembre 1820, (2) Journal de Pharmacie et Chimie, 5e série, T. xxIV, p. 438.