CAUSES DU CHOLÉRA ASIATIQUE
À Elles sont dues aux miasmies putrides qui se déga- | a, i i Q , . ; , À il gent desgre is marais d'Asie, surtout dans l'Indous- | tan, et dans ceux qui hordent le Grange et ses envi- ’ rons. La malpropreté des Indous, et leur manière de / eviyre tout à fait contraires aux règles d'hygiène les de tlémentaires, contribuent puissamment à aug- | pe er .Vaction délétère des miasmes marécageux. , Ts enterrç ut leurs cadavres près de ces marais, et K., . ent ils n jettent dedans, ou les laissent'à la pet M ils conservent aussi près de leurs huttes des M tit à ils déposent toutes leurs immonfosses ouvertes, Ov ke | dices, sans jamais les recouvrir. Is boiv en rare du arais ” où l'eau est putrifiée, et même ils y font r QUE ge
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leurs lavages, et y prennent des bains. Il ne faut paë être surpris qu'avec de pareilles conditions, et sous de telles circonstances, la maladie ne fasse d'épouvantables ravages. Aussi l'on voit qu’il meurt 36 A indiviqus sur 100. Il y a même des districts où la 1 | mortalité s'est montée à 12,000 sur une population de F 18,000, chiffre vraiment effrayant.
Le Docteur Elliot, qui a vécu dans ces parages lugubres, nous dit: ‘ Que : des hameaux qui contenaïent 30 à 40 habitants sontabandonnés, dans d’äutres des rues entières sont désertes, et de grands villages qui contenaient des milliers d’habitants,n’en ont plus maintenant que quelques centaines.
“ Le fléau fait périr jusqu'aux enfants dans le sein de leurs mères.”
é !...... la cause de ces miasmes délétères, à quoi est-elle due ?...…. Vous me répondrez sans doute qu’elle provient des substances végétales et animales en putréfaction. Très bien !...... Mais que produisent ces substances en putréfaction ? La plupart des médecins répondront qu’elles forment des gaz méphitiques ou délétères, et les micrographes diront qu'ils LA a des animalcules et desgaz délétères!
rès-bien ! C’est parfaitement cela Des animalcules, ou plutôt des Zoophites infusoires de la famille des Vibroniens, et du genre des Bactéries : voilà précisément les infusoires que j'ai découverts dans le sang, surtout dans les matiéres des vomissements, et les déjections alvines des malades atteints du choléra asiatique. :
Je lisais sur la Minerve du 7 février dernier, que Madame de Castello, épouse du consul de France à Singabour, avait aussi découvert en 1849 et 1854 des ‘ sangsues ailées” auxquelles elle attribuait la cause du Choléra Asiatique.
Je dis que cette Dame se méprend en seserrant des expressions de “sangsues ailées”; il faut qu’elle ne, a ve aucune notion élémentaire, sur la nature des
oophytes microzoaires ou infusoires, qui appartiennent à une classe toute differente de celle des sangsues ; lesquelles appartiennent à la classe des Entomozoaires, genre des Annétides. Quand ax prétendnes ailes dont elle décore’ses sangsues, c'est endore
À pa if
une erreur. Il n'existe aucun microzoaire qui soit pourvu d'ailes; tout leur appareil locomoteur ne consiste qu’en des cils vibrati es, où en des filaments flagelliformes, dont la plupart sont d'une tenuité extrême; et qu'on ne peut distinguer qu'avec des microscopes composes, les plus parfaits, et en même temps les plus puissants. . .
L'animalcule que j'ai découvert dans les évacuations des Cholériques, et auquel j'attribue la cause du Choléra Asiatique, n’a aucun organe locomoteur quisoit visible au microscope, lors même qu'il produit un gros sisement de 800 diamèêtres,combiné avec un système d'éclairage aussi parfait que possible. Certains micrographes ont prétendu avoir vu des Bacteries, qui possédaient un filament flageiliforme excessivement petit et de la même nature, que celle des mohadiens. Quant à moi, je ne les ai jamais vus, malgré tous les soins que j'ai pris pour y parvenir. Le seul moyen de locomotion que j'ai pu découvrir dans ces microzoaires, consistait en une contraction et extention, qui produisait chez eux un léger mouvement ondu atoire, et qui les faisait se mouvoir dans l’espace.
Après quatre ans d'étude et d'observations, sur les :
Mycrophytes et Microzoaires dun Canada, recueillis tant dans les rivières que dans les lacs, étangs, marais, ruisseaux, savannes, fossés, mares etornières, dans lesquels j'ai eu l'avantage d'étudier plus de 400 espèces différentes ; je n’ai jamais rencontré de Bactéries semblables à ceux qui se trouvent dans les évacuations des cholériques, frappés de choléra asiatique. Donc je les ai considérés comme une cause spéciale du choléra asiatique. D'autant plus qu'ils diffèrent aussi des espèces connues en Europe, dont j'ai lu les descriptions ; et vu les figures gravées sur acier et qu'on dit être très fidèles, et que je juge comme telles, vu la parfaite ressemblance des espèces, communes au Canada et à l’Europe.
La cause inconnue jusqu'à présent du Choléra, est donc due à la présence de ces animalcules délétères, qui, transportés par les vents ou par les individus,vontdanstous les pays du monde sémer laterreur et la mort. Ces animalcules sont respirés inévitable.
ment avec l'air atmosphérique, qui les met en contact immédiat avec la muqueuse pulmonaire, qui à son tour les absorbe avec l'oxigène de l'air. Îls sont par cette voie directement introduits dans:lo torrent de la circulation artérielle, qui elle les transporte à toute l'économie. Alors un véritable empoisonnement a lieu; ces animalcules vénéneux réagissent pren sur tout le Système, et produisent une orte congestion vers le mésentère et les intestins : forcent le sérum du sang à inonder la muqueuse intestinale, De là ces évacuations si abondantes et si extraordinaires par le haut et par le bas; lesquelles pue fois dans l’espace de quelques heures séulement, ont de l’homme le plus robuste un cadavre amaigri. H est vrai que la maladie n’a pas toujours une marche aussi rapide, et qu’elle peut durer depuis 6; 12, 24, 48, jusqu'à 72 heures. Cela dépend de la force du sujet,'et de l'intensité de la maladie, de là quantité de miasmés copies, et de l’état plus ou moins débile des sujets. Les vieillards et les enfants y sont plus disposés. :