Acte, VI
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parmi [es notables de la communauté chrétienne de Jérusalem, et que, de bonne heure, ce personnage a été confondu avec L'apôtre Philippe '. Et c'esl égalemenl aux Acta 2 qu'est emprunté le « comte de Syrie » Félix, auquel est confie Evalach dans sa jeunesse 3.
II. D'origine orientale, à coup sûr, sont 1' « Histoire d'IIippocrate », la « Femme de Salomon », la « Nef de Salomon », etc.
L' « Histoire d'Hippocrate 4 » nous montre que « deable cose et moult doutable avoit en femme car encontre son grant enging ne puet sens d'omme durer 5». Ses éléments sont composites. La partie la plus ancienne (Hippocrate et le roi de Perse) peut s'inspirer des Lettres du Pseudo-Hippocrate où l'on voit le roi de Perse demander les secours du célèbre médecin e.
Cette histoire d'Hippocrate que Fauteur essaye d'encadrer dans son récit, plus ou moins adroitement, n'est pas, quoi qu'on en ait dit 7, un hors-d'œuvre. Elle vise à mettre en garde contre le redoutable pouvoir des femmes 8 et cache une intention édifiante.
La puissance, malfaisante à la fois et bienfaisante, de la femme est illustrée par la « femme de Salomon9 ». L'auteur suppose son public bien informé, et présente cette réincarnation de l'Eve pécheresse comme la meilleure des conseillères. C'est à la subtilité d'esprit de sa femme que Salomon doit la conception de la fameuse « nef » qui navigue sur l'Océan sans guide ni matelot. Bâti d'un « fust» imputrescible, ce vaisseau fantôme transporte les trois fuseaux taillés dans l'Arbre de vie, l'épée de David et un écrit qui doit avertir dans deux mille ans le dernier