‹ Étude sur la vie et les œuvres de Lope de VegaChapitre 14 sur 103 · DONÀ SOL, SON ÉCUYER ET LUCINDE · texte numérisé non relu

DONÀ SOL, SON ÉCUYER ET LUCINDE

DON A SOL, rentrant. Prends ce manteau, Lucinde, et toi {8* (adressant à Vécuyer), allume promptement un flambeau.

LUCINDE. Est-ce que le roi vient?

DONA SOL. Il viendra.

L^ÉCUYER. Il n'y a rien d'invincible an mondé.

DONA SOL. Que dis-tu?

l'écuter. Que je suis presque épouvanté de voir que vous vous soyez rendue. {Il sort.)

DONA SOL. Le salut dé mon mari me contraint et m'oblige.

LUCINDE. Est-il possible que le roi exige un si grand témoignage.

DONA SOL. Où peut s'arrêter la ruse du démon ? oh » mm^^î^t^ je suis née malheureuse ! Ce fut . '. »■ :'-'. , t "î .

OÙ j'allai au- devant de mon sor . • !)«eu «i j ; *•■:

madame Léonore ne fût venue . \, .. t* *

mon honneur et de ma vie! Ou . ■"' «^

résulter tant de mal! Et puisque . -».^*« coi it, pourquoi suis-je la femme d'un homme si élevé et si noble, que l'infamie qui s'attachera à mon nom doit se graver sur le bronze pour l'éternité. Je sens un frisson mortel dans toutes les chairs de mon corps.

(Vécuyer revient avec le flambeau allumé,) l'écuyer. Madame, voici le flambeau.

* Le roi est allé recevoir, hors des murs de sa capitale, Éléonore, princesse d'Angleterre, qu'il a épousée. C'est là qu'il a vu pour la première fois dofta Sol, que la curiosité avait amenée à ce spectacle.

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