DE TOURS
Venerabilibas et circumspectis viris decano, thcsaurario et capitulo, insignis ecclesia beatissimi Martini Turonensis ad romanam EccUsiam nullo medio pertinentis,
Petrus de Ronsard , serenissimi domini nostri Caroli Francorum régis christianissimi consiliarius et eleemosinariuSj necnon prioratus conventualis sancti Cosme de Insula prope Turones, ordinis sancti Augustini membri, a dicta vestra insigni ecclesia dependentis, ac eidem jure ordinario et lege diocesana immédiate subjecti, prior commendatarius , ac unus ex octo dignitatibus hebdomadariis vestra ecclesice,
Reverentiam, obedientiam et subjectionem, tantis viris et patribas débitas.
Plaçait prafata Majestati Regia nos animum nostrum
I. Paris, Bibliothèque Impériale. Coll. Gaignières, 640, page 157.
Par cette lettre, écrite en latin, Ronsard, prieur de Saint- Cosme, et, à ce titre, l'un des dignitaires semainiers de Saint-Martin de Tours, prie les membres du Chapitre de le faire remplacer dans ses fonctions aux fêtes prochaines. Le motif mérite d'être remarqué : c'est Charles IX qui retient son poète à Paris pour qu'il travaille sans relâche à la Franciade. Il y a deux mois à peine que les quatre premiers chants ont paru; on doit donc en croire Ronsard :
Si le Roy Charles eust vescu.
J'eusse achevé ce grand ouvrage.
Ronsard est conseiller et aumônier de Charles IX, comme il l'était de Henri II et de François II. Le gentilhomme signe et scelle de son sceau, avec trois poissons sur l'écusson. (Note de M. Gandar.)
ad versibus praclara hujus nostra. Gai lia gesta ad hac usquc nostra Umpora scribmdum et in lucem emittendum, quo ne videatur sopita tôt generosorum virtus, appellere (*), jam, procul dubio, cœlestis gratice dono , hujus operis limina salutavimus , ac eadem gratia proscquemur . Quamobrcm ut hcbdomadcm ipsam, quam in prafata vestra ecclesia nostri prioratus, hujusmodi ratione {-), in propria {cessante légitima impedimento), vel per capacem ejusdem vestra Ecclesice facere tenemur, per \os deputandum, vel a nobis jam deputatum et commissum, tantisper regice majestati serviemus , vel quamdiu vestris venerandis circumspectionibus placuerit, fieri permittatis, rogo atque obsecro. Me hac vestra gratia et munificentia frucntem gratum ac memorem ptrpetuo prastabo.
Datum et actum Parisiis sub signo et sigillo nostro, die Xb mensis Novembris, anno Domini MDLXXII. C)
Scellé en cire rouge entre deux papiers sur lacs de parchemin.
Ici le fac-similé de l'écusson, trois poissons (*); puis au verso et sur le dos est écrit :
1 . Le texte est clair, malgré l'embarras de la phrase. Le Roi veut que Ronsard s'applique (animum appellat) à écrire en vers et mettre en lumière les gloires de la France jusqu'à ce jour {ad h<ec usque nostra tempora). (Note de M. Gandar.)
2. De la manière suivante : soit en personne, soit par un délégué. (Note de M. Gandar.)
j. J'ai rétabli l'orthographe du texte latin. On voit ce qu'il faut penser des paroles de Sainte-Marthe : latine doctissimus. Ronsard avait beaucoup lu les latins, mais il ne savait pas écrire leur langue. (Note de M. Gandar.)
4. Les Ronsard portaient d'azur à trois gardons d'argent. Cet écusson timbre encore les châteaux de la Poissonnière et de Glatigny, qui appartenaient à la famille.
Mais le poète avait des armoiries particulières qui lui avaient été données par Charles IX: d'azur à trois roses d'argent, feuillées et soutenues de sinople (Paillot, p. 574),
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(( Le penulf jour de nov l'an 1572, ces présentes lettres ont esté presantées au chapitre de rÈgiise de M' S. Martin dudit Tours par fr. Toussaint Morand, soubz-prieur dud. prieuré. M" du chap" de lad. Eglise ont dict qu'ilz excusoient et de faict ont excusé led. s' Prieur pour les causes mentionnées au blanc de l'autre part, faisant faire ses sepmaines qu'il est tenu faire, et ce par personne capable, jusques à ung an.
Faict au chap. de lad. Eglise mons' s. Martin, les jour et an que dessus.
Par chapitre,
QUERCEROT.