SCÈNE XI
Les mêmes, DON FRANCESGO.
don francesco, à clona Constance.
J'entre sans hésiter et sans être annoncé. Vous rencontrer ici, c'est me voir exaucé ; J'attends un bon accueil; on ne peut pas, je pense, A qui parle d'hymen refuser audience...
Je viens vous demander une affirmation.
DONA CONSTANCE
Vous pourriez bien n'avoir qu'une négation, Si pourtant c'est à moi que revient ce message.
DON FRANCESCO
A vous ; et de la part d'un homme dont l'hommage Mérite bien un oui.
DONA CONSTANCE
Je n'en connais aucun.
DON FRANCESCO
Madame, ignorez-vous pourtant qu'il en est un Qui, blessé par vos yeux, vous aime et vous adore? La licence, qu'ici pour lui-même j'implore, C'est de se présenter sous le titre d'époux.
LES FLEURS DE DON JEAN
DON| CONSTANCE
Rien que cela, monsieur! Pourtant décidez-vous A retourner sans elle, et vous deviez d'avance Savoir que pour donner une telle licence Je ne suis pas encor de Y université.
DON FRANCESCO
C'est un non bien formel i Madame, en vérité, Ce mot doit se peser deux fois dans la balance.
DONA CONSTANCE
Un oui, monsieur, demande encor plus de prudence ; C'est lui qui nous engage et nous rive des fers ; Un non ne s'écrit pas ou s'écrit dans les airs, Mais un oui, c'est un mot que souvent on regrette.
DON FRANCESCO
Ferai~je la réponse ainsi qu'on me l'a faite?
DONA CONSTANCE
Ce sera m'obliger.
DON FRANCESCO, SCtlllCint,
Votre humble serviteur.
{il sort.)
dona constance, à la comtesse»
Me croirez-vous, enfin?
LA COMTESSE
Je voudrais de bon cœur
T'embrasser mille fois.
Êtes-vous satisfaite?
LA COMTESSE
Tu le vois bien, enfant.
DONA CONSTANCE
Voilà notre paix faite.
durango, entrant,
Le goûter vous attend.
DONA INÈS
Ah ! je n'y suis pour rien.
la comtesse, à doua Constance* Viens ! je veux de don Juan te dire un peu de bien.
(Elles sortent.)