Nivet, th. de Paris
3. Ricord, loco citalo (A ce propos, nous ferons remarquer que les différents auteurs qui ont cité l'observation de Ricord négligent absolument de dire où ils l’ont prise).
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ment, la première observation, malheureusement trop succincte, de chancre syphilitique rectal, et un peu plus tard (1860) (1), il écrivit que « le chancre syphilitique du rectum est moins rare, surtout chez la femme, qu’on ne le croit généralement ». Le fait de Ricord restait isolé et même très ignoré (2), lorsqu'en 1868, M. Sauri Ricardo (3), publia dans sa thèse un second fait non moins démonstratif que le précédent. Néanmoins, en 1877, M. Daniel Mollière (4), résumait l’opinion de son époque en disant : « Nous ne parlerons que pour mémoire du chancre syphilitique du rectum, Ricord en aurait, paraît:il, observé un cas ».
Peu de temps après, M. Jullien (s) prévut pour ainsi dire que la rareté du chancre rectal tenait pour une bonne part à l'insuffisance de l'observation, et de plus, il signala cette circonstance qui lui parut avoir échappé jusqu'alors à la plupart des auteurs qui se sont occupés des maladies du rectum et de l'anus : « Le chancre peut se développer sur une tumeur ou un bourrelet hémorrhoïdaire. Il n’est pas rare que dans ce cas il. prenne un développement
considérable avec induration bien caractérisée. »