L., XVI, 8 : ἐπαιτεῖν αἰσχύνομαι
Ap., XVI, 9 : οὐ μετενόησαν δοῦναι αὐτῷ δόξαν.
Mat., XXI, 32: ὑμεῖς δὲ ἰδόντες οὐδὲ μετεμελήθητε ὕστερον τοῦ mio τεῦσαι αὐτῶ.
A., IIT, 19 : μετανοήσατε οὖν χαὶ ἐπιστρέψατε πρὸς τὸ ἐξαλιφθῆναι ὑμῶν τὰς ἁμαρτίας.
k) Nous citerons un exemple des LXX : celui de τιθέναι γνώμην avec
les propositions qui en dépendent, dans le 2me livre d'Esdras.
VI, 8 : ἀπ᾿ ἐμοῦ γνώμη ἐτέθη μή ποτέ τι ποιήσητε μετὰ τῶν πρεσδυτέρων τῶν ᾿Ιουδαίων τοῦ οἰχοδομηθῆναι οἶχον τοῦ Θεοῦ.
VI, 11 : ἀπ᾽ ἐμοῦ ἐτέθη γνώμη ὅτι πᾶς ἄνθρωπος ὃς ἀλλάξει τὸ ρῆμα τοῦτο χαταιρεθήσεται ξύλον ἐχ τῆς οἰχίας αὐτοῦ καὶ ὠρθωμένος πληγήσεται. CF. VI, 3 : Κῦρος ὁ βασιλεὺς ἔθηχε γνώμην περὶ οἴχου... τοῦ ἐν ᾿Ιερουσαλήμ Οἶχος olxoëoμηθήτω.
VI, 1 : Δαρεῖος ὁ βασιλεὺς ἔθηχε γνώμην xai ἐπεσχέψατο ἐν ταῖς βιδλιοθήχαις. La particule χαί a le sens consécutif, et la phrase équivaut ἃ ἔθηχε γνώμην ἐπισχέψασθα:. Cf., en effet, 4 Esdras, VI, 22, où la même idée est ainsi exprimée : ὁ βασιλεὺς Δαρεῖος προσέταξεν ἐπισχέψασθαι.
Cf. encore, Daniel, IT, 10-11 : σύ, βασιλεῦ, ἔθηχας δόγμα πάντα ἄνθρωπον ὃς ἂν ἀκούση τῆς φωνῆς τῆς σάλπιγγος... καὶ μὴ πεσὼν προσχυνήση τῇ εἰχόνι τῇ χρυσῆ, ἐμδληθήσηται εἰς τὴν χαμίνον. — Cf. la version propre des LXX.
371. Les séries d'exemples que nous venons de citer (IT et 1Πὴ montrent que dans Ie N. T. :
l° Des idées différentes sont exprimées par des propositions dépendantes dont les modes sont différents ou les constructions différentes, J., XI, 15. — J., XIIL, 17. — J., XII, 36 et Gal., VI, 10. Etc.
2° Une même idée peut être envisagée et exprimée de différentes manières, Mat., XXIV, 24 et Mar., XIII, 22. — Z., IX, 49 et Mar., IX, 38. — Mar., IX,6 et L., IX, 33. Etc.
99 Une même idée, envisagée de la même manière, peut admettre des constructions différentes, mais équivalenles, A., XXI, 33. — Mat., VII, 6. — Ep. IL, 16 et I, 15-17. — L., XVII, 33. — Mat., Il, 13 et XIV, 22. — 1 Th., V,iet 4J., IE, 27. — 4., XIII, 25 et J., I, 27. — ZL., XVIIL, 29-30 et Mar, X, 29-30, et cf. Mat., XIX, 29., etc.
Nous avous dit dans notre Zn{roduclion : L'étude détaillée des lois qui régissent le grec du N. T. montrera d'une manière . précise, sous une forme concrète, ce que le grec du N. T. a de commun avec le grec classique et avec le grec post-classique; - quels apports lui ont été faits par l’hébreu et le grec hébraïsant; enfin, ce qui lui est particulier. Dès lors, on pourra déterminer les caractères propres et distinctifs qui méritent à la langue du N. T. une place spéciale dans la langue grecque post-classique.
Nous venons d'étudier la partie la plus importante, la plus considérable, et la plus caractéristique de toute la grammaire du N. T. Nous pouvons donc déterminer les caractères propres et distinctifs de la langue de ce livre, en ce qui concerne les propositions. Ces caractères nous paraissent être les suivants :
I. — Le fond de la syntaxe des propositions dans le N. T. consiste daus l'emploi ordinaire des temps et des modes, et dans les constructions ordinaires, simples el faciles, des propositions. Ce fond est commun à la langue littéraire et à la langue familière; à la langue classique et à la langue postclassique. Mais
Les anomalies, les constructions extraordinaires, et les constructions particulières du N. T. sont si nombreuses et si importantes qu'elles font de la syntaxe de ce livre une syntaxe spéciale, régie par des lois propres et précises, qui la séparent, du moins en partie, de la syntaxe classique, et même de la syntaxe des écrivains profanes post-classiques.
IT. — Les constructions plus simples et plus faciles sont préférées aux constructions d'un caractère plus synthétique et plus littéraire;
Un grand nombre de constructions sont étrangères à la langue littéraire ou ne s'y rencontrent que rarement, et paraissent appartenir spécialement à la langue familière;
Par contre. un assez grand nombre de constructions en usage
dans la langue littéraire tendent à être abandonnées, ou même le sont déjà complètement ;
Les constructions de la langue classique qui ne se retrouvent plus dans le N. T. forment les pertes subies par la langue ; ce sont les particularités négatives du grec du N. T. (et du grec post-classique). Au contraire, les constrüctions nouvelles constituent les gains de la langue ; ce sont les particularités positives du grec du N.T. (et du grec post-classique) ;
Le grec du N. T., postérieur au grec classique et à celui des LXX, antérieur au grec byzantin, appartient à la période postclassique de la langue grecque et particulièrement à la période gréco-romaine.
