‹ Étude sur la VaselineChapitre 6 sur 20 · AO LS · texte numérisé non relu

AO LS

M. Markownickow (1) atrouvéaussi, dans les pêtroles allemands, des hydrocarbures aromatiques moins riches en hydrogène que ceux de la série benzénique, fa naphtaline, desisomères de celle-ciet des hydrocarbures C'° H", CH, C2 H, C8 IH: suivant M. Kramer, ces derniers n’appartiendraient pas à une nouvelle série; ils seraient des produits de condensation des naphtènes.

M. Kramer a signalé dansles fractions supérieures des pétroles, l'existence de terpènes et de polyterpènes.

De nombreux autres produits ont été isolés dans les portions lourdes de pétroles distillés : ces composés seraient des produits de décompositions opérées par la chaleur et le charbon. MM. Prunier et Varenne ont retiré de ces résidus de rédistillations prolongées : l’anthracène, le chrysène, le pyrène, phénanthrène, le chrysogène, le rétène, la benzérythrène. Beaucoup d’autres produits de décomposition ont été signalés par les nombreux chimistes qui ont étudié les pétroles ; mais leur étude ni leur énumération ne rentrent dans le cadre de ce travail succinct.

Nous n’entrerons pas d'avantage dans les détails indusiriels du raffinage des pétroles; nous nous contenterons

de signaler les produits les plus importants qu’utilise le commerce.

(1) Journal de Pharmacie et Chimie, 5e série, T. xxtv, p. 235.

M ICHAPIERE ILE

PRODUITS RETIRÉS DES PÉTROLES PAR L'INDUSTRIE (A). — Pétroles américains

Les pétroles bruts d'Amérique, soumis à des distillations fractionnées, fournissent divers produits qu’on peut diviser en trois classes (1): (a)les essences, (b) les huiles lampantes, (c) les huiles lourdes.

(a) ESSENCEs.— 1° Cymogène.—(Gazeux à la température ordinaire, liquéfiable; bout à 0°; densité = 0,538 — Utilisé dans la fabrication de la glace.

2 Rigolène. — Condensable dans la glace, bout à 18‘3; densité = 0,600 ; anesthésique.

3 Éther de pétrole. — Bout de 40 à 60° ; densité 0,650 à 0,660 ; sert à carburer l'air pour la fabrication du gaz — Utülisé comme dissolvant des huiles grasses et du caoutchouc.

4 Gasoline. — On donne ce nom au mélange très complexe qu’on obtient par la rectification des essences, sans isoler les produits très légers ettrès volatils dont on vient de parler; bout de 50° à 90°; densité = 0,635 à 0,670 et 0,690. Sert à l'éclairage et à l'extraction des huiles de graines.

os Naphte. — Bout de 80 à 110’; densité =0,680 à 0,725; mêmes usages que la gazoline, surtout dans les pays plus chauds.

(1) Jaurnat de Pharmacie et Chimie, 5e série, T. XXVIIL, p. 357.

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6° Ligroine. — Bout de 80 à 120°, dont la densité varie de 0,710 à 0,730, employée comme dissolvant en pharmacie, comme combustible dans les lampes à éponge.

7 Bensine. — Bout de 120° à 150, densité=0,720 à 0,745. Dégraissage et nettoyage des caractères d'imprimerie.

& Heavy naphta ou essence lourde, qui est d’un usage considérable dans le chauffage; elle est trop lourde pour entrer dans les essences, et est le terme de transition entre elles et les pétroies lampants.

(b) Huizes LAMPANTES. — Elles ont une densité supérieure à celle des essences, et prennent feu au-dessus de 221, — On peut les diviser en huiles communes de couleur jaune paille, et en huiles blanches incolores comme de l’eau.

(e) RÉSIDUS DES HUILES LAMPANTES. — Auiles lourdes. Lorsque 85 à 95 p. 100 des pétroles ont distillé, il reste dans les cornues une huile lourde qui sert pour le graissage, le chauffage ou à l’extraction de la vaseline ou de la paraffine.

Ces huiles lourdes sont les résidus qui seront soumis aux divers traitements que nous indiquerons plus loin pour la préparation de la vaseline.

(B). — Pétroles de Russie

Les pétroles russes exploités aujourd'hui sont plus lourds etmoins inflammables que les pétrolesaméricains. Ils ne donnent généralement pas d’essences, et ils ne fournissent que 30 à 40 p. 100 d'huile lampante. Les résidus de la distillation ont recu le nom de Mazout.

Résidus ou Masout. — Le mazout qui reste dans les appareils distillatoires est employé, sur les lieux de produc-

AS es tion et dansles pays européens, pour le chauffage et le graissage.

Les résidus considérables que laissent les pétroles de Bakou ont donné lieu à des traitements spéciaux en vue de les utiliser.

M. Berthelot avait démontré que les hydrocarbures aromatiques pouvaient résulter de l’action de la chaleur rouge sur les carbures plus riches en hydrogène et contenant un plus petit nombre d’atomes de carbone. Ainsi, l’achtylène se change en benzine, l’éthylène et la benzine en toluène et en naphtaline, etc.

En 1878, M. Liebermann et M. Burg ont dirigé dans un tube de porcelaine rempli de pierre ponce ou de charbon et porté au rouge des carbures de pétrole ; ils ont obtenu un produit très analogue au goudron de houille, duquel ils retrérent de la benzine, du toluène et de l’anthracène. |

La maison Nobel frères, à Bakou (1), a fait une grande installation en vue de retirer de ces résidus les corps dont nous venons de parler. Ces résidus contiennent 85 à 35 p. 100 d’anthracène pur, qui peut donner de l’alizarine.

Quant à la benzine, bien que distillant entre 80 et 85», elle contient une trop forte proportion de carbures étrangers; elle s’est montrée impropre à la fabrication industrielle de la nitro-benzine. On utilise aussi les résidus des pétroles de Russie à l'extraction d’un gaz d'éclairage et d’un goudron analogue à celui de houille et à la fabrication d’une excellente huile à graisser.

Re 1) Journal de Pharmacie et Chimie, 5e série, 7. vir, p. 352.

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