MO LOPB DB VI6A
D'entrer au paradis dâ saint Pierre l'apdtre, le ne les vis jamais parler it personne aotre Qn'i vom.
Hs ne t'onl pai donné quelque Lillei ? n'ont pas envoyé chez moi quelque valel? roROTHÉr.
Jamais.
Retire-loi.
Ouc-lle active police I
Approchez, Isabelle. Eles-vous la complice De cet homme qui vient de quitter le salon ?
Répondez vite à ma question.
Qui donc, si ce n'est vous, a, sans crier alerte, Laissé cet homme entrer par la porte entr'ouverte ?
ISABELLE
Un homme entrer ici ; grand Dieu I pour vous, madame, Pour vous surtout, grand Dieu I j'en jure sur mon âme- Pareille trahison est indigne de nous I Oh [ ne le croyez pas I
U COKTESSE.
Venez, approchez-vous 1...
Venez... vous m'avez fait soupçonner quelque chose : Serait-ce, par hasard, vous qui seriez la cause El le coupable objet de ce beau rendez-vous?
ISABEU.K.
Madame, pardonnez, je vous vois en courroux,
Et malgré l'amitié que je porte à Harcelle,
Je ne puis vous cacher que sans doute c'est elle...
3lle aime quelqu'un ; ce quelqu'un, à son tour, •ois bien le savoir, la paye de retour, j'ignore qui c'est.
LA COMTESSE
S'arrêter là, c'est pire, ayant dit autant, vous devez tout me dire.
le secret d'une autre, et je vois à regret vous me tourmentez pour savoir ce secret ; pour elle qu'on vint, c'est vrai, mais je vous jure ion affection est chaste autant que pure.
LA COMTESSE
une impertinente avec sa passion !
e honte ! voyez la bonne opinion
'on aura de moi, qui, veuve et jeunerlgucore,
is un visiteur qui part avant l'aurore ;
c'est une infamie !
ISABELLE
Ah ! madame, excusez !
n'est pas coupable autant que vous pensez ; est pas de dehors que vient celui qu'elle aime, de la maison.
LA COMTESSE,
Quoi I de la maison même ?
vrai, madame.
Et c'est?
ISABELLE
LA COMTESSE
ISABELLE
Théodore.
LA COMTESSE
Ah 1 c'est lui ; secrétaire intime ; hé bien, quand il a fui, l'ai pas su voir... Laissez-nous, Isabelle.
ih
24S LOPB DE VECA,
N'allez pas pour celi gronder trop fort
Je suis calme à présent: tous, Marcelle, écoutea,
t Marcelle. ^^^H ... ^^^
Que me commandeji-vous?... AJif vous m'épouvantez Avec ïotre regard !,..
Est-ce Lien vous, Marcelle, A qui je confiais, comme à la plus fidèle , Le soin de ma maison, le soin de mon honneur?
ifancBLLE.
Que Toufl aura-t-on dît? doutez-vous de mon corar? Ha loyauté,..
Vraiment, sa loyauté I
On serait en colère à bien moins, ce me semble ; Lorsque, dans ma maison, dans mon appartement, Vous recevez, la nuit... je ne sais qni, vraiment t
Ah ! c'est cet étourdi, ce fou de Théodore^
Qui, partout où je suis, prétendant qu'il m'adore,
Me dit mille douceurs.
Avez-vous bien compté î Mille douceurs I,.. bon Dieii l quelle fertilité I La nature, en douceurs, cette antiée est féconde I Et certe elle en pourra donner à tout le mondé.
MARCELLE
Que j'entre ou sorte, eafin, partout, à tout moment, Sa bouche me traduit un tendre sentiment.
LA C01fTESSB«
Traduit ! Mais vpyez donc quel interprète habile ! Et que vous dit-il donc ?
HARCELLE
De me le rappeler.
Ah ! ce n'est pas facile
LA COMTESSE
Cherchez : cela viendra.
MABCELLE.
C'est qu'il en dit beaucoup ; parfois il me dira :
Je perds pour vos beaux yeux et ma viç et mon âm^...
L'amour que je combats se rallume à leur flamme...
Je n'ai pas fermé l'œil de la nuit... j'ai rêvé
A votre petit nez malin et relevé...
Donnez-moi ce cheveu, j'en veux faire une chaîne.
Pour mes sens exaltés que le désir entraîne...
Je n'en finirais pas... je dois vous ennuyer ;
Mais pourquoi voulez-vous me faire babiller?
LA COMTESSE
Et ces propos gaUQts ont eu l'art de vous plaire ?
MABCELLE.
Je l'avouerai ; pourquoi me mettrais-je en colère? Théodore est un homme à ne pas m'abuser, Et son unique but est bien de m'épouser.
LA COMTESSE
Alors, c'est différent, le but est légitime,
Et bien loin, à présent, de vous en faire un crime,
Je veux, si vous voulez, vous aider en ceci.
MABCELLE.
Combien je suis heureuse 1 Ah I madame, merci,
Et puisque je vous vois sensible, affectueuse, Et si bonne pour moi, je ne suis plus honteuse De vous faire l'aveu de mon sincère amour Que j'avais, malgré moi, caché jusqu'à ce jour. Oui, j'aime Théodore, et de toute la ville, C'est le meilleur garçon, l'homme le plus habile. Le plus discret amant et le plus amoureux.
LA COMTESSE
En effet, Théodore est digne d'être heureux ; Dans l'emploi qu'il remplit il a ma confiance, J'ai su l'apprécier.
MARGELLE
Mais quelle différence Entre écrire pour vous à quelque parent vieux. Ou m'adresser à moi, tendre et respectueux, De doux propos d'amour pleins d'esprit et de grâce !
LA COMTESSE
Il faut à la raison laisser un peu de place, Marcelle, écoutez-moi : bien que mon bon plaisir Soit de vous marier suivant votre désir. Je ne puis oublier, sans quelque inconvenance, Ce qu'on doit à mon nom, ainsi qu'à ma naissance. Je puis vous pardonner tout bas ; mais contre vous. Je dois, devant mes gens, conserver mon courroux. Cachez mieux votre amour, et soyez plus discrète ; Plus tard, je vous l'ai dit et je vous le répète. L'occasion viendra de vous unir tous deux, Car Théodore et vous méritez d'être heureux. L'un a grandi chez moi quand j'étais jeune fille, Et vous, n'êtes-vous pas un peu de ma famille? N'ai-je pas toujours eu de l'amitié pour vous ?
MARCELLE
Ah! laissez-moi, madame, embrasser vos genoux !
Je désire être seule.
DOROTHÉE, au fond du théâtre.
Hé bien I quelle nouvelle ?
MARCELLE
nps sombre qui peut s'éclaircit pour Marcelle.