La syntaxe des propositions dans le N.T. appartient donc à la langue familière, post-classique, de la période gréco-romaine.
IT. — On remarque, dans la langue du N. T., un grand nombre d'expressions et de constructions hébraïsantes ou purement hébraïques ;
La comparaison que nous avons établie perpétuellement entre la syntaxe des propositions dans le N. T. et la syntaxe des propositions dans les LXX montre que la première est analogue ou identique à la seconde, que souvent elle dépend de celle-ci et repose sur elle;
Enfin nous avons constaté çà et là l'influence des croyances judéo-chrétiennes.
La syntaxe des propositions dans le N. T. n'appartient donc pas seulement à la langue familière de la période grécoromaine, mais, d’une manière plus précise, à la langue familière judéo-grecque, parlée par des Judéo-chrétiens.
C'est ce caractère de langue judéo-grecque chrétienne qui donne au grec du N. T. sa couleur propre, et qui constitue son unité.
IV. — La syntaxe des propositions dans le N. T. présente un caractère analytique très prononcé : habitude de séparer les idées pour les énoncer en les énumérant dans des propositions indépendantes ; tendance à éviter les constructions synthétiques ; elc.
V. — Elle présente aussi une tendance très marquée à l’unification : unification de l’emploi du futur et du subjonctif,
qui peuvent s'échanger dans toutes les propositions; unificalion de toutes les propositions finales; unification des propositions conditionnelles de la première forme (mode réel) et des propositions relatives qui y correspondent; unificalion des propositions conditionnelles de la troisième forme (mode éventuel) et des propositions temporelles et relatives qui y correspondent; etc.
VI. — La pensée est spontanée, sans apprêt; on ne remarque pas le souci de choisir les mots, les tours, les constructions. La pensée crée la forme de la phrase et la construction syntactique de cette phrase, au lieu de se contraindre à une construction ar- ᾿ tificielle, convenue, imitée. Nous saisissons donc, dans le N.T., la pensée telle qu'elle naît dans l'esprit de l'écrivain; mais la forme qu'elle revêt ainsi spontanément est souvent irrégulière, ou étrangère (hébraïsante);
En même temps qu’elle naît et crée sa forme, la pensée subit diverses influences : influence de l’analogie, visible partout, et cause principale de l'unification dont nous avons parlé plus haut; influence de la langue littéraire, dont les traces se retrouvent çà et là; influence de la langue populaire, qui introduit quelques-unes de ses expressions dans la langue du N.T.; etc. — Cf. Zntrod., p. XLI seqq.
Puisque la pensée est spontanée, qu'elle crée sa forme en même temps qu'elle subit ces influences, la syntaxe des propositions dans le N. T. est nécessairement vivante et psychologique.
VII. — Les conclusions pratiques, qui concernent l’explica- : tion philologique du texte, sont les suivantes :
=. 4° Le commentateur ne doit pas corriger les leçons autorisées
du texte pour les réduire aux règles traditionnelles et convenues
de la syntaxe classique, ou les rendre conformes aux manières
de parler usitées dans la langue littéraire ;
2 Le commentateur ne doit pas chercher dans le grec du N. T. les formes convenues et traditionnelles de la syntaxe classique, ni user de subtilités pour les y retrouver;
3 Le commentateur doit appliquer à chaque passage les lois et règles de la syntaxe du N. T., et accepter le sens que le passage donne ainsi de lui-même ;
4 Quand la même idée, le même fait, se retrouvent chez plusieurs écrivains du N. T., le commentateur doit laisser à
chacun d’eux la manière personnelle dont il exprime cette idée ou rapporte ce fait : en un mot, il doit laisser à chacun d’eux l’individualité de sa pensée. Par suite |
5° Dans les passages parallèles du N. T., le commentateur doit s'abstenir de transporter la pensée de l’un des écrivains dans le texte de l'autre; il doit les comparer pour les comprendre et les expliquer mieux, sans les identifier ni les confondre ;
6° Les mêmes règles (4 et 5°) doivent être appliquées aux passages parallèles d’un même écrivain.
Nota. — Les chiffres renvoient à la page pour le titre des chapitres et aux numéros pour leur contenu.
INTRODUCTION . . . . . . . . . . . . . . + . . , . D. Ill
Formation du grec post-classique, II-VIII. — Nature du grec postclassique et du grec hébraïsant, IX-XI.— La langue du Nouveau Testament : caractères généraux; éléments constitutifs ; élément grec, hébraïque, et chrétien; caractère psychologique de la syntaxe, XIH-X VIII. — Objet de la grammaire du N. T., et objet de notre travail, XIX. — Motifs de récrire la grammaire du N. T., XX. — Rapports entre la grammaire du grec post-classique et celle du N. T., XXI. — Principaux ouvrages consultés el remarques, XXII.
SYNTAXE DES PROPOSITIONS : Préliminaires. . . p. 1
Conjugaison, 1-2. — Temps, 3.— Modes, 4-13. — Propositions, 14-17.
CHAPITRE Î : Principes généraux . . . . . . . . .. . φ. 9 Loi de la dissociation des éléments de la pensée, 18-25. — Influente de l’hébreu et de la langue familière, 26-31. — Tendance à renforcer l'affirmation, 32. — Epexégèse, 33.