‹ Étude sur le Jalap: SynthèseChapitre 13 sur 17 · PE IS NET ET RL SN NE OPA ES PPT · texte numérisé non relu

PE IS NET ET RL SN NE OPA ES PPT

Le procédé le plus employé et le plus productif est celui du Codex.

Procédé du Codex. PE

Racine de Jalap officinal........ 1000 AÏCOOLAN OU ENTREE 6000

La racine réduite en poudre grossière est mise en macération dans l’ean ordinaire pendant quelquetempstoujours pour en retirer la matière extractive. La masse est bien exprimée, et le marc est mis en contact avec deux tiers d’alcool, puis on laisse macérer avec le restant d’alcool pendant 3 à 4 jours après quoi toutes les solutions alcooliques sont distillées. La résine qui reste dans la cucurbite est projetée dans de l’eau bouillante, il se sépare. une térébenthine épaisse qui adhère plus ou moins contre les parois de la terrine et qu’il est difficile de retirer entièrement. On obtient un produit plus facile en remplaçant l’eau chaude par l’eau froide. La résine est alors dans un grand état de division par l’eau interposée

entre les molécules. Elle se sépare en une poussière tenue sur les parois du vase où on la recueille facilement.

La résine ainsi obtenue est légèrement colorée.

Procédé de Nativelle.

Nativelle est parvenu à obtenir de la résine parfaitement pure. Son procédé est long et assez compliqué.

Il verse d’abord de l’eau bouillante sur la racine afin de la gonfler et de la rendre plus facile à diviser. Le lendemain il coupe la racine en tranche et la fait bouillir pendant dix minutes, puis il presse. Cette opération est renouvelée trois fois

FR ettoujonrs on exprime le résidu pour enlever toute la matière colorante extractive retenue dans le ‘tissu spongieux. Le liquide est rejeté. Après ces trois traitements, il ne reste plus que la résine.

Il traite alors le résidu par de l'alcool à 65° et fait bouillir pendant 10 minutes. L'alcool à 85° racornit les racines en s’emparant du peu d’eau qu’elles contenaient. Lorsque le liquide est refroidi, il passe de nouveau à la presse et renouvelle ce traitement deux fois. On réunit alors les liquides que Pon décolore par le noir animal eton distille au bain-marie. La résine reste fluide au fond, surnagée par l’ean de l’aleool. A ce moment il suffit de filtrerune dernière fois et d’évaporer. La résine est sous forme de térébenthine que Fon dessèche complètement à l’étuve.

Nativelle indique de se servir d’un vase étamé pour l’évaporation, le cuivre formant avec la résine un composé coloré qui nuit à sa pureté. Chaque kilo de Jalap de bonne qualité donne 100 grammes de cette résine.

Le procédé de Nativelle est moins productif que celui An Codex, mais la résine est absolument pure, elle est aussi blanche qne l’amidon et inodore, tandis que celle de Codex est brune et a une odeur âcre.

Procédé du Codcæ Nativelle Résine Extrait Résine Extrait Premier échantillon.,... À 145 . ca) 9 Deuxiéme — 1259 33 6 27 Troisième — no 23 3-3 17

La différeuce de production tient à l'emploi par le Codex de l’alcoo! à 90°, tandis que celui de Nativelle n’est qu’à 65°.

AD ee FALSIFICATION DE LA RÉSINE.

La résine de Jalap du commerce est rarement pure. Divers procédés ont été indiqués pour en reconnaître la pureté et en dévoiler les falsifications nombreuses, dont les principales sont celles qui ont lieu par la résine de Gayac et la colophane.

Pure, la résine projetée dans l’eau froide, se réunit en une masse transparente demi-fluide , elle semblerait reconstituer “un hydrate en reprenant l’eau qu’elle aurait perdue. Ce caractère la distingue des autres résines qui précipitent à l’état pulvérulent. Lorsque de la colaphane a été ajoutée à de la résine, au lieu d’être transparente, elle est opaque; opacité due à ce que la colophane ne pouvant pas former corpsavec l’eau reste en suspension.

On peut encore reconnaître la pureté de la résine, si triturée avec l’eau chaude, ou en macération dans l’éther, elle ne leur cède rien.

La solution de potasse doit la dissoudre complètement.

La falsification la plus fréquente est celle qui s’opère par la résine de Gayac, aussi les procédés dénonciateurs de cette fraude sont-ils très nombreux.

La résine de Gayac donne à celle du Jalap une couleur noire luisante avec des reflets verts, une saveur âcre et aromatique qui rappelle celle du Gayac; elle est friable et ses fragments sont plus transparents que ceux de la résine pure; sa poudre fraîche ne tarde pas à verdir au contact de l'air.

Brûlée, cette résine exhale l’odeur caractéristique du Gayac.

= En solution dans l'alcool ou le chloroforme, elle tache le

ETES papier par l’évaporation; cette tache, traitée par NOSH prend une couleur rouge s’il y a du Gayac.

L’ammoniaque en présence du Gayac donne une solution verdâtre très mousseuse.

Quelques gouttes d'acide sulfurique, versées sur la résine de Gayac réduite en poudre mêlée au Jalap, donne une odeur particulière, il y a production d’une couleur rouge cramoisi. Par addition de l’eau, la couleur rouge disparaît complètement et il se forme un précipité noir bleuâtre; avec l’ammoniaque le précipité est gris. Ce réactif peut déceler !/;, de résine de Gayac.

Hoffmann indique de traiter à l’ébullition la résine par de l'essence de térébenthine.

La liqueur, s’il y a du Gayac, décantée et filtrée se colore d’abord en bleu, ensuite en rouge et en dernier lieu en brun.

M. Gobley indique l’éther comme étant le meileur agent pour constater la pureté de la résine de Jalap dont il permet d'isoler les plus minimes quantités de résine de Gayac. L’éther, en effet, ne dissout que des substances autres que le Jalap, attendu que ce dernier y est complètement insoluble.

Pasquier Malines a proposé de reconnaître la présence de la résine de Gayac, par l’action du chlorure mercurique et du savon amygdalin; la coloration bleue qui se produit indique la présence du Gayac.

M. Peltier, pharmacien à Douai, propose de dissoudre la résine suspecte dans l’alcool et de traiter par le chlore. Il se manifeste une couleur bleue d’autant plus intense que la quantité de résine de Gayac est plus considérable. Ce réactif accuse {00 de résine de Gayac.

Il est mienx de se servir des hypochlorites, d’un emploi plus facile.

Lorsqu'on a ainsi un mélange des deux résines, on pourrait

les séparer en mettant à profit la propriété dont jouit l’essence de térébenthine de dissoudre la résine de Jalap sans attaquer celle de Gayac.

Un bon procédé consiste à imbiber une feuille de papier d’une liqueur alcoolique de cette résine et de l’exposer aux vapeurs nitreuses. Le Gayac donne une coloration bleue. Pour que la fraude soit reconnue, il faut au moins 2 ?/, de Gayac et ne pas employer le gaz nitreux en excès,

La colophane est aussi fréquemment mêlée à de la résine de Jalap.

La potasse ne la dissout pas, tandis qu’elle dissout complètement le Jalap.

Agitée avec de l’essence de térébenthine, elle tache le papier si elle contient de la colophane. |

Il y a d’autres falsifications moins communes, qui malgré cela méritent d'être citées, entre autres celles qui ont lieu par l’aloës, l'extrait d'agaric, l’extrait de réglisse, la résine commune, falsifications faciles à reconnaître.

L'aloès se dévoile par son odeur et sa saveur, quant aux extraits, ils sont solubles dans l’eau.

TU PR A DUR D Je RE is" 1 » 7/2

Page 1