‹ Étude Sur Le Cancer Du Colon Transverse Et De Ses AnglesChapitre 4 sur 119 · PROFESSEUR VILLARD, PROFESSEUR AGRÉGÉ TAVERNIER · texte numérisé non relu

PROFESSEUR VILLARD, PROFESSEUR AGRÉGÉ TAVERNIER

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Avant-Propos

L’allure clinique du cancer du gros intestin est essentiellement diverse. On a décrit les très nombreux aspects sous lesquels il peut se cacher et par lesquels il se révèle. On a voulu l’étudier dans son ensemble. Lardennois, dans sa thèse de 1899, de Bovis, dans un très important article de la Revue de Chirurgie de 1900, et plus tard, Cavaillon et Okinczyc dans leur travail inaugural ont décrit soit la symptomatologie, soit le traitement chirurgical du cancer du gros intestin. Il a semblé, cependant, qu’il valait peut-être mieux scinder cette étude et suivre le conseil de Quénu, qui, dès 1901, disait : « La thérapeutique du cancer du gros intestin ne gagne pas à être étudiée en bloc; il convient de létudier par segments. » Le premier, Pierre Duval, a individualisé le -cancer du côlon pelvien (1902); puis notre maître, M. le Professeur Tixier, dans la thèse de Peutot, a décrit le cancer de l’angle droit. Enfin, Desmarest, en 1908, consacra sa thèse au cancer du cæcum. |

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Ensuite, apparut une division plus schématique du gros intestin en deux segments : le côlon droit et le côlon gauche. Jaboulay, puis Jaboulay et Cavail- Jin, et un peu plus tard Cavaillon et Perrin, ont mis en valeur toutes les différences cliniques et thérapeutiques qui séparent le cancer de la portion droite du cancer de la portion gauche du gros intestin. Depuis, de nombreux auteurs ont adopté cette manière de voir, tant au point de vue anatomique qu’au point de vue clinique et thérapeutique.

Lardennois et Okinczyc, dans leur étude sur les hernies du gros intestin, montrent que « en fait, l’anse hépato-côlique du côlon transverse, partage le plus souvent les destinées du côlon ascendant, que, fixée de court par son méso largement accolé, elle échappe en grande partie aux déplacements abdominaux ». Pierre Descomps, Grégoire distinguent aussi le côlon droit et le côlon gauche, « substituant ainsi à la systématisation classique, une description beaucoup plus rationnelle ». |

« Si l’on se base sur les données embryologiques, « la portion droite fixe du côlon transverse appar- « tient à l’angle côlique droit, et il faut réserver le « nom.de côlon transverse à l’anse gastro-colique « mobile. L’angle gauche se rattache nettement au « côlon descendant, dont il n’est, en somme, que « l’extrémité supérieure. » (Pierre Descomps.)

Tout cela est très vrai au point de vue anatomique, mais l’est peut-être moins au point de vue clinique ou thérapeutique. Il faut, avec Okinezyc, « pousser plus loin encore l'analyse et l'étude des résultats chi-

rurgicaux de l’exérèse des cancers coliques. Il convient de distraire le côlon transverse ou côlon moyen, des côlons droit et gauche, en un segment distinct auquel devront s’appliquer des règles particulières de technique et des indications thérapeutiques spéciales ». ;

Suivant les conseil que notre maître, M. le Professeur Patel, nous a donnés, nous avons essayé de décrire le cancer du côlon transverse dans son ensemble. Nous y avons adjoint l'étude du cancer des angles, mais en la séparant nettement de celle du cancer du côlon transverse et en la traitant dans des paragraphes spéciaux.

Pour cela, nous avons recherché dans la littérature toutes les observations que nous avons pu trouver et surtout celles qui comportaient des résultats éloignés. Nos maîtres des hôpitaux ont bien voulu nous confier leurs observations personnelles, la plupart inédites. Nous les remercions de toute la bienveillance qu’ils nous ont ainsi témoignée.

Nous remercions aussi MM. les Professeurs agrégés Lenormant et Pierre Descomps, M. le Docteur Pauchet, M. le Professeur agrégé Hustin (de Bruxelles), qui ont bien voulu s'intéresser à notre travail. M. le Docteur Beclère, médecin radiologiste des Hôpitaux de Paris, a eu l’amabilité de nous communiquer de très belles radiographies, qui illustrent notre thèse. Nous avons mis aussi à contribution toute la complaisance de notre ami Pierre Porcher, assistant d’électro-radiologie de l'hôpital de Vaugirard.

Notre ami, le Professeur agrégé Charles Dunet,

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nous a beaucoup aidé, pour la partie histologique de notre travail. Il a bien voulu pratiquer toutes les coupes que nous lui demandions et nous a donné des conseils très utiles pour la rédaction du chapitre

d'anatomie pathologique microscopique, dont tout.

le mérite lui revient. Nous l’assurons de notre entière reconnaissance.

M. C.-V. Louis, chef du Laboratoire photographique de la Faculté, a droit à toute notre gratitude pour son amabilité et pour la façon dont il a illustré notre thèse ; de même, notre camarade Joseph Meunier, externe des Hôpitaux de Lyon, qui a bien voulu reproduire toutes les figures qui sont dans ce travail.

Nous remercions enfin Mile Anne de Maximovitch, externe des hôpitaux, qui a traduit pour nous de très nombreuses publications étrangères, et notre ami Georges Montel, interne des Hôpitaux de Lyon, qui nous a beaucoup aidé pour nos recherches bibliographiques.

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