‹ Étude sur la vie et les œuvres de Lope de VegaChapitre 108 sur 120 · SCENE XLX · texte numérisé non relu

SCENE XLX

Les mêmes, GERMAIN.

GERMAIN

Madame, pardonnez si j'entre àl'improviste, Votre marquis arrive, il est sur notre piste.

DON JUAN

Qui donc...

la comtesse, à Germain.

Quoi! le marquis?

Il vient plus ténébreux Qu'un nuage de juin dans un jour orageux; Il lance les éclairs, la grêle et la tempête.

DON JUAN

Expliquez... ),

LA COMTESSE

C'est celui dont je fis la conquête Par mon portrait.

DON JUAN

C'est donc le marquis sicilien?

GERMAIN

Lui-même et mille amis jaloux de ton destin Qui le suivent partout, armés comme à la guerre.

DON JUAN

En m'apprenant cela tu ne m'étonnes guère,

Car un si grand bonheur doit faire des jaloux ;

Je veux aller moi-même au devant de leurs coups ;

Dieu merci, j'ai pour moi plus d'un ami sincère,

Et surtout aujourd'hui que mon sort est prospèfe ;

lis sauront que je puis leur faire quelque bien,

Et que je ne viens pas pour leur demander rien.

Le monde court au riche, est-on pauvre il vous quitte 1

LA COMTESSE

Étant riche aujourd'hui, vos amis viendront vite; L'argent ne manque pas ; s'ils sont intéressés, Cher comte, mon seigneur, dépensez, dépensez 1

DON JUAN

Je vous quitte; je dois, de toute nia puissance, Défendre votre vie et votre indépendance.

(// sort avec Germain.)

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