‹ Étude sur la vie et les œuvres de Lope de VegaChapitre 46 sur 103 · BERTRAM · texte numérisé non relu

BERTRAM

C'était celle D'un ragot semblable à celui De saint Jacques de Compostelle,

Marié?... Madame, entre n<

Je ne mérite pas de l'Etre ;

U^s si je rencontrais beauté

Et vertu comme en vous... peut-être,..

Priei Dieul qui saitl... sa bonté Pourra vous mettre sur sa trace.

nisBLo, Nous en reparlerons plus tard.

Mon ami, le soleil nous cliasse, En dardant sur nous ses rayons, Et de peur qu'un sombre nuage Pour nous ne vienne à l'obscurcir.

Il nous faut avoif le conrdge De nous quitter et de partir.

Parle à ma tante.

LIBAtDO.

Elle soupire Et sait ce que parler veut dire.

f a li un Jeu de mot intraduisible. Le texte dit ; Sal qu wero. Met à mol, cet aiaf leut dû iel. C'est ua proverbe !• l'<qiiJT»lent que nous mettoos.

l'eau FERRÉJE de MADRID. 315

Allons, Riselo, lève-toi, Partons 1

RISELO.

Adieu, mon bien suprême !

TBEODOBA.

Ah 1 vous souviendrez'vous de moi ?

RISEtO.

A moins de m*oublier moi-même...

THEODORA

A peine en dehors du jardin, Tous allez perdre la mémoire.

RISELO

Ah I comment pouvez-vous le croire?

THEODORA

Eh ! bien, suivez-nous en chemin Jusqu'à Tendroit où je demeure...

lisÂrdo, à part à Riselo, EtThéodora?

RISELO.

Que je meure Si ce n'est pas un macaron, Pour la douceur !

THEODORA à Setise,

Eh ! bien ! fillette, Allons-nous-en.

RELISE à Théodora, Colère ?

THEODORA

Non.

Pourquoi?

RISELO à Lisardo,

La victoire est complète 1

918 lOfli UB VEUA.

Oui la victoiie est complète, et nous ne doutons pas du dënoûment. Le cousin est arrivé, il si été reçu k bras ou-j verts par le vieux Prudencio, qui a déjà quelques doutes instinctifs sur cette maladie nerveuse qui exige t matinales promenades aussi veut-d marier sa fille Wen vile. —Dans ma jeuneaae, dil-d, on appelait encore une femme de trente ans unt jeune fille, et elle jouait au milieu des garçons avec les cheveux sui les épaules. Mainte^ nant, et c'est la conséquence Jet, péchés des hommes.-' et un signe certain de la fin du monde, une fille de dix ans veut se marier, iv treize ans elle est mère, et grand'mère i vingt et un ans. Oui, je veux marier ma fille, c'est le meilleur moyen de remédiera ses vapeurs. Octavio (c'est le cousin} arrive k temps et fort à propos.

Pauvre Gérontel comme ce nom lui va bien! Non, le cousin n'arrive plus h temps ; vous avez beau avoir demandé la dispense religieuse pour marier les deux cousins, il est trop tard. Mais comment vous dire ce qui est arrivé? Ma foi, laissons-le raconter à Belise elle-même; d'ailleurs nous y tr'ouvons l'occasion de donner ii nos lecteurs un exemple de l'un de ces récits vifs et en petits vers qui souvent, dans les derniers actes, est comme un résumé brillant de la Iiiéce entière, à l'usage peut-être dos spectateurs tardifs qui n'ont pas assisté au commencement de la représentation.

Tliéodora, qui a d'abord plaidé pour Belise auprès de son |)ère, n'a pas osé avouer les rendez-vous dont elle a élé la complice; elle vient retrouver sa nièce, pour la décider à complaire aux volontés de son père. — Mais mon amour, matante?— Bah! il faut l'oublier. Quelques coiïfersations comme celles que tu as eues avec Lisardo n'enjagent pas le cœur. D'ailleurs, puisque ton père l'exige... VIors Belise prend un air fin, quoique un peu embai^ "assé ; elle entoure sa bonne tante de ses deux bras et lui léfile le chapelet suivant :

l'eau ferrée de MADRID. 317

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