CHAPITRE II
Conjugaison.
Les verbes contractes,.
«La plus importante particularité morphologique de l'achéen, dit M. Hoffmann (Gr. Dial. I p. 572), consiste dans ce fait que les verbes grecs en -246 τέῳ το passent dans la flexion en -μι. » M. Johansson (Derivatis p. 50) estime que la meilleure preuve de létroite parenté de l'éolien et du thessalien réside dans cette conjugaison néo-athématique. La première et la principale des études qui vont suivre, sur les formes verbales, devra donc traiter ces trois points: dans quelle mesure les dialectes «éoliens » ont-ils innové en développant cette nouvelle conjugaison, quelles traces peut-on en découvrir dans les autres parlers grecs, enfin comment est-il permis d'en concevoir la genèse.
Les verbes dont il s’agit, sont essentiellement ceux qui, pour la plupart dénominatifs et secondaires, se terminaient, à l'époque historique, en -46 -εῷ τοὺς et dont τιμάω φιλέω δοχιμόω sont les représentants.
A l'origine, l'x de τιμάω était long: mais les savants ' s'accordent à faire remonter la date de son abrègement jusqu'à l'époque d'unité grecque, et à l’attribuer à l'influence de gdéw. Mais puisque ἐφθησα succéda à *égueca par imitation de ἐτίμᾶσα, parallèlement do, à ce qu'il semble, devait naître auprès de *:y20. Néanmoins, φιλέω a bien réellement eu le pouvoir de transformation qui lui est reconnu, mais grâce à l'aide puissante des verbes dénominatifs en -xw eux-mêmes. Si, en eflet, beaucoup
1, Brugmann, Gr, Gr.3 p. 306.
me AUDE
d'entre eux étaient dérivés de thèmes nominaux à voyelle longue, d'autres avaient pour base des féminins en « bref, des neutres! ou même des adverbes. Tels furent ἢ:
χεινάω (Hés.):
mème ἱμάω :
Plus d'un certainement des verbes cités sont tardifs, mais le principe même de leur formation est très ancien